«La vraie patrie est celle où l’on rencontre
le plus de gens qui vous ressemble».
(Stendhal)
Tout est vie, rien n'est mort !
Heureux celui qui saisit et retient de tels instants de liaison pour s'élancer alors vers le haut ! Toutefois, il ne doit pas s'en tenir à des formes rigides, par contre chacun doit se développer lui-même,
à partir de son for intérieur.
Ne vous souciez pas des railleurs qui sont encore étrangers à la vie de l'esprit. Ils sont comme des êtres ivres, comme des malades devant le grande oeuvre de la création qui nous offre tant de choses. Tels des aveugles qui se glissent à tâtons tout au long de l'existence terrestre et
ne voient pas toute la splendeur autour d'eux !
Ils sont égarés, ils dorment ; car comment un être humain peut-il encore affirmer par exemple, que seul existe ce qu'il voit ? Que là où ses yeux ne peuvent rien percevoir, il n'y a pas de vie ? Qu'avec la mort de son corps, lui aussi cesse d'exister...? Uniquement parce que, dans son aveuglement, il ne pouvait jusqu'ici se convaincre du contraire par sa vue ? Ne sait-il pas déjà maintenant au sujet de nombreuses choses, combien la capacité de l'oeil est étroitement limitée ? Ne sait-il pas encore qu'elle est liée à la capacité de son cerveau assujetti à l'espace temps ? Que, pour cette raison, il ne peut reconnaître avec son oeil ce qui s'élève au-dessus de l'espace et du temps ? Aucun des ces ailleurs n'a-t-il encore saisi cette motivation intellectuelle logique ? La vie de l'esprit, nommons-la aussi l'au-delà, est pourtant seulement une chose qui se situe totalement au-dessus du classement terrestre de l'espace et du temps, qui nécessite donc une voie de même nature pour être reconnue.
Cependant, notre oeil ne voit même pas ce qui peut être classé dans l'espace et le temps. Que l'on songe à la goutte d'eau qui apparaît à l'oeil nu d'une pureté absolue et qui, observée travers un verre grossissant, renferme des millions d'organismes vivants qui s'y combattent et s'y détruisent sans merci. N'y a-t-il pas parfois dans l'eau et l'air des bacilles qui possèdent la force de détruire des corps humains et qui ne sont pas reconnaissables à l'oeil nu ? I
ls deviennent pourtant visibles à l'aide d'instruments de précision...
Or, qu'est-ce que l'au-delà ? Beaucoup sont déconcertés par le mot. L'au-delà est simplement tout ce qui ne peut être reconnu à l'aide de moyens terrestres. Cependant, les moyens terrestres sont les yeux, le cerveau et tout le reste du corps. De même que les instruments qui aident les parties à exercer leur activité encore plus précisément et de façon exacte, de l'étendre davantage.
Pour ces raison, modifiez vos conceptions. Il n'y a ni en-deça ni au-delà, mais seulement une existence unitaire ! Seul l'être humain a inventé la notion de séparation parce qu'il ne peut pas tout voir et qu'il s'imagine être le centre et le point le plus important de l'entourage qui lui est visible. Pourtant, son champ d'action est plus vaste. Mais, avec l'erreur de la séparation, il se limite seulement, violemment, entrave sa progression et donne libre cours à l'imagination effrénée qui amène de monstrueuses images.
Est-il dès lors surprenant qu'en conséquence, beaucoup n'ont qu'un sourire sceptique, d'autres une vénération malsaine qui devient servile ou dégénère en fanatisme ? Qui peut donc encore s'étonner de la peur farouche, voire de l'angoisse et de la terreur qui son cultivés chez certains ?
