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LA FRANCE OCCUPEE

    «La vraie patrie est celle où l’on rencontre

 

 le plus de gens qui vous ressemble».

 

(Stendhal)

 

 

«Quand on achète la paix, surtout par la lâcheté,

on se met en situation de la payer

 toujours plus cher» 

(Montesquieu)

 

L'AMOUR MATERNEL

 

 

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L'ASCENSION

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Tout est vie, rien n'est mort !


Heureux celui qui saisit et retient de tels instants de liaison pour s'élancer alors vers le haut ! Toutefois, il ne doit pas s'en tenir à des formes rigides, par contre chacun doit se développer lui-même,

à partir de son for intérieur.


Ne vous souciez pas des railleurs qui sont encore étrangers à la vie de l'esprit. Ils sont comme des êtres ivres, comme des malades devant le grande oeuvre de la création qui nous offre tant de choses. Tels des aveugles qui se glissent à tâtons tout au long de l'existence terrestre et

ne voient pas toute la splendeur autour d'eux !


Ils sont égarés, ils dorment ; car comment un être humain peut-il encore affirmer par exemple, que seul existe ce qu'il voit ? Que là où ses yeux ne peuvent rien percevoir, il n'y a pas de vie ? Qu'avec la mort de son corps, lui aussi cesse d'exister...? Uniquement parce que, dans son aveuglement, il ne pouvait jusqu'ici se convaincre du contraire par sa vue ? Ne sait-il pas déjà maintenant au sujet de nombreuses choses, combien la capacité de l'oeil est étroitement limitée ? Ne sait-il pas encore qu'elle est liée à la capacité de son cerveau assujetti à l'espace temps ? Que, pour cette raison, il ne peut reconnaître avec son oeil ce qui s'élève au-dessus de l'espace et du temps ? Aucun des ces ailleurs n'a-t-il encore saisi cette motivation intellectuelle logique ? La vie de l'esprit, nommons-la aussi l'au-delà, est pourtant seulement une chose qui se situe totalement au-dessus du classement terrestre de l'espace et du temps, qui nécessite donc une voie de même nature pour être reconnue.


Cependant, notre oeil ne voit même pas ce qui peut être classé dans l'espace et le temps. Que l'on songe à la goutte d'eau qui apparaît à l'oeil nu d'une pureté absolue et qui, observée  travers un verre grossissant, renferme des millions d'organismes vivants qui s'y combattent et s'y détruisent sans merci. N'y a-t-il pas parfois dans l'eau et l'air des bacilles qui possèdent la force de détruire des corps humains et qui ne sont pas reconnaissables à l'oeil nu ?  I

ls deviennent pourtant visibles à l'aide d'instruments de précision...

 

Or, qu'est-ce que l'au-delà ?  Beaucoup sont déconcertés par le mot. L'au-delà est simplement tout ce qui ne peut être reconnu à l'aide de moyens terrestres. Cependant, les moyens terrestres sont les yeux, le cerveau et tout le reste du corps. De même que les instruments qui aident les parties à exercer leur activité encore plus précisément et de façon exacte, de l'étendre davantage.


Pour ces raison, modifiez vos conceptions. Il n'y a ni en-deça ni au-delà, mais seulement une existence unitaire ! Seul l'être humain a inventé la notion de séparation  parce qu'il ne peut pas tout voir et qu'il s'imagine être le centre et le point le plus important de l'entourage qui lui est visible. Pourtant, son champ d'action est plus vaste. Mais, avec l'erreur de la séparation, il se limite seulement, violemment, entrave sa progression et donne libre cours à l'imagination effrénée qui amène de monstrueuses images.


Est-il dès lors surprenant qu'en conséquence, beaucoup n'ont qu'un sourire sceptique, d'autres une vénération malsaine qui devient servile ou dégénère en fanatisme ? Qui peut donc encore s'étonner de la peur farouche, voire de l'angoisse et de la terreur qui son cultivés chez certains ?

Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /Nov /2009 17:29

................................................................................... 4ème épisode

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C’est à cloche-pied que Christiane arriva à l’adolescence. Elle fut pubère à quinze ans. A compter de cet évènement, elle se sentit différente ; dans le sens très négatif du terme. Des étourdissements, des bouffées de chaleur, un mal indéfinissable, vinrent contrarier une vie déjà claudicante. En s’observant des heures et sur toutes les coutures, devant l’armoire à glace de sa chambre, elle déplorait le changement radical de ce corps qui l’encombrait. Ces formes, trop lourdes, la rebutaient. Cette poitrine trop proéminente, ces jambes… tout en elle, la rebutait. Alors que sa sœur Ginette, de cinq ans son ainée, était si belle, si grande et si mince…

 

Christiane, glacée de solitude et de mal-être, pleurait à chaudes larmes. Elle se sentait laide, insignifiante et tellement bébé ; d’ailleurs, elle ressemblait à un bébé. On lui faisait assez remarquer ! Pour preuve, les garçons de son âge l’ignoraient et, elle-même, les fuyait comme la peste. Par contre, sa meilleure amie, Francesca,  était bien dans sa peau. Elle avait un petit ami avec lequel elle avait des rapports sexuels. Inimaginable pour Christiane qui, petit à petit, s’éloignait des filles de son âge. Côté « loisirs » c’était le néant. Elle passait son temps à lire, à écouter des disques, à dessiner ou à rêver. Côté « études » c’était la bérézina et, côté « foyer », ce n’était pas la panacée ! Refermée sur elle-même, elle se sentant incomprise – en particulier par sa mère – . Souvent, elle claquait  la porte de sa chambre, en se surprenant à la détester.

 

Un jour d’incompatibilité d’humeur, afin de lui signifier sa rancœur et ce qui lui grignotait le cœur, elle se saisit d'un cadre dont la photo représentait ses parents en jeune mariées et le jeta de toutes ses forces contre le mur de sa chambre. Et comme si ce n’était pas suffisant, elle s'empressa de déchirer la photo en mille morceaux. Gisèle, hors d’elle, avait aboyé « De toute façon, tu es comme ton père ; tu finiras clocharde ! ». Choquée par la répartie de sa mère le visage inondé de larmes, elle se laissa aller au désespoir en se persuadant qu’elle n'aurait jamais dû naître.

 

Christiane n’avait aucune idée du métier qu’elle aurait souhaité pratiquer plus tard. Après le certificat d’études, qu’elle avait passé haut la main, sa mère avait décrété qu’elle serait comptable – comme elle – et l’avait inscrite dans une école de commerce, rue des Poissonniers, au métro Château-Rouge ; pas loin de la Butte Montmartre. Ceci dans la perspective qu’elle décroche un C.A.P. d’aide-comptable. Ce qui était utopique car, l’élève, était plus présente dans les rues à user ses semelles, qu’à étudier en classe. La petite gredine, avait un don inné pour imiter l’écriture, ainsi que la signature de sa mère. Lors de la remise des carnets trimestriels, son professeur principal, arrivé à la lettre « D », avait déclaré devant toute la classe « Ah ! Mademoiselle, Duverny… sacré petit filou ! ». Ceci dit, avec un sourire narquois, elle lui avait tendu son livret, en rajoutant « A l’avenir, Duverny… évitez les ratures !! Ce qui déclencha un éclat de rires, général. Sa camarade, Francesca, qui était également sa meilleure amie, fut prise d’un irresistible fou-rire, qui lui valut l'ordre de quitter la classe.

 

Un an, après l’arrivée de ses premières règles, Christiane, fut terrassée par une angine blanche qui, en réalité, était diphtérique. Ce qui la cloua au lit pendant deux mois pendants lesquels elle fut très malade. Malgré les piqures d'antibiotiques journalières, rongée par la fièvre, elle délirait la nuit.  Dès son apparition, la maladie virale, mal diagnostiquée et mal soignée, devait engendrer une prise de poids conséquente de dix kilos. Ce qui, pour la jeune fille, était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase ! Ce fut le déclenchement d’un manège infernal. Traînée de médecin en médecin, l’un d’eux, lui ordonna un régime draconien, accompagné d'extraits thyroïdiens. Ayant déjà le sens de l’esthétique et un caractère volontaire, Christiane, s’efforça de respecter ce régime à la lettre afin de récupérer, autant faire ce peu, son poids initial de quarante et un kilos. Avec la faim au ventre, elle pesait ses aliments avant chaque repas et au gramme près ! Malgré cela, son poids stagnait. Il fallait  absolument qu’elle trouve une solution ! Et soudain, une idée lui vint à l’esprit : et si elle se faisait vomir… ? Elle maigrirait plus vite ! Et, en triplant la dose de médicaments, ce serait sûrement plus spectaculaire. C’était simple comme chou…

 

Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ?? Lorsqu’elle eut atteint le poids de trente-deux kilos, Gisèle, effrayée de voir sa fille marcher dehors en longeant les murs, fit appel à un spécialiste du comportement, qui ordonna une hospitalision immédiate. Christiane fut transportée au service psychiatrique de l’hôpital Saint-Antoine. Sous haute surveillance et en quarantaine. Pesée chaque matin, gavée comme une oie, elle y resta - contre son gré - un mois et demi.

