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LA FRANCE OCCUPEE

    «La vraie patrie est celle où l’on rencontre

 

 le plus de gens qui vous ressemble».

 

(Stendhal)

 

 

«Quand on achète la paix, surtout par la lâcheté,

on se met en situation de la payer

 toujours plus cher» 

(Montesquieu)

 

L'AMOUR MATERNEL

 

 

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L'ASCENSION

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Tout est vie, rien n'est mort !


Heureux celui qui saisit et retient de tels instants de liaison pour s'élancer alors vers le haut ! Toutefois, il ne doit pas s'en tenir à des formes rigides, par contre chacun doit se développer lui-même,

à partir de son for intérieur.


Ne vous souciez pas des railleurs qui sont encore étrangers à la vie de l'esprit. Ils sont comme des êtres ivres, comme des malades devant le grande oeuvre de la création qui nous offre tant de choses. Tels des aveugles qui se glissent à tâtons tout au long de l'existence terrestre et

ne voient pas toute la splendeur autour d'eux !


Ils sont égarés, ils dorment ; car comment un être humain peut-il encore affirmer par exemple, que seul existe ce qu'il voit ? Que là où ses yeux ne peuvent rien percevoir, il n'y a pas de vie ? Qu'avec la mort de son corps, lui aussi cesse d'exister...? Uniquement parce que, dans son aveuglement, il ne pouvait jusqu'ici se convaincre du contraire par sa vue ? Ne sait-il pas déjà maintenant au sujet de nombreuses choses, combien la capacité de l'oeil est étroitement limitée ? Ne sait-il pas encore qu'elle est liée à la capacité de son cerveau assujetti à l'espace temps ? Que, pour cette raison, il ne peut reconnaître avec son oeil ce qui s'élève au-dessus de l'espace et du temps ? Aucun des ces ailleurs n'a-t-il encore saisi cette motivation intellectuelle logique ? La vie de l'esprit, nommons-la aussi l'au-delà, est pourtant seulement une chose qui se situe totalement au-dessus du classement terrestre de l'espace et du temps, qui nécessite donc une voie de même nature pour être reconnue.


Cependant, notre oeil ne voit même pas ce qui peut être classé dans l'espace et le temps. Que l'on songe à la goutte d'eau qui apparaît à l'oeil nu d'une pureté absolue et qui, observée  travers un verre grossissant, renferme des millions d'organismes vivants qui s'y combattent et s'y détruisent sans merci. N'y a-t-il pas parfois dans l'eau et l'air des bacilles qui possèdent la force de détruire des corps humains et qui ne sont pas reconnaissables à l'oeil nu ?  I

ls deviennent pourtant visibles à l'aide d'instruments de précision...

 

Or, qu'est-ce que l'au-delà ?  Beaucoup sont déconcertés par le mot. L'au-delà est simplement tout ce qui ne peut être reconnu à l'aide de moyens terrestres. Cependant, les moyens terrestres sont les yeux, le cerveau et tout le reste du corps. De même que les instruments qui aident les parties à exercer leur activité encore plus précisément et de façon exacte, de l'étendre davantage.


Pour ces raison, modifiez vos conceptions. Il n'y a ni en-deça ni au-delà, mais seulement une existence unitaire ! Seul l'être humain a inventé la notion de séparation  parce qu'il ne peut pas tout voir et qu'il s'imagine être le centre et le point le plus important de l'entourage qui lui est visible. Pourtant, son champ d'action est plus vaste. Mais, avec l'erreur de la séparation, il se limite seulement, violemment, entrave sa progression et donne libre cours à l'imagination effrénée qui amène de monstrueuses images.


Est-il dès lors surprenant qu'en conséquence, beaucoup n'ont qu'un sourire sceptique, d'autres une vénération malsaine qui devient servile ou dégénère en fanatisme ? Qui peut donc encore s'étonner de la peur farouche, voire de l'angoisse et de la terreur qui son cultivés chez certains ?

Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 15:46

 

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Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
En fait, n’est qu’un toutou
Travesti en loup-garou,
Avec beaucoup de bagout !

 

Décrété comme malfaisant,
Il hanta toutes nos contrées ;
On condamna le mécréant,
Tels les devins, l'ont été !!