……………………………………………………………………………… 23ème épisode
Christiane, venait d’apprendre la mort de Bernard, son beau-père. Sa maladie, due à l’alcool, ne datait pas d’hier ! Ce n’était donc pas surprenant qu’il soit décédé d’une Cirrhose du foie ! Par contre, sur ce point, la version de Giselle, la maman de mon Essentiel, différait. Son compagnon aurait mangé du cresson sauvage contaminé par une petite bête microscopique qui s’attaquait au foie. Un fait était inéluctable : Bernard était mort. Rien n’est grave ; que la mort ! Affirme-t-on, en général. En ce qui concernait Giselle, il y avait plus alarmant ! Le logement de fonction étant obligatoirement attribué à un couple, la pauvre Giselle, une fois expulsée et sans emploi, se retrouva à la rue « sans domicile fixe » et sans ressources. Quant à son mari, désormais, il était tranquille. Cela me rappelle cette citation de Charles Baudelaire « O Mort, vieux capitaine, il est temps ! Levons l’ancre ! ».
Giselle, avait-elle considéré son compagnon, comme éternel ? N’avait-elle pas su envisager le pire ? Dieu Merci, nous avons tous un Ange Gardien vers qui nous tourner et Gisèle, bénéficiait certainement de la protection de deux âmes disparues : son père et sa mère ! Elle échappa donc à la rue car, c’est Mona, son amie des jours heureux, une vraie et sincère amie, qui lui tendit la main. Cette dernière, ayant sa vie établie à Paris, lui proposa d’habiter sa maison de compagne construite à proximité de l’Auberge Rouge. Gisèle, très touchée par cette marque d'amitié, s’était jetée dans ses bras et avait fondu en larmes. Le corps secoué par les sanglots, elle n’avait cessé de la remercier. Avait-elle d’autre choix ? Elle abordait les cinquante-deux ans et, à cet âge, il était illusoire qu’elle s’acharne à retrouver du travail en tant que comptable ou même comme simple employée de bureau. Surtout, au terme de ces dernières années, sans avoir exercé son métier ! Et, côté physique, l’alcool avait fait son œuvre...
Au bout de quelques mois, Giselle, mit sa dignité dans sa poche et pensa contacter sa fille ainé, Ginette, qu’elle n’avait jamais revue et ce, depuis la faillite de son commerce. Toutes les deux, lors d’une violente dispute, s’étaient balancé leurs quatre vérités en ne lésinant pas sur les insultes. Gisèle, n’avait jamais aimé Bernard, le compagnon de sa mère et c’est d’ailleurs lors de cette période, qu’elle avait quitté le domicile familiale. Charles-Henry toujours influencé par sa sœur, l’avait suivie de peu. Ginette, d’un caractère rancunier et vindicatif, s’était jurée de couper définitivement les ponts avec sa mère. Au regard de sa situation de détresse, plus qu’inconfortable, Giselle, après avoir retourné ses problèmes dans tous les sens et après avoir cogité et cogité des nuits et des jours entiers, décida de mettre sa fierté dans sa poche et de passer à l’acte. Cela lui coûtait gros ; or, pouvait-elle s’imposer définitivement, chez son amie Mona ? Alors… Que faire, si ce n'était de se tourner vers sa famille… ?
Gisèle, ayant pesé le pour et le contre, préféra écrire. Et ce qu’elle reçut en retour, l’a torpilla sur place. En bref, sa grande fille, son bébé préféré… lui signifiait non-seulement son refus, mais aussi, sa hargne et son mépris. Il n’y a rien de plus efficace que les mots pour faire mal ! Surtout, venant de son propre enfant… La souffrance est d’autant plus virulente et intolérable ! Le plus diabolique, c’est que l’on ne s’en remet jamais ! C’est de l’Amour pur ; et il n’est pas rare de mourir d’amour ! Pensez à la dame aux Camélias ! A moins que… Il existe toujours des exceptions, suivant l’histoire, le caractère et la sensibilité de chaque fratrie et de chaque maman. Toujours est-il, qu’une femme qui à dorloté, protégé et éduqué son enfant jusqu’à sa maturité, peut s’étioler, endurer, encaisser, jusqu’à son dernier souffle... Les mots que Ginette avaient employés, avaient été réfléchis et soigneusement étudiés, avant d’être étalés sur le papier. « Les paroles s’envolent, les écrits restent ! ». Malheureusement, Gisèle, des années durant, ne put effacer ce courrier de sa mémoire, sans verser des larmes de sang. Le plus dommage, le plus honteux dans cette affaire, c’est que le Docteur C., en homme clément et humain, s’était proposé de secourir Giselle, la mère de sa compagne, en lui adressant un mandat. Somme toute, Ginette, ne s’était pas laissé fléchir. "Un cœur de glace submergé de haine, est-il capable de raison et de lucidité ? "
Maintenant, pour Giselle, il ne restait qu’une seule alternative :
Christiane, sa fille cadette.