 

Lorsqu’elle sortit, c’était la nouvelle année : 1968. Empêtrée dans une robe qui la boulinait, de retour chez elle, elle prit directement la direction de sa chambre, afin de découvrir sa nouvelle silhouette. L'image que lui renvoya le miroir était grotesque, irréelle. Réprimant un cri et ravalant ses larmes, elle se jura qu’elle ne resterait pas ainsi : énorme !

 

L’obsession plus que jamais présente, laissait facilement entrevoir, l’engrenage qui allait tout droit la pousser dans un précipice.

 

Les tentacules de l’anorexie allaient l’entraîner dans des abysses terrifiants et ce, pendant dix-huit longues années.

   

................................................................................................ A suivre

Tchao, les blogueurs !



Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 18:01

......................................................................... 5ème épisode

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Comme au temps du cinéma muet, Christiane, vécut les évènements de mai 1968 en noir et blanc, sans broncher, ni vraiment  s’intéresser. Privée d’amis, loin des préoccupations des jeunes de sa génération, elle n’était pas du genre à revendiquer tout et n’importe quoi, à se planquer derrière les barricades, à squatter les universités transformées en lupanar ou, à jeter des pavés sur les flics, en hurlant des insanités. La pauvre gamine, était bien trop occupée à gérer sa vie, qu’elle traînait derrière elle, telle un boulet. Se faire vomir en cachette n’est pas donner à tout le monde… Du reste, pour elle, s’était devenu un problème de tous les instants. L’appartement étant exigu, les toilettes étaient situées dans l’entrée ; tout à côté du poêle à mazout et de la chambre de sa mère. Le moindre bruit était perçu et, à ce sujet, je ne rentrerai pas dans les détails. Terrorisée à l’idée que sa mère la surprenne, ne sachant comme faire, elle dégueulait son dîner dans un pot de chambre, qu’elle planquait sous son lit. Le lendemain matin, ni vu ni connu, elle ouvrait la fenêtre et jetait le contenu nauséabond qui allait s’échouer sur le terre-plein de la petite cour arrière.

 

De cette révolution, Christiane gardera inscrits dans sa mémoire, le ravitaillement de vivres que faisait sa mère, qui disait craindre le pire. Les piquets de grèves forcées, sous la menace verbale et physique que son beau-père, malgré ses protestations, ne put éviter. Résultat, l’argent ne rentrait plus à la maison et les relations du couple, en patit. Les différends entre Giselle et sa cadette, était devenus journaliers. La mère, les nerfs en pelote, se déchaînait sur l'adolescente, sans pouvoir se contenir. L'animosité  qu'elle éprouvait à l'encontre de sa fille était telle, qu'elle l'empoignait  par les cheveux, en la rouant de coups. En dépit de cette violence, Christiane répliquait vertement, en faisant le maximum pour la provoquer. Ce qui ne faisait qu’accentuer l’hystérie de Gisèle qui ne se contrôlait pas. Folle à lier, elle s’acharnait sur la pauvre gosse, en ne mesurant pas sa force ni la portée de ses actes. Bernard,  pour éviter que sa compagne commette l’irréparable, était maintes fois intervenu.

 

Au regard du charivari et du désordre qui régnait dans les rues de la capitale et dans tous les établissements nationalisées, la date de son C.A.P. – chouette ! – fut repoussée au mois de septembre. La date maudite arrivée, Christiane, dut s’armer de courage pour freiner son émotivité et faire de son mieux. Hélas, elle eut beau solliciter sa mémoire, elle n’avait pas été assez assidue en cours et, bilan : elle rata de peu, l’examen. Sa mère, en lui chantant « Ramona », la traita de bonne à rien, feignante et autres insultes sorties de son répertoire habituel. Le calme revenu, elle se concerta avec son compagnon, pour trouver un remède au problème. Après un long conciliabule, ils décidèrent de l’inscrire chez I.B.M., à des cours d’informatique.