 

 

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
Hurle dans sa tanière ;
Famélique, il rode partout,
A l’affût de tendres chairs !

 

 Ce mammifère, circonscrit,
A été expulsé et massacré ;
L’humain, ne lui a permis
Au Monde, de se justifier !

 

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
N’est qu’un gros toutou ;
Plus redouté que les poux,
Il suscite le courroux…

 

Accusé de tous les fléaux
Et de mangeur d'hommes,
Son triste sort équivaut
A une bête de somme !!!

 

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
A la notion de la famille ;
Possessif, craintif et jaloux,
Ses marmots, il n'éparpille !

 

 

Ch. Perrault a contribué
A le diffamer et à le diaboliser ;
Des bouts de chou terrorisés,
Tremblent, d’être dévorés !!

 

 

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
Ne se déplace qu'en meutes ;
Des bandes de "voyous"
Qui génèrent des émeutes !!



Or, il n’aspire qu’à l’équité
De ces Humains stupides !!!
Que ces lignes, déléguées,
Dénoncent ce génocide !!!

 

Les preuves sont solides !!

Par CANNELLE - Publié dans : MON RECUEIL DE POESIES - Communauté : Pour les Droits des Animaux
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 15:59


hy8a9pml-copie-1Par l'intermédiaire de mon blog, "Petite Autobiographie en Famille", j'ai l'honneur de vous adresser ce poème de ma composition. Par la même occasion, je pense utile de vous informer, puisque vous défendez les animaux, que j'ai écrit un roman atypique et d'actualité,  à la fois drôle et émouvant,  dont l'héroïne et les protagonistes, sont tous des animaux.  Au travers de leurs aventures, en s'aidant du langage des hommes, ils vont pouvoir s'exprimer et nous faire part de leur perception de l'être humain et dénoncer tout ce qu'ils ont sur le coeur.


Le lien :

  www.christiane-dailly.com

 

 

 

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
En fait, n’est qu’un toutou
Travesti en loup-garou,
Avec beaucoup de bagout !

Décrété comme malfaisant,
Il hanta toutes nos contrées ;
On condamna le mécréant,
Tels les devins, l'ont été !!

 

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
Hurle dans sa tanière ;
Famélique, il rode partout,
A l’affût de tendres chairs !

 

Ce mammifère, circonscrit,
A été expulsé et massacré ;
L’humain, ne lui a permis
Au Monde, de se justifier !

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
N’est qu’un gros toutou ;
Plus redouté que les poux,
Il suscite le courroux…

 

Accusé de tous les fléaux
Et de mangeur d'hommes,
Son triste sort équivaut
A une bête de somme !!!

 

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
A la notion de la famille ;
Possessif, craintif et jaloux,
Ses marmots, il n'éparpille !

 

Ch. Perrault a contribué
A le diffamer et à le diaboliser ;
Des bouts de chou terrorisés,
Tremblent, d’être dévorés !!

 

Le Loup ; Ouhd… Ouhd...
Ne se déplace qu'en meutes ;
Des bandes de "voyous"
Qui génèrent des émeutes !!

Or, il n’aspire qu’à l’équité
De ces Humains stupides !!!
Que ces lignes, déléguées,
Dénoncent ce génocide !!!

 

Les preuves sont solides !!

 

 

Par CANNELLE - Publié dans : INTERLUDE POUR LES ANIMAUX - Communauté : Pour les Droits des Animaux
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 17:33

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Tentant de disserter,
Un Ane, s'interrogea ;

L’homme, l’aura privé
De respect et de joie…

 

Est-il, aussi têtu et sot,
Qu’on veut le prétendre ?
De l’Espagne, à Bornéo,
Les rumeurs s’étendent !

 

Les Anes, depuis des lustres,
Sont méprisés et battus ;
Certains écrivains illustres,
Les ont toutefois, défendus !

 

Leur origine est mystérieuse
Et leurs ancêtres, ignorés ;
Or, leur histoire hasardeuse,
En a fait des prisonniers !