C’est donc mon Amérique à moi, qui dût secourir sa mère. Dès qu’elle eût apprit le comportement scandaleux de sa sœur Ginette, elle s'engagea à trouver un emploi à sa mère ; n'importe lequel ! Même Concierge ! Si possible, dans le 16ème ou limitrophe à l’arrondissement. Elle n’eût pas longtemps à attendre ! Grace à l’intervention de Dieu ou tout bonnement, du destin ! L’un des copropriétaires qui habitait un immeuble de style dans le 18° arrondissement, prit contact avec Christiane, en lui téléphonant. La chance voulut que sa mère fasse l’affaire et soit embauchée en C.D.I., en qualité de... Concierge ! Certes, ce n'était pas l'Amérique ! Or, Gisèle, qui était loin de prétendre un retour sur Paris, fut agréablement surprise. Enfin, elle allait se sortir du fond du puits dans lequel elle n'avait cessé d'être entraînée.
« Ne vis pas ! Contente-toi de toujours désirer vivre. » (Jules Renard)

..................................................................................................... A suivre
A plus, les blogueurs !
Je suis une poupée...
Une poupée ébréchée ;
On ne m’a pas réparée
Et, brisée, je suis restée !
Néanmoins, je respire
Et, m’irrigue de sang !
Je m’étouffe de rires
Et je pleure souvent !
Je suis une poupée...
Une poupée très chic ;
On ne m’a pas fabriquée
Pour rester statique !
Parfois, je me surpasse,
En répliquant «Oui ou Non» ;
J’apparais et puis m’efface,
En rejoignant mon carton
Je suis une poupée…
Une poupée de caractère ;
Je ne peux divulguer
L’essence de ma matière !
Je peux être imprévisible
Et me laisser manipuler ;
Vous me pensez insensible
Or, vous vous trompez !
Je suis une poupée…
Encombrée de spécificités ;
J’aimerais tant récupérer
Quelques pièces détachées
Je ne suis pas Barbie ni chérie
Par mes contemporains ;
Au-delà de la vitrine, j’en ris,
Juchée sur mes escarpins !
Je suis une poupée…
Une poupée trop fragile ;
certains, rêvent d'égratigner
Ma texture juvénile…
Vous n’avez pas cessé
De dire «c’est une poupée !»
Ma réplique est épuisée
Mais… vous l’ignorez !!
Je resterai une poupée,
Avec un cœur décomposé ;
On m’aura jaugée, évaluée,
Convoitée et, possédée !
Surtout, en fin d’année !!

Dieu créa la Femme
Et l'Homme ; prioritaire !
Il leur offrit une âme,
Le bien et… Lucifer!!!
Des êtres de chair
Dotés du libre arbitre ;
Des mammifères
Cupides et égoïstes…
Néfastes à leur planète
Et à leur propre espèce !
Les Anges attestent,
Quand Dieu, professe !
Des chromosomes humains
Pour perpétuer la vie ;
Le Ciel cumule les points
En imposant l’amnésie…
Adam, le premier géniteur,
Sans qui ne naquit Caïn !!