 

Visiblement, le Ricard, ne réussissait pas à  Bernard car, il tomba soudainement malade. Gisèle, décidemment fauchée comme les blés, dut notifier à sa jeune fille, qu’elle devait travailler. « C’est ça, ou tu prends la porte ! » avait-elle rajouté. C’est avec un désarroi non dissimulé, que la jeune fille de dix-huit ans, reçut le message. Tout se bousculait dans sa tête. La menace la faisait trembler d’effroi et c’est désemparée et totalement paniquée, qu’elle se présenta chez son premier employeur, établi à Saint-Ouen. Quel sale quartier… se disait-elle, en tentant de contrôler l’envie qui l’a taraudait ; s’enfuir loin, très loin… Expédiée au service « comptabilité », elle eut affaire à deux femmes qui l’installèrent devant une machine à calculer, en lui expliquant succinctement, le travail qui lui incombait. Tout au long de son mois d’essai, chaque matin, c’était comme si elle se rendait au bagne. Refusant de se confier à sa mère, elle restait hermétiquement fermée et insondable. En vérité, toutes les additions qu’on lui donnait à faire, s’avéraient fausses. Telle un animal effarouché, elle écoutait les reproches des deux comptables, qui ne plaidèrentt  pas en sa faveur.

 

Au terme de ce mois interminable, son employeur, « Les Etablissements GILBERT » lui remit son solde de tout compte, tout en lui exprimant son mécontentement. Elle sortit du bâtiment, le visage inondé de larmes et avec une irrésistible envie de se jeter du haut de la Tour Effel. Christiane, déjà fragilisée par l’intransigeance de sa mère, avait l’impression que le monde s’effondrait autour d’elle. A bout de forces et terrassée par les propos de son ex-patron, elle marchait droit devant elle, sans aucun but. S’estimant seule au monde et persécutée de toute part, ses pleurs redoublèrent d’intensité. Elle était tellement nulle, insignifiante et moche ! Sa mère avait raison. C’était une bonne à rien. Elle finira très certainement clocharde. Cette dernière lui répétait assez souvent ! Mais, qu’était-elle venue foutre sur cette terre ! Mon Dieu, je vous en prie, donnez-moi la force de mourir… Ses sombres pensées et la tourmente dans laquelle elle s’engluait, lui déclenchèrent un immense et interminable chagrin. Sans même porter attention aux gens qui la croisaient, elle déversait des torrents de détresse qui l’étranglaient comme un carcan.

 

Les passants, le regard accroché à sa silhouette chétive, se demandaient sans doute ce qui lui était arrivé, pour quelle pleure ainsi.

 

............................................................................................ A suivre

Bonne soirée et bisous à tous.

Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 23:08

 

 

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............................................................................ 6ème épisode


Dans le petit trois pièces avec fenêtre sur cour, la vie continuait son petit bonhomme de chemin, avec ses exigences, ses conflits et ses accalmies. Ginette, alors âgée  de vingt-cinq ans, venait chaque samedi, déjeuner à la maison. Ces jours là, ma Préférence à moi, sortait de sa coquille. Ses yeux éblouis, détaillaient avec admiration le physique parfait de sa sœur. Son visage aux yeux verts, son sourire angélique, ses courbes impeccables et sa silhouette si fine et si élancée. Celle-ci, était si élégante, si racée, si intelligente, si gaie, si… tout, quoi ! En plus, elle vivait dans les beaux quartiers ; le 16ème arrondissement, à deux pas de la Tour Effel et des Champs-Elysées.

 

Quelques années auparavant, une idyle était née entre cette dernière et son aphtalmo, le Dr C... qui l'avait connue petite. Depuis, cette relation avait évolué et de la, s'étaient enchevêtrés les fils d'une vie relativement facile, faite d' exubérance, de luxe, d'amour et de désir non partagé, mais tacitement accepté. A l'époque de cette rencontre, Ginette avait cingt cinq ans et l'individu avait vingt-sept de plus Il aurait pu être son père ! Largement. Un père qui fit de cette jeune fille son éternelle maîtresse et une maîtresse de maison accomplie. Une rencontre prépondérante, puisque le Docteur, était issu d’une grande famille et qu’il était l’un des meilleurs Chirurgien/Ophtalmologiste de tout Paris. Leur destin devait se croiser.

 

A table, Ginette, était très volubile. Sans tabou, très libre avec sa mère, elle lui rapportait des anecdotes « croustillantes » que Christiane écoutait d’une oreille chaste et attentive. Gisèle, elle, très complice avec sa fille ainée concernant des sujets assez chauds, rigolait à gorge déployée en faisant maints commentaires et jeux de mots, que la gamine tentait de saisir. Gisèle aussi, était très fière de sa grande fille. Elle répétait à tout bout de champ, que c’était une très belle fille, etc., etc. Vers dix-sept heures, la star de la maison se levait de table, en disant «J’y vais ; j’ai rendez-vous avec Roro pour dîner au restaurant » et elle rajoutait en soupirant « quelle corvée ! ». Christiane, encore sous le charme, embrassait sa sœur en lui lançant un « A la semaine prochaine ! ». La petite, que ses frère et sœur avaient toujours surnommée « Minou » vouait à sa grande sœur, une admiration sans borne. Cette dernière, la fascinait et, l'ayant compris, Ginette veillait sur sa petite sœur en gardant toutefois, une solide emprise sur sa benjamine. Les paroles de la belle étaient paroles d’évangile et donc, Christiane, suivait ses avis et ses conseils, à la lettre.