L'être humain, dominateur,
Cruel et avide de gains,
Ne compte pas les heures
De ces esclaves malins…

 

En vérité, l’Ane est réfléchi
Et, se cabre sous le bâton ;
Son caractère d’insoumis,
S’intensifie, sous les jurons !

 

C’est bête, car il est vaillant,
Fidèle, robuste et, solide ;
Il chemine, clopin-clopant
Sous un soleil, susceptible !

 

Les ragots ont le poil dur
Et, l’image, est si fragile !
Ecrits, mots, caricatures,
Sont pour les imbéciles !

 

Dites-moi, le «Bonnet d’Ane»
Ne serait-il pas, péjoratif ?
Que cette ânerie condamne
Les Instituteurs abusifs !!

 

Don Quichotte est approbatif !

 

Par CANNELLE - Publié dans : MON RECUEIL DE POESIES - Communauté : Pour les Droits des Animaux
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 18:34

  

L'argent… se pervertit
En taxant mes rimes ;
Romans, films et récits
Ont décrit ses crimes

L'argent, un mot sensuel
Que le sourd, entend !
Il pète dans la dentelle
En racolant ses clients !

 

 

305 

 

Les verbes se sont empressés
De le quémander, de l'exiger ;
Et de le rafler, de le mendier,
De le flamber et de le gaspiller

 

Les noms, se sont corrompus, aussi !
Galette, oseille, grisbi, magot,
Pognon, pèze, tunes, flouze, radis,
Picaillons, pépettes, gâteau...

 

L'argent, se prostitue
En explosant les Bourses ;
Il ramasse et rétribue
En cachant ses sources

L'argent, peut s’hériter,
Se gagner ou, s’usurper ;
L’un, ne l’aura pas volé
Et l’autre, sera félicité !!

Les pingres, le gardent au chaud,
Afin de le traîner au cimetière
Où, il n’y aura que des Corbeaux
Comme héritiers testamentaire

 

L'argent, vieux de six mille ans,
A englouti des civilisations ;
De nos jours, adultes et enfants,
Sombrent dans la perdition !!

L’argent, se fait complice
Du profit des industriels,
Qui le planquent en Suisse
Où la fraude est belle !

 

«L'argent ne fait pas le bonheur»
Mais, quel blasé a affirmé cela ?
«Les huissiers se détectent à l’odeur»
Déclare, le fauché, sur son matelas !!

 

C’est vlai ça ???

Par CANNELLE - Publié dans : MON RECUEIL DE POESIES
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 19:15

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Gagner au lot ...
C’est le rêve des prolos ;
Gagner le gros lot,
C’est clamer : Tchao !

 

Au rancart le turbin,
Comptes et, pénurie ;
Au rebus les voisins
Et l’appart décrépi !

 

Gagner au loto...
Le fantasme de chacun !
De l'ouvrier de Renault,
A la coupeuse de Cardin !

 

Du commerçant racketté
A l’employé au chômage ;
Tous !! Essaient de miser
Sur une vie sans nuages !

 

Gagner au loto...
C'est une chance inouïe ;
C’est partir incognito
Aux Maldives ou Tahiti !

 

Quelques milliards
Feraient un grand bien !
Convertis en dollars,
C'est le vœu du destin !!

 

Sans-le-sou, avant-hier,
Le gagnant serre son butin ;
Devenu riche, il s'affaire
A vite planquer, son bien !

 

Gagner au loto...
Il n’y a rien de plus génial !
Si c'est soi, c'est beau,
Je dirais que… c’est l’idéal !

 

Hors d’ici, les profiteurs,
Les cloches et les assistés !!
Nous, on est les éboueurs,
De l’envers du panier !!

 

Oubliées, la sueur d’hier
Et les années de galère ;
On est des actionnaires
Dix fois millionnaires… !

Gagner au loto…
Ce serait vraiment chouette !!
Ne serait-ce, pas le plumeau,
Qui balaierait nos dettes ?

 

Une somme rondelette ???

Par CANNELLE - Publié dans : MON RECUEIL DE POESIES
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 17:46

 

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Aimer…
C’est l’instinct de l’âme,
Qui ne mesure l’intensité,
De l’amour en flamme !

 

Aimer…
C’est l’offrande de sa vie
A celui qui on a juré
Fidélité devant l’hostie !