Le spermatozoïde à l'honneur
D’engendrer l’Humain !
L’Homme et la Femme ;
Quelle idée saugrenue... ?
S’eusse été un ramdam,
Si Eve, avait été retenue ?
Le mâle, fidèle à ses gênes,
Sera esclave de ses sens ;
Ses hormones le malmènent
A l’aube de l’adolescence !
Violeur, père dénaturé…
Vices que dément la féminité ;
Le péché originel, ignoré,
Il prône le jugement dernier !
L’homme, désolidarisé,
A généré bien des guerres ;
Il prétendrait détrôner
Son Créateur et l’Univers !!
Or, Dieu le Père, exclut
Toute haine et perversité ;
Etre l’humain, contribue
A desservir sa destinée !
Et Eve, qui a été dépeinte,
Telle une femelle dévoyée ;
Alors, qu’Adam, s’éreinte
A se refaire une santé !!
…
…………………………………………………………………………… 24ème épisode
Christiane, en état de manque, s’ennuyait. Il lui arrivait fréquemment de passer devant un bar
appelé « Le Tunnel ». Dans le quartier, l’établissement était aussi célèbre que le regretté Claude François, décédé tragiquement dans l’appartement qu’il occupait ; au dernier étage du même
immeuble. A l’intérieur de ce bar, des hommes et des femmes de tout milieu, sirotaient leurs verres en discutant entre eux. Le cadre était un peu glauque ; surtout le soir. Des lumières tamisées,
dans une ambiance insolite, sombre et très enfumés. Cette gargotte attirait Christiane comme un aimant. Il lui arrivait de stationner carrément devant l'établissement, afin d’épier les
clients au travers des vitres. En scrutant ainsi leurs faits et gestes, elle s'imaginait passer à l'acte ; pousser la porte et tous les regards rivés sur sa fragile personne.
Tous, surpris qu’une jeune fille au physique aussi immature, eût assez de culot et de "courage" pour pénétrer seule, dans ce que l’on aurait pu appeler un « Bar de nuit
».
Oui, ce qui la freinait, c’est la peur d’être critiquée ; jugée à son apparence ; comme toujours ! Que l’on chuchote des mensonges derrière son dos. Qu’on la soupçonne d’être présente dans ce bar, pour d’autres raisons que la solitude, le besoin de côtoyer des gens ou, tout bonnement, pour tenter de se faire des amis. Des amis avec lesquels elle aurait pu échanger, rire, rénover ses idées et, pourquoi pas… ? Sortir, comme c’était le cas, avant ! Avant qui, avant quoi… ? Avant Juste qui, bizarrement, lui manquait. Pas lui personnellement, en fait. Mais, son entrain, ses plaisanteries douteuses et sa façon bien personnelle, de la protéger ; en gros, sa compagnie ! Bien sûr, une fois, il lui était arrivé de pousser la porte d’un restaurant du quartier, dans le simple but de s’empiffrer encore et encore, jusqu’à l’écœurement. La dernière fois qu’elle avait dîné seule dans un restaurant (chinois) aux alentours de son domicile, elle s’était enfournée en un temps record, deux entrées, deux plats avec des légumes + deux desserts ; ceci, en s’enfilant au moins deux pichets de Rosé frais. Visiblement, le serveur ainsi que le patron, n’avaient jamais vu quelqu’un manger autant et à une telle vitesse ! Surtout, une petite femme si élégante et aussi menue… Ceux-ci, pendant tout le repas, n’avaient cessé de l’observer à la dérobé et ce, avec des petits sourires sournois et des regards entendus. Certes, pas méchants, mais surtout perturbants ! Du coup, elle n’y avait plus mis les pieds. Sur le plan sentimental, c’était le désert total ! Normal, elle n’avait pas beaucoup l’occasion de mettre le nez dehors ! Uniquement pour aller travailler. Sa dernière histoire d’amour l’avait refroidie. A un point que, depuis, aussitôt qu’un garçon lui souriait où faisait mine de lui faire du gringue, elle n'avait qu'une envie : s’enfuir. Comme convenu entre l'ex couple, Juste, venait chercher « Pupuce » tous les quinze jours, en repartant aussi vite qu’il était arrivé.