 

Une nouvelle positive : depuis quelques mois, Christiane, travaillait à la Caisse de Retraite des Vétérinaires, dans le 10° arrondissement. En ce qui concernait la malheureuse expérience de Saint-Ouen, Gisèle l’avait finalement consolée et réconfortée. Lors de cette seconde expérience, les débuts avaient été laborieux ; or, on s’habitue à tout ! Gisèle, lui prenait l’intégralité de son salaire, en lui laissant tout juste de quoi se payer ses collants et ses tickets d’autobus. Les mois se succédaient ainsi, dans la routine. Les parties de boulimie et les crises de foie, étaient toujours à l’ordre du jour. Tout n’était pas négatif… où elle était employée, les toilettes étaient situées au fin fonds d’un long couloir ; ce qui lui facilitait la tâche…

 

Bientôt, le mois de septembre, vint pointer le bout de son nez. Christiane, allait bientôt fêter ses vingt  printemps ; plus exactement, le 08 septembre. Sa mère crut bon de le rappeler à sa fille. Sans relever et avec une moue significative, l’intéressée replongea dans les eaux saumâtres de ses pensées. A ce qu’on dit, vingt ans, est le beau plus jour de la vie (tout dépend pour qui) et, comme l’affirme la chanson : « On n’a pas tous les jours vingt-ans. Ça n’arrive qu’une seule fois seulement… » Heureusement, cogitait Christiane, en son for intérieur. Ses vingt ans ne changeraient certainement rien sa vie. Pourtant – elle l’ignorait – cette année 1970, était l’année des changements, des transformations et de la croisée des chemins. Décidemment pessimiste, elle se disait : « C'est Pas demain que ma chienne de vie va changer ! "

 

« Petite chose, tu as déjà de la vie une overdose et tu t’en fais une névrose car, certes, ce n’est pas l’osmose. Petite, tu n’as pas encore vécu l’apothéose car, sache que l’homme propose et la femme dispose. De la vie, tu n’as rien connu et rien vu, chère petite Rose… »

 

A l’occasion des vingt-ans de sa jeune fille, Gisèle, voulut faire les choses au mieux. D’autant plus, que suite au décès de sa mère - la grand-mère de ses enfants - elle avait touché un joli magot. Un terrain et une maison en préfabriquée qu’elle s’était empressée de vendre. Au grand dam de son fils Charles-Henry, qui habitait ladite maison et qui était très attaché à ce bien familial Il avait eu beau protester en tapant du pied et cognant du point sur la table, Giselle le pria de faire son baluchon et de partir. Elle réserva la salle du bistrot du coin, le lieu même où jadis, son ex-mari Marcello, picolait au-delà du raisonnable. Elle n’est pas rancunière, se surpris à songer, Christiane. La fête se déroula en grande pompe. Auparavant, la reine des réjouissances, dût se faire une beauté. D’abord le coiffeur, de chez qui elle ressortit transformée ; les cheveux courts et crantés sur les oreilles, comme au temps des années folles. Je dois avouer que ça lui allait comme un collier de perles à une vache. Ensuite, la tenue (Very, very, important). C’est Ginette, sa sœur, spécialiste en la matière, qui avait choisi sa robe qui en fait, était son cadeau d’anniversaire. Quand elle découvrit la chose une fois sortie de son paquet, ma très chanceuse Christiane, retint un cri de protestation. Or, se refusant de contrarier son ainée, elle fit le maximum pour se montrer emballée. La robe en question, était longue et de couleur gris/noir (d’un triste !). Le col montait très haut au niveau du cou et les manches « gigot » lui tombaient sur les poignets. Par contre, elle embrassait parfaitement son corps menu et mettait en valeur sa jeune poitrine. Cette robe, comme un fait exprès, était une copie conforme des années 1930… Désappointée, de mauvaise humeur, mal à l’aise, elle se se persuada qu’elle allait à un enterrement.