 

Aimer…
C’est s’unir au bien et au mal
Que l’on absout sans hésiter
Même, si la flèche est fatale !

 

 

Aimer…
C’est faire abstraction de soi,
Lâcher son ego, sa fierté,
Ses yeux boursoufflés d’effroi…

 

Aimer…
C’est au-delà de la façade ;
Tare, laideur ou beauté,
Ne font pas barricade !!

 

 

Aimer…
C’est idéaliser et défendre
Celui que l’on va imposer,
Non, sans réprimandes !

 

Aimer…
Ce n’est pas posséder,
Mais, aider l’oiseau à voler
Sans pour autant, le négliger

 

Aimer…
C’est titiller, inciter le bonheur
A se plaire et à s’installer,
En faisant front au malheur

 

 

Aimer…
C’est lui prendre la main
Pour lutter et l’encourager
Et l’aimer… jusqu’à la fin,

Jusqu’à l’ultime équité


Là, où ils pourront à tout jamais,

S’AIMER !!!

 

Par CANNELLE - Publié dans : MON RECUEIL DE POESIES
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 14:41

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Chers amis,

Aimez-vous la poésie ? La poésie est un moyen d'expression, tout comme la peinture, le dessin, la scupture, la musique, la danse, le cinéma... On étale sur le papier, en interpellant des mots et des adjectifs (la langue française nous donne l'embarras du choix) tout ce que notre âme a vécu, subi et appris, tout au long de ses vies successives. Le poète est un être à part ; un hypersensible, une sorte d'échorché vif, traînant telle une croix, toute la misère du monde. Le poète, incompris de beaucoup d'entre nous, est capable de rester en pamoison devant un papillon, une fleur ou une envolée de pigeons. La poésie, parmi ce monde impartial et en déclin qui est le nôtre, peut encore adoucir les moeurs.

Par CANNELLE - Publié dans : MON RECUEIL DE POESIES
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 15:06

…………………………………………………………………………………… 25ème épisode

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Christiane et Pierre se voyaient à intervalles réguliers. Il va sans dire que par la force des choses, le couple, était connu comme le Loup blanc ; que ce soit dans leur fief du 18ème arrondissement ou dans le 16ème, leur quartier officiel. Au fur-et-à mesure de leurs sorties au cours desquelles, ils s’exhibaient aux yeux de tous, ils se firent quelques amis. « Dis-moi, qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ! ». Par forcément vrai ! Dans le cas de nos deux compères, chacun, était du même tonneau. En principe, ils ne sympathisaient, qu’avec leurs clones. A proprement parler, des noctambules en mal de compagnie, des jouisseurs de la vie nocturne qui levaient facilement le coude, qui aimaient la bonne chère, danser et palabrer des heures, devant un verre d’alcool. La plupart du temps, ces mordus de la nuit, se retrouvaient après le boulot, « Chez Jean », le café en face à la Seine où au « Garigliano », au coin du boulevard Exelmans. Après coup, ils partaient dîner quelque part ; le plus souvent, à Boulogne. Dans la foulée, les vendredis et samedis soirs, ils remettaient la gomme jusqu’au petit matin, où ils s’éclataient dans un bar arabe de la Porte de Clichy, en se déhanchant sur les sons percutants de la musique orientale.

 

Un matin, Christiane, essuya un commentaire percutant, tout droit sorti de la bouche d'un de ses collègues, qui lui fit l’effet d’un passage à tabac. Attendu qu’elle manquait de sommeil et que son système digestif était au bout du rouleau, elle se pointait chaque matin avec des poches sous les yeux et une étrange sensation de torpeur, greffée à un état nauséeux prononcé. Mon héroïne, était pratiquement avachie sur son bureau, quand soudainement, elle sursauta. « Mademoiselle DAILLY… !! Etes-vous certaine de dormir la nuit ? ». Prise de court et ne sachant que répondre, le jeune homme, lui fit le coup de grâce. « Dans le cas contraire, on jurerait que vous vous droguez ! ». Avec un tel coup de fouet, Christiane, ulcérée, récupéra tous ses esprits en marmonnant un quelconque échappatoire. Ce fut radical car en faisant son mea-culpa, elle prit soin à l’avenir, de se corriger.