Un vendredi soir, différent des autres, mon essentiel s’arma de courage. C’était aujourd’hui ou jamais ! Du courage que Diable ! Légèrement anxieuse, elle prit la ferme décision de se risquer à aller boire un verre au Tunnel. Un bref regard dans le miroir et, en route pour l’aventure ! L’important était de garder la tête froide. Arrivée devant la Caverne d’Ali Baba, elle hésita un long moment, avant de se décider à entrer. Allez… Qu’est-ce que tu risques ? Vas-y ; jette-toi à l’eau… Le désir d’aller vers les autres et de meubler sa sensation de vide, l’emporta. En effet, comme elle l’avait prévu, quelques regards se braquèrent sur elle ; ce qui lui donna, pendant quelques minutes, l’impression que le temps s’arrêtait. Or, le brouhaha confus des conversations, redoubla d’intensité - Mademoiselle, désire ? lui demanda le serveur, derrière le bar. - Un Martini, s’il vous plait. Quoi de plus facile, finalement ! La vie ne sourit-elle pas aux audacieux… ? Elle s’appropria un siège, dans un coin reculé du comptoir et entreprit de déguster son Martini, en toute quiétude. Et bien, il t-en aura fallu du temps, pensait-elle, intérieurement. Satisfaite de son audace, elle poussa un long soupir de soulagement. Le pli était pris.
A partir de ce jour, à marquer d’une rose blanche, elle devint une des habitués du Tunnel. Une petite parenthèse : tous ceux qui le soir, écument ce style d’endroit pour picoler et tchatcher jusqu’à deux heures du matin, sont pour la plupart, des célibataires qui tournent en rond chez eux, ou bien des paumés en mal d’affection qui n’ont rien d’autre à faire, que de s’imbiber ! Un jour, alors que mon héroïne picorait des cacahuètes en dégustant son verre, un homme râblé, moustachu et aux traits poupins reflétant la cinquantaine, fit irruption dans le bar. Légèrement éméché, il dissertait en faisant de grands gestes et, en rigolant très fort. – Patron !! Un demi, bien frappé ! Se saisissant de son verre, il se dirigea d’emblée vers Christiane, sur qui il avait apparemment jeté son dévolu – Vous permettez ? lui demanda l’inconnu, en lui désignant le tabouret situé à ses côtés – Bien sûr, je vous en prie ! Tout en la dévorant des yeux, le curieux personnage, se présenta. - Je m’appelle Pierre ; et vous ? - Christiane. – Enchanté, Christiane… - Vous permettez que je vous offre un verre ? - Pourquoi pas… Merci ; un Martini ! - Momo… un Martini, pour la jeune fille ! Ne se lassant pas de la dévisager, l’homme, leva son verre et renchérit en rigolant : « Encore un que les Prussiens n’auront pas ! ». Christiane s’esclaffa, en trinquant. - Vous habitez le quartier ? Continua le bonhomme, en reposant son verre sur le comptoir. Au bout du compte, la conversation s’engagea, naturellement. Les tournées, entrecoupées de fous rires, se succédèrent jusqu’à l’heure de la fermeture. Pierre, gendarme de son état, était un homme charmant et bon bougre qui avait l’habitude de croquer la vie à belles dents. C’était un vétéran de la guerre d’Algérie, dont il s'était sorti sans anicroches. A par ça, il était divorcé et avait de grands enfants qu’il ne voyait d’ailleurs, plus. En dehors des impératifs de son métier, il passait son temps à faire la tournée des grands ducs et à craquer son argent,en compagnie d’une jeune polonaise.