 

Présentement, Christiane, n’a gardé aucun souvenir du repas de son anniversaire, ni de ses cadeaux. Hormis une chevalière que lui offrit sa tante d’adoption, Monique ; qu’elle porte encore à son petit doigt… Des invités, par contre, elle se souvient encore de certains : Son frère et sa copine, sa sœur et son Docteur, Gisèle et Bernard, Francesca, sa meilleure amie, accompagné de Jean-Michel, son mari et André, son cousin… et pour les autres, c’est le trou noir, le néant. A la fin des festivités, les vieux allèrent se coucher et les jeunes, se concertèrent pour partir danser en boîte. « Tu parles d'un plaisir !» ronchonna la reine de la soirée en s’efforçant de garder le sourire. Enfin, s’il le faut, allons-y ; en voiture Simone ! A peine arrivée, elle réquisitionna un fauteuil, qu’elle ne quitta pas de la soirée. Danser sur la piste à la vue de tous... Plutôt mourir !

 

Il y avait quelques mois, une fille de son âge, entourée de garçons, avait crié haut et fort  et en la montrant du doigt : « Hé, les gars, vous avez-vu la fille, là-bas ?" Tous les regards s’étaient projetés sur elle. « On dirait qu’elle a un balaie dans le cul ! ». La réflexion avait eu tant d'impact dans la salle du café, qu’elle avait déclenché une série de rires hystériques. Nul n'avait soupçonné un seul moment, qu’elle pouvait souffrir d’une maladie… Dépressive et si maigre à l’époque, qu’il lui semblait marcher sur une barre d'équilibriste.

  

Les gens, souvent cruels, ne ratent pas une occasion de vous blesser, en vous atteignant au plus profond. D’autant plus, si vous laisser transparaître quoi que ce soit ; comme la vulnérabilité... VOUS DEVENEZ UNE PROIE. On est toujours victime des failles qu’on laisse transparaître !

 

Christiane songeait à cela, quand Francesca, vint la rejoindre pour l’entraîner sur la piste.

 

« Jamais !! » lui répondit-elle. Scotchée à son fauteuil, il aurait fallu un escadron, pour la déloger !

 

.................................................................................................A  suivre

 

Bye, bye, les blogueurs !

Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 23:05

 

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................................................................................... 7ème épisode

 

 

 

Deux semaines après les réjouissances, Giselle, prit sa fille à part, pour lui annoncer quelque chose d’extrêmement important. Christiane, toute excitée par sa curiosité féminine, ne se fit pas prier. Elle ne fut pas déçue… Lorsqu’elle sut de quoi il s’agissait, tous ces os ce glacèrent et elle sentit des sueurs froides, courir le long de sa colonne vertébrale. Paris, étant - selon le médecin - déconseillé pour Bernard, son compagnon... avait commencé Jeanne, il  était urgent qu’il quittât la capitale pour un air plu sain, comme la campagne. Aussi, avait-elle rajouté, en fuyant le regard effaré de sa fille, une Agence Immobilière de l'Aisne, lui avait proposé un bistrot qui était à vendre (le genre de bouiboui qui fait tabac, épicerie et bazar) et pour lequel elle avait posé une option. D’ailleurs, la signature entre les propriétaires et les acheteurs, était prévue le dimanche suivant. D’ici trois mois, ils devraient avoir déménagé, pour rejointdre un bourg appelé «LES MOINES». Le trou du cul du monde… «Surtout, ne te tracasse pas, ma chérie, j’ai tout prévu. Nous allons te chercher un studio… » Sur ce, elle avait attiré sa fille contre sa poitrine, en lui déclarant qu’elle l'aimait, qu’elle ne serait pas si loin et qu’elle pourrait venir quand elle le souhaiterait, etc., etc.… Mon essentielle, avait la sensation d’avoir pris un douche froide. Prise de stupeur, elle ne rajouta aucun commentaire, mais un vague sentiment de trahison, la pénétra de haut en bas. Sans doute, pour chasser ses mauvais génies, ce soir là, réprimant un irrépressible envie de pleurer, elle se repût jusqu’à l’écœurement.

 

C’est à Saint-Ouen, que Giselle, dégota un studio de vingt mètres carrés au 97, rue des Rosiers ; une des rues les plus célèbres des « PUCES ». L’immeuble était cradingue et vétuste. L’entrée, à elle seule, avec ses boîtes aux lettres déglinguées, ses détritus traînant à même le sol, était un vrai coupe jarret ! C’est simple, le délabrement et les odeurs, aurait fait fuir une armée de clochards. Gisèle, s’adressant à sa fille qui était devenue diaphane, s’empressa de la rassurer : « Ne te fie pas aux apparences. Tu vas voir ; ça va te plaire… » Au bout d’un long couloir, elles arrivèrent dans une cour cernée d’immeubles, aussi sales et délabrés les uns que les autres. A gauche, un escalier en fer, donnait sur l’extérieur. Christiane suivit sa mère qui montait les escaliers, tout en sortant des clefs de son sac, qui servirent à ouvrir une porte. Il est vrai que la jeune fille s’était attendue à pire. Deux petites pièces donnant sur la rue et un passage étroit qui pouvaient servir de cuisine ; cependant… ni toilettes, ni salle de bain. Christiane en fit la remarque… Sa mère, pareille à un Agent Immobilier pressé de vendre sa camelote, lui venta les bons côtés du bien tout en faisant son possible pour la tranquilliser. Et puis, enchaîna-t-elle, « Coco », un de leurs amis à elle et son compagnon, s’était proposé pour faire les travaux ; un cabinet de toilette et une petite cuisine, toute en longueur.