 

 Pierre, Christiane et leurs compagnons de java, formaient un vrai clan. Un cercle qu’ils surnommaient en pouffant de rire, « La Famille ». Parmi eux, on comptait Sheriff, un algérien divorcé et à la dérive, qui vivotait de petits boulots. Nanard, un célibataire endurci qui était d’une gentillesse rare. Il dépensait à tort et à travers, bien au-delà de ses moyens, seulement pour avoir le plaisir de faire plaisir ! Victor, était un ancien d’Indochine et un alcoolique incorrigible qui vivait encore chez sa mère. Jalel, un grand et très beau garçon, était d’origine Tunisienne. C’était un homme très respectueux, un peu cabotin mais, toujours d’égale humeur. Ce dernier avait une particularité. Il savait parfaitement lire les lignes de la main. Christiane et Pierre, l’avait connu « Chez Jean » et le jour même, un lien s’était tissé entre eux. Dans « La Famille », on comptait déjà six membres qui se réunissaient régulièrement chez Christiane ou chez Victor, pour faire un bon repas, discuter, boire et danser. Toujours danser ! Pour eux tous, la musique était un des ingrédients indispensables, pour mitonner une bonne fiesta ! Vous constaterez par vous-mêmes que « La Famille », tout en n’étant pas misogyne, était essentiellement composée d’hommes ; hormis Christiane, la seule et unique femme. Ce n’était hélas, pas un hasard ! Christiane, toujours courtisée, avait de nombreux admirateurs. Un phénomène qui faisait des émules. Dont deux filles du coin, qui ne cachaient pas leur antipathie ainsi que leur hostilité, envers « la plus belle fille du quartier », comme la surnommait l'un des clients de « Chez Jean ». L’une d’elles, dont le prénom était « LOLA » et que tous appelaient « La Folle de Chaillot », n’arrêtait pas de la provoquer. Accoutrée d’espèces de chiffons en guise de longue jupe – style gitane – on la voyait toujours attablée à l’une des nombreuses terrasses que comptait la proximité du Pont Garigliano. Et ce, à n'importe qu'elle heure du jour.

 

En revenant du travail, Christiane, non-seulement ne pouvait pas lui échapper, mais devait supporter ses regards suffisants ainsi que ses sarcasmes, cassants et indélicats. Imperturbable, mon Amérique à moi, bien déterminée à l’ignorer, passait son chemin en feignant l’indifférence. Cette fille, très brune, au joli minois et qui était d'origine italienne, était célèbre pour sa fâcheuse manie à vouloir se dépareiller d'autrui en semant la zizanie partout où elle passait. Comme pour Attila, l’herbe ne repoussait pas !! Un jour, dans le même contexte, elle se surpassa en bêtise. Comme tous les soirs, Christiane, revenait du métro. Elle marchait d’un pas alerte, quand la folle lui courut après. Christiane, intriguée, se retourna promptement, planta  ses yeux dans les siens. – Oui, Qu’est qu’il y a encore ! L’autre, soutenant son regard, lui balança « J’suis plus belle que toi !! ». Désarçonnée, par cette remarque futile, Christiane, ne peut s’empêcher de lui rire au nez. Vraiment, cette fille, c’était un phénomène ! Bête à manger du foin !! Du coup, en y repensant, elle repartit à rigoler. Après coup, elle ne manqua pas de rapporter l’anecdote, à ses copains.

 

Les gens parlaient à torts et à travers. En 1979, il était très mal vu, qu’une fille s’affiche avec des hommes ; surtout dans les cafés ! Avec un seul, aux yeux de tous, c’était son petit ami. Avec plusieurs, c’était carrément la partouse généralisée ! Christiane était encore trop naïve pour penser à mal. En ce qui la concernait, ce n’était pas compliqué. La plupart des femmes, étant trop jalouses et mesquines elle se tournait naturellement, vers les hommes ! De toute façon et ce qui était paradoxale, lorsque l’on se fiait à son physique, c’est qu’elle buvait et parlait comme un homme ! Avait-elle la mentalité d’un homme ? En tout cas, elle n’avait pas cette nature envieuse et possessive, spécifique à la gente féminine… Et, les histoires sordides de bonnes femmes, ne l’attiraient absolument pas ! Toujours est-il, que les braves gens parlaient. Et les gens qui jacassent au coin d’une rue, chez le coiffeur ou au supermarché, c’est rarement pour dire du bien de leur prochain !