Ce dernier, ayant évidemment succombé aux charmes de Christiane, se permit de lui téléphoner – comme de bien entendu - quelques jours plus tard, pour l’inviter le soir même (un vendredi soir) à faire la fête. OK, ça roule ! Bien qu’il eût l’âge de son propre père, ils avaient beaucoup de points communs. Jean, était un rêveur/sentimental, féru de poésies. Il aimait par-dessus tout, danser sur les rythmes orientaux, boire, manger et se coucher à des heures impossibles. Une curieuse amitié qui se devait être hélas, obligatoirement récriée et critiquée, était née de cette sacrée soirée, passée au « Au Tunnel ». L’étrange couple qu’ils formaient, s’avéra être complémentaire et, au fil du temps, inséparable. La jeune femme n’était pas dupe ; son intuition féminine lui confirmait chaque jour d’avantage, que Pierre l’aimait en secret. Au vu de leur différence d’âge, il préférait ranger ses sentiments dans les oubliettes. Au fil des mois qui suivirent, la belle et le gendarme se retrouvaient chaque soir dans un café ultra sympa qui avait pignon sur le quai, face à la Seine. Le débit de boissons ne désemplissait pas ; surtout les week-ends où l’ambiance était festive et le patron, accueillant. Tous les clients, se connaissant de près ou de loin, formaient une bande de joyeux drilles. Après plusieurs tournées, mon Essentiel et Pierre, filaient droit vers la voiture qui démarrait en trombe, en direction du 18ème arrondissement.
Une fois là-bas, bras dessus, bras dessous, ils étaient parés pour une bringue du tonnerre qui durait jusqu’au petit matin. Christiane, lui avait présenté sa mère, Giselle, qui coulait des jours tranquilles dans sa loge de concierge. Bien sûr, elle était toujours alcoolique et ceci expliquant cela, toutes les fois où sa fille arrivait accompagné de son ami Gendarme, elle attirait sa fille dans la cuisine en lui glissant un billet dans la main et, lui soufflait à l’oreille :
« Va vite chercher une bouteille de Martini ». Christiane s’exécutait et, tous les trois s’appliquaient à siffler la bouteille en causant de choses et d’autres. La jeune femme, en renouant le contact avec ses relations du 18ème arrondissement, avait dû obligatoirement, présenter Pierre en tant qu’ami. Sans complexes, elle s’affichait partout avec lui : au «Cléopâtre », son quartier général, ainsi que dans tous les restaurant où elle était connue. Egalement, les cafés arabes chers à son cœur où ils aimaient danser sur la musique du Juke-box, enlacés et heureux comme deux amoureux. Que lui importait de ce que les gens allaient penser ! A coup sûr, le bruit allait courir, qu’elle couchait avec un vieux ; de surcroît, gendarme ! De toute façon, quoiqu’elle fît, elle était toujours dénigrée !
Elle avait l’habitude et à présent, elle s’en tamponnait le coquillard !
……………………………………………………………………… A suivre
A plus, les blogueurs !
Je veux vivre dans les verts,
Le jaune, le rouge et l'orange
;
Gratter les couleurs
d'hier
Pour cette palette étrange…
Laquer les fresques de ma vie
En ravivant chaque
jour,
Le passé et le présent
réunis
Sur une panoplie d'Amour
Je veux retoucher les gens
Qui ont jalonné mon chemin
;
Que leur cœur soit
grand
Sur le chevalet des mes mains
Je veux redessiner les visages
Et retracer les silhouettes
;
Qu’ils m'assistent lors du
voyage
Sur des nuances de fêtes !
Je veux repeindre l’écolière
Sur ses sentiers battus
;
Offrir à la grisaille
d’hier,
Des tableaux vifs et crus
Je veux façonner un couple
Comblé et heureux
;
Un frère et une sœur,
souples
Sans être belliqueux
Je veux panacher une famille
Dans un climat attentif
;
Ne plus porter des béquilles
Et…
raisonner positif !!