 

Apparemment, c’est déchargé d'un gros poids et, réellement plus détendue, que Gisèle referma la porte du minuscule appartement. Une corvée de faite ! A aucun moment, elle  ne s’était préoccupée de la sécurité de sa fille. Et surtout, si Christiane se sentait prête à vivre dans un tel lieu, avec les risques que cela comportait, en tant que « femme » jeune et attirante.

 

L’appartement fut habitable plus vite que prévu. Comme convenu, Coco, installa des toilettes et un grand lavabo au bout du couloir et lui aménagea une miniscule cuisine. Sa mère, acheta des meubles de style espagnol, des stores et des voilages pour les fenêtres, un grand lit, avec un beau dessus de lit en satin jaune, pour la chambre, un poêle à gaz pour le chauffage, une télévision, un petit réfrigérateur et une cuisinière. Léon, colla du papier peint sur les murs et Coco, refit le carrelage. L’ensemble, une fois fignolé, ressemblait à une maison de poupée, accueillante et douillette.

Que demander de plus !

 

C’est avec beaucoup d’appréhension, que Christiane, songeait au prochain départ de sa mère. L’idée de se retrouver dans ce bouge et totalement seule, la terrorisait. Gisèle avait tout programmé. Pour ouvrir un compte bancaire à sa fille, elle l’avait émancipée car, à cette époque, la majorité était à vingt et un ans. Charles-Henry et Ginette, les deux ainés, furent sollicitées pour visiter le petit bijou, comme disait leur mère. Dieu sait, qu’il n’y avait pas de quoi faire des jaloux… Or, ces derniers, mesquins de nature et ayant manifestement une dent contre leur petite sœur, protestèrent en disant « et nous… ? ». Jeanne, par soucis d’équité, leur versa une somme en espèces - alors qu’elle n’était pas obligée - en compensation de « cette flagrante injustice ».

 

En ce qui concerne mon héroïne, Christiane, le départ définitif de ses parents est resté trouble ; un trou noir sans ombre ni faille. Aussi noir que le couloir de l’immeuble dépourvu d’électricité. Aussi noir que ses nuits de terreur devant l’écran sombre de ses illusions. Aussi noir que les rues de Saint-Ouen, si tristes et si désertes, en semaine. Aussi noir que ses idées ourlées de mélancolie, d’angoisse et de désespoir. La pauvre, était loin de se douter, qu’elle resterait des années dans cet endroit sinistre où, en fait, elle était la seule et unique française. Le reste des locataires, sans exception, étaient d’origine maghrébine et sud-africaine. Elle dut dominer ses peurs, en se persuadant du bon côté des choses. Intérieurement, elle se disait : au moins, à présent, je suis tranquille. Personne n’est là pour me sermonner ou pour me juger ; et le nec plus ultra, c’est que je dispose de toilettes personnelles !

 

Elle n’est pas belle la vie ??

............................................................................................................ A suivre

A plus, les blogueurs !

Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 15:40

 

 

011V

 

................................................................................... 8ème épisode

 

La vie à Saint-Ouen était des plus tristounettes ; lugubre, austère… Désormais, mon Amérique à moi, se levait à six heures du matin, alors, qu’elle devait être opérationnelle sur son lieu de travail, à huit heures trente… Maso ?? Pas du tout ! Cherchez l’erreur ! Trop affamée, elle démarrait ses journées par un petit déjeuner conséquent, plus vite avalé qu’un hanneton par un canard et, qui finissait direct dans les toilettes. Ce rite accompli, elle s’habillait et partait à pieds en direction de la Porte de Clignancourt, où elle sautait dans le bus « 56 » qui la déposait au coin de la rue de Charonne, sis la Caisse de Retraites des Vétérinaires.