 

Les langues de vipères bavassaient en s’engluant dans leur venin. Que ce soit au sein de la gendarmerie où Pierre disposait d’un logement de fonction ou dans tout le voisinage. Souvent, lorsque Christiane repense à cette belle époque ou tout roulait sur des rails, elle garde la certitude d’avoir été transparente, franche et honnête. Je suis incapable de vous rapporter qui lui relata le dernier potin en date. Elle en était d’ailleurs l’actrice principale… D’après le tprime émoin, la scène du crime s’était déroulée sur un passage clouté, tout près de chez la victime. Notre star traversait, quand à cet instant précis, le patron du café d’en face, l’aperçût. «Regardez-moi, celle-là ! » persifla le gros porc sirupeux devant ses clients et en employant un ton méprisant. Tous, friands de bons polards, s’étaient empressés de regarder en direction de l’inculpée. « Vous voulez qu’je vous dise ? Y’a qu’le métro qui ne lui ai pas passé dessus ». Qu’est-ce qu’il en savait ce connard ? Pouvait-il, l’espace d’une seconde, réaliser l’importance de ce qu’il venait de proférer… ? L’impact sur la réputation d’une femme… ? Non. Car il était trop con, inculte et surtout, trop méchant !

 

Christiane n’avait toujours pas d’amoureux. Ce qui était d’autant plus grotesque ! Mon Essentiel, n’avait jamais été aussi chaste ! Apparemment, Hans C., l’étudiant dépourvu de délicatesse et de psychologie féminine, l’avait rendue abstinente. Pour palier à la bassesse ambiante et à toutes ses frustrations affectives, Christiane, ne cessait de manger et de dégobiller, de remanger et de dégobiller. Plusieurs fois par jour. Le matin et le midi, au bureau. A plusieurs reprises, le soir. Sans que quiconque ne découvrât le pot aux roses, en notant toutefois quelque anomalie dans son comportement… Même Pierre, qui l’accompagnait partout. Au restaurant, chez sa mère, dans son propre appartement et chez lui, à la gendarmerie où elle avait déjà inauguré ses toilettes. Cette absence de lucidité, était-elle dû à de l’indifférence ou  au fait qu’il était tout simplement inconcevable pour ses proches, qu’elle se fasse vomir à chaque repas ??

 

Son petit chien pékinois ne la quittait pas. Juste, respectait ses engagements. Il passait voir son ex, comme il disait, de temps à autre. Jusqu’à présent, il lui avait présenté deux ou trois copines. L’une d’elles, l’aura particulièrement marquée. Elle portait le prénom de « Linette». Mon Essentiel, par rapport à cette femme, se posera toujours la question suivante : Comment Juste, loin d’être « B.C.B.G » et si peu enclin aux bonnes manières, pouvait-il se pavaner avec cette femme qui, entre-nous soit dit, était d’une rare vulgarité… ? Surtout dans le quartier de son ex ! Cette désinvolture dont il témoignait ne redorait pas le blason de Christiane ! Cette Linette, avait déjà mis au monde une dizaine de loupiots - tous conçus avec des amants de passage - dont plus de la moitié végétait à l’Assistance Publique ou chez des familles d’accueil. Ses traits ingrats et son visage couperosé en lame de couteau, accusait l’image type de la femme usée par les grossesses successives et les excès en tout genre. Avec sa bouche totalement édentée, ses jupes trop courtes, on aurait pu la croire sortie des bas-fonds de Paris, du temps des « Misérables ». Christiane la voit encore se pavaner avec Juste, dans les rues du 16ème. Enceinte jusqu'aux dents, plantée sur des jambes maigres et arquées, striées de varices boursoufflées de bleu, en exposant fièrement son gros bidon. Quand on lui demandait le pourquoi de ces grossesses à répétitions… ? Madame, répondait avec gloriole, qu’elle était contre l’avortement ! Quitte à enfanter des assistés, comme elle ! En fin de compte, Christiane, après avoir gratté un peu le vernis, découvrit la véritable raison de cette hécatombe : l’appât du gain. En plus clair, pour les allocations ! Plus particulièrement pour l’allocation de naissance, qu’elle dilapidait en écumant les bars, au bras de son dernier julot. En tout cas, ne travaillant pas, elle était connue des services sociaux ! Elle clamait à qui voulait l’entendre, qu’elle adorait ses enfants. Curieuse façon de leur prouver ! Cette femme n’avait aucun état d’âme. Elle était en-deçà de l’animal. A quelques exceptions près, qu’une femelle se préoccupe de sa portée, qu’elle éduque et protège des prédateurs…