Je veux humer les parfums
D'un
parcours alléchant ;
Ne voir que des demain
Prospères et éblouissants
J’aimerais remanier mon destin
Pour
correctement grandir ;
Ne plus
m’encombrer de parpaings
Qui trucident mon avenir !
Dites ; cela vous fait sourire ... ?
Les fêtes sont tortionnaires
De ma malle au désespoir ;
Elle est pleine ; elle le sait !
Or, j’accrois ses déboires !
Je l’ai précisément posée
Sur l’étagère désenchantée ;
Ce jour, m’aura conjuré
De l’ouvrir, pour la laver !
C’est une malle surchargée
De serments à la Borgia ;
De vieux disques rayés
Dont mon cœur se toqua !
Elle regorge d’airs démodés
Et de sérénades explosives ;
D’appels, de cris comprimés
Et, d’invitations punitives…
La malle, doit absorber
Sanglots et transfuges ;
Qui pourrait la délivrer,
De ses drames et juges ??
Telle une grille rouillée,
Elle grince pitoyablement ;
La fiction ne veut lui donner
La paix des euphorisants…
Ma feuille est une rengaine
Où expirent les métaphores ;
L’accordéoniste se démène
A renouveler le folklore…
La malle, est affranchie
Du poids des jours sans fin ;
Les larmes seront parties
En pulvérisant leurs liens !
Il peut s’éclipser des relents
De phantasmes dégrisés,
Entrecoupés de bons moments ;
Or, le bonheur est refoulé
Car, l’issue est obstruée…
C'est une fable
d'Amour
Venue d’un pays lointain ;
Un pays où chaque jour
Se languit du lendemain
Lors de matins enchantés,
Les fleurs, euphoriques,
Offrent leur simplicité
A des paysages uniques !
Le ciel, toujours bleu,
Est interdit à tout nuage ;
C’est un pays où tu peux
Etre et demeurer sans âge
Les montagnes pleurent
Des torrents d'argent ;
Et, les lacs s'effleurent
Sans inonder les gens !
C’est, dans ce pays,
Que naquit un canard ;
Un Poussin, étourdi,
Au duvet bleu-noir…
Maldonne ; un handicap
L’associa à un Cygne ;
Une infirmité qui sape
Le numéro qu’il désigne
On l'appela "Saturnin" ;
Bien que disgracieux,
Il était affable, malin
Et, avait le cœur en feu !
Et le jour se présenta
Où, un Cygne blanc et altier,
Lui fit un clin d’œil de Chat
Pour en fait, se gausser…
Saturnin, engoué,
En tomba amoureux ;
S’étaient-ils, aimés
En des temps oiseux ?
Hélas, trop souvent,
L’amour se sait refoulée ;
Le Cygne, fringuant,
Lui démontra sans pitié !
Sa mère dut le rassurer :
La vie est une mare égarée
Et il est rare qu’une Fée,
Fraie, avec un défroqué…
Et, de surcroît, boiteux!
La ferme entière, souscrit ;
«Dans ce pays tout bleu,
Il y a les gros et les petits»
Et oui… c’est ainsi !
La bêtise… est une maladie
Qui incube longtemps ;
Une fois déclarée, l’abruti
L’ignore, cependant !
La bêtise, comme le SIDA,
N’anticipe pas ; elle s’impose !
De bêtise, on ne meurt pas ;
C'est la moindre des choses !
La bêtise fait plus de dégâts
Que le rhume des foins ;
Nul besoin de faire L'E.N.A.,
Pour traquer les crétins !
Des Ayatollahs de la feinte,
Adorent se pâmer et frimer ;
Ils se croient hors d’atteinte,
Puisqu’ils sont à la télé !!!
La bêtise, perd le monde,
En fabriquant les imbéciles ;
Elle les abuse et abonde
Dans la Jet-set ; très style !