 

Du côté du Quai Louis Blériot, dans l'H.L.M., ce n’était pas l’exaltation ; loin de là !! Christiane, selon les propos de ses voisins, perturbait tout le voisinage. Elle ne pouvait se gratter une oreille, sans déstabiliser les soubassements de l’immeuble. La source de toutes mes joies, était un péril jeune, un chancre maudit qui était apparu un jour de septembre 1977 et dont il fallait se prémunir. Honnêtes gens… gare à la contagion ! Et le pire était à venir. Figurez-vous que des hommes défilaient chez elle, à longueur de journée ! Où ?? A La Défense ? Sans que l’accusée eût la moindre chance de se justifier, une pétition dûment remplie et signée par les habitants, fit le tour de l’immeuble et alla directement aux H.L.M. de Paris ; dans le seul objectif d’expulser "la fautive", comme une mal propre.

 

Elle en eut la confirmation. Alors, qu’elle était concentrée sur la frappe de documents, son poste téléphonique se déclencha. Machinalement, elle répondit. – Allo, Christiane, bonjour ! Ah, bon ! Le Chef du Personnel… Tout de suite ? Soudainement submergée par la peur, elle prit d’asseau le premier ascenseur disponible, appuya sur le dernier étage et se dirigea en courant vers le bureau de M. R.... Mon dieu ! Qu’allait-il, lui annoncer… ? Taraudée par l’angoisse, elle se décida à frapper. – Entrez ! Elle avait l’impression de marcher sur des œufs. Tandis qu'elle lui serrait la main, il lui fit signe de s’asseoir sur l’un des sièges posés devant lui. Ce qu’elle fit. Concentré sur un dossier, il la laissa mariner un bon moment, avant d’aborder le problème. Christiane, trépidait en s’arrachant les ongles, un par un. Enfin, il releva la tête et, la dévisageant, esquissa un sourire contenu. « Alors… on fait du bruit !! Mademoiselle, empêche ses voisins de dormir ?? » Ouf, ce n’était que cela ! Il lui enlevait une sacrée épine du pied ! Afin de se décharger, elle entreprit de tout lui expliquer. Absolument tout ! Au fil de son récit, le sourire de Monsieur R... s’élargit, jusqu’à se transformer en un rire sonore. Soulagée d’un grand poids, Christiane, se joignit à son interlocuteur, pour rire à son tour. Avant de se quitter, Monsieur R..., tout en la rassurant quant aux conséquences, lui conseilla de faire son possible, pour calmer son entourage.

 

Elle se remit à sa tâche en ébauchant un petit sourire satisfait.

 

En réalité, elle jubilait.

 

……………………………………………………………… A suivre

 

Bye, les blogueurs !

 

Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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  • PARIS
  • ex danseuse secrétaire bureautique et à l'heure d'aujourd'hui écrivaine. Je suis perfectionniste sévère avec moi-même sophistiquée en apparence
  • En dépit de mon âge certain, je demeure une femme enfant. Hypersensible, artiste dans l'âme, croyant en un Dieu intelligent, ourlé d'amour et de compassion. Je suis une solitaire qui, jusqu'à présent, se livrait peu. Because, souvent déçue.
  • 08/09/1950
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PRESENTATION