Les nantis savent la flatter,
En dissimulant l’épidémie ;
L’important, c’est d’arriver
A garrotter la connerie !!
La bêtise est héréditaire,
Comme un legs spontané ;
Son point de repaire
C’est sa science de la vérité
A son réveil, l’intelligent,
Ce sent pris par la contagion ;
Confondu, il s’en défend,
En dénigrant tous les cons !
La bêtise, est une calamité,
Qui se toque des humains ;
Personne ne peut désigner
Celui qui la tuera demain !
Et, il n’existe, aucun vaccin !!
Soyez-en certain …
J'ADORE VISUALISER DES BALLETS DE DANSE CLASSIQUE TELS QUE
"LA MORT DU CYGNE" OU "CASSE NOISETTE"
C'EST UN ART A PART ENTIERE QUI EXIGE TANT DE DISCIPLINE ET DE TRAVAIL POUR ARRIVER A L'EXCELLENCE.
IL NE SUFFIT PAS D'ETRE DOUE POUR ACQUERIR TOUTE LA GRACE SPECIFIQUE A UNE ETOILE D'OPERA.
CELLE-CI DOIT MAITRISER SES ATTITUDES, SES POSITIONS,
SES MOUVEMENTS, SES EXPRESSIONS ET
FAIRE TRANSPERCER SES EMOTIONS
QUI SONT INDISPENSABLES POUR VIVRE PLEINEMENT
L'HISTOIRE QU'ELLE INTERPRETE SUR SCENE.
L'aboutissement d'une carrière
Avez-vous déjà eu l'occasion d'assister à un spectacle de danse orientale ? Ne trouvez-vous pas que c'est un art à part entière...? Et que cette danse est envoutante, sensuelle, lascive et extrêmement gracieuse...? Pouvez-vous l'espace d'un instant, vous imaginer au fin fond du désert, dans le palais d'un Maharadja, qui n'a jamais eu le privilège de vous voir danser. Vous scintillez, vous ondulez, vous ensorcelez. Vous vous confondez et vous ne faites plus qu'un avec la musique. Vous n'êtes plus qu'une seule entité. Vous êtes admirée, avationnée telle une muse, une déesse...
Comme passion, je n'ai pas que la danse orientale et ses costumes féériques... Je suis passionnée d'ésotérisme et de voyance (je possède à peu près tout ce qui existe comme jeux de cartes divinatoires). Mais, aujourd'hui, je pense que la lanterne qui éclaire mon chemin assez chaotique, a clignoté à un moment donné. Sans doute en 2004, où l'envie m'est venue d'écrire un roman, inspiré par ma petite chienne Cannelle, morte la même année, après une longue maladie. Désormais, son âme évolue dans l'au-delà. Pendant quelques années, j'ai cru la sentir marcher sur mon lit, la nuit où à l'aube. Même mon mari, qui dort dans la mezzaline de l'autre chambre, a senti sa présence à maintes reprises. Comme monter les marches de l'escalier ou se frotter contre lui. Pourtant ce dernier a toujours nié non-seulement l'existence de l'âme, mais aussi ce genre de phénomène ! J'ai adoré cette bête, au comportement si humain. Comme on dit bêtement, il ne lui manquait que le langage ; or, ses yeux, ainsi que ses expressions, en disaient très long !
Comme tous les animaux apprivoisé par l'homme, elle nous vouait une véritable dévotion.
Depuis l'édition de mon roman, je crois savoir, de plus en plus, qui je suis vraiment.
Je suis née pour donner, comprendre et aimer.
J'aime tous les animaux et j'ai du mal à comprendre qu'il y ait des êtres assez cruels et barbares, pour les faire souffrir gratuitement, afin d'assouvir leurs bas instincts
C'est un faible échantillon de mes senblables... Tous, sans exception, on le droit de revendiquer - comme tout être vivant sur cette planète, le droit à la VIE, le droit à la LIBERTE, le droit à l'AMOUR et le droit au RESPECT.
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