  • : 19/11/2009
  • : Petite autobiographie en famille
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  • : LITTERATURE ENVIRONNEMENT CREATION BLOG Vie perso / Journal intime
  • : C'est ma vie, semée de difficultés et de chagrins, de ma naissance à aujourd'hui... Au-delà, perce l'hypersensibilité d'une écorchée vive. D'où, des poésies, des coups de gueule sur l'injustice des hommes, des articles sur la vie après la mort ; en bref, l'ésotérisme pour lequel je me passionne. Mon roman d'aventures animales "AINSI SOIT-IL", resté dans les oubliettes, est mon grand échec. Depuis quelque chose s'est brisé au sein de mon âme. Car ce livre, d'utilité publique,tou
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La danse classique

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J'ADORE VISUALISER DES BALLETS DE DANSE CLASSIQUE TELS QUE

"LA MORT DU CYGNE" OU "CASSE NOISETTE"

 

C'EST UN ART A PART ENTIERE QUI EXIGE TANT DE DISCIPLINE ET DE TRAVAIL POUR ARRIVER A L'EXCELLENCE.

 

IL NE SUFFIT PAS D'ETRE DOUE POUR ACQUERIR TOUTE LA GRACE SPECIFIQUE A UNE ETOILE D'OPERA.

    CELLE-CI DOIT MAITRISER SES ATTITUDES, SES POSITIONS, 

SES MOUVEMENTS, SES EXPRESSIONS ET

FAIRE TRANSPERCER SES EMOTIONS

QUI SONT INDISPENSABLES POUR VIVRE PLEINEMENT

L'HISTOIRE QU'ELLE INTERPRETE SUR SCENE.

 

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MON LIVRE D'OR

Avez-vous déjà eu l'occasion d'assister à un spectacle de danse orientale ? Ne trouvez-vous pas que c'est un art à part entière...? Et que cette danse est envoutante, sensuelle, lascive et extrêmement gracieuse...? Pouvez-vous l'espace d'un instant, vous imaginer au fin fond du désert, dans le palais d'un Maharadja, qui n'a jamais eu le privilège de vous voir danser. Vous scintillez, vous ondulez, vous ensorcelez.  Vous vous confondez et vous ne faites plus qu'un avec la musique. Vous n'êtes plus qu'une seule entité. Vous êtes admirée, avationnée telle une muse, une déesse...

 

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Comme passion, je n'ai pas que la danse orientale et ses costumes féériques... Je suis passionnée d'ésotérisme et de voyance (je possède à peu près tout ce qui existe comme jeux de cartes divinatoires). Mais, aujourd'hui, je pense que la lanterne qui éclaire mon chemin assez chaotique, a clignoté à un moment donné. Sans doute en 2004, où l'envie m'est venue d'écrire un roman, inspiré par ma petite chienne Cannelle, morte la même année, après une longue maladie. Désormais, son âme évolue dans l'au-delà. Pendant quelques années, j'ai cru la sentir marcher sur mon lit, la nuit où à l'aube. Même mon mari, qui dort dans la mezzaline de l'autre chambre, a senti sa présence à maintes reprises. Comme monter les marches de l'escalier ou se frotter contre lui. Pourtant ce dernier a toujours nié non-seulement l'existence de l'âme, mais aussi ce genre de phénomène !  J'ai adoré cette bête, au comportement si humain. Comme on dit bêtement, il ne lui manquait que le langage ; or, ses yeux, ainsi que ses expressions, en disaient très long !

 

Comme tous les animaux apprivoisé par l'homme, elle nous vouait une véritable dévotion.

 

Depuis l'édition de mon roman, je crois savoir, de plus en plus, qui je suis vraiment.

 

Je suis née pour donner, comprendre et aimer.

 

J'aime tous les animaux et j'ai du mal à comprendre qu'il y ait des êtres assez cruels et barbares, pour les faire souffrir gratuitement, afin d'assouvir leurs bas instincts

 

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C'est un faible échantillon de mes senblables... Tous, sans exception, on le droit de revendiquer - comme tout être vivant sur cette planète, le droit à la VIE, le droit à la LIBERTE, le droit à l'AMOUR et le droit au RESPECT.

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 Moi, Cannelle, je hurle avec les loups ; les animaux les plus méprisés de la planète.

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