 

Au bureau, l’ambiance était plutôt cool, bon enfant… Il n’y avait pour ainsi dire que des femmes, hormis le comptable, l’aide-comptable et le Directeur que tous, surnommaient « BARBICHOU», à cause de sa ressemblance avec le capitaine NEMO. Quant à Christiane, peu loquace et toujours sur ses gardes, tout en tapant ses cartes perforées, tendait une oreille indiscrète aux conversations de ses collègues féminines. Parfois, c’était carrément harde ! En effet, ces dames, se rapportaient - sans aucune pudeur - leurs problèmes intimes ; qu’ils soient d’ordre de couples ou sexuels. Mine de rien, sans émettre le moindre commentaire, Christiane prenait à leur insu, des cours d’éducation sexuelle, gratos ! Toutefois, je pense qu’il est utile de souligner que Gisèle n’avait jamais rien caché à sa fille, en ce qui concernait les rudiments de la procréation. Sa sœur, l’avait seulement perfectionnée, en l’emmenant un soir, visionner un film porno ! Ce qui l’avait fortement perturbée !! Ledit film, interdit au moins de 21 ans (cherchez l’erreur !) fut sa première confrontation avec le sexe - si je puis dire –.

 

La seconde fut la suivante : elle devait être âgée de treize ans. Une nuit, elle fut réveillée par des bruits étranges. Des halètements suivis de râles étouffés, entrecoupés de petits cris, comme ceux d’un animal blessé ; et d’une ampleur déconcertante. Intriguée et alarmée, la gamine, toute chamboulée, s’était assise sur son lit en tendant l'oreille à son maximum. Sa mère serait-elle souffrante ? Son premier réflexe fut d’ouvrir la porte pour courir à son secours ; or, une petite voix, lui insuffla de ne surtout pas bouger de son lit. Un sixième sens… ? A cet âge, si l’on est trop ignorant pour éclaircir un phénomène aussi scabreux, on se tourne vers ses camarades d’école. Très vite mise au parfum, Christiane comprit enfin pourquoi sa mère l’incitait chaque dimanche après-midi, à aller au cinéma. En se remémorant ces fameux dimanches, elle déplora que cette dernière, pour satisfaire des besoins certes naturels mais basiques et qu’elle aurait pu dominer, ait pu expédier sa jeune fille - pour avoir le champ libre -  et qui, because, l’embarrassait. Au lieu de s’enfermer dans une salle de cinéma, Christiane, aurait pu n'en faire qu'à sa tête ou se faire agresser, enlever, violer… Ce qui expliquerait, aujourd’hui, son aversion pour le septième art !!

 

Certes, le quotidien à Saint-Ouen, n’était pas folichon. Certains dimanches, ne sachant que faire de sa peau, la tête bassinée d’idées noires, elle partait se balader le long du périphérique. Du samedi au lundi, l’endroit était trop surpeuplé et bien trop bruyant… Les trottoirs, désertés une partie de la semaine, grouillaient de monde. Des gens de tout bord, de tous âges, de toutes nationalités, flânant, chinant, fouinant, marchandant sur les étales des brocanteurs et des boutiques de vêtements. Et le soir, à vingt et une heures, la douche écossaise. Plus un chat dans les rues. Que des vitrines aux rideaux fermés…

Un désert et un isolement à couper au couteau !

 

.............................................................................................................. A suivre

 

Bye, les blogueurs !

Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 18:53

 

............................................................................................... 9ème épisode
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Christiane, courait allègrement sur ses vingt et un ans et n’avait toujours pas de petit ami. Ses collègues de bureau, après l’avoir suffisamment «cuisinée», avaient été surprises d’apprendre qu’elle était toujours pucelle. Pu celle que vous croyez ?? Elle était peut-être d’une race en voie de disparition… ? Normalement, à protéger !! Toujours est-il que ces dames n’avaient jamais entendu une chose pareille ! Depuis, les réflexions et les quolibets à son encontre, fusaient. Etait-ce une tare, une malformation, une déficience sexuelle ou mentale ? se demandait la jeune fille, désemparée. Néanmoins - ce qui la rassénérait, c’est qu’elle ne se sentait pas du tout attirée par les femmes… C'était déjà cela !! Malgré elle, ce qui avant était loin d’être un problème, désormais, lui prenait la tête !

 

Un dimanche, alors qu’elle flânait dans les rues ensoleillées des Puces, un vendeur au physique aguicheur, l’ayant repérée, tenta une approche. A la fois flattée et sous le charme du jeune homme, Christiane, céda à ses bavardages en lâchant au passage, quelques confidences. Pour faire court, quelques jours après, le beau ténébreux lui proposa de l’inviter au restaurant. Pour ce faire, alors qu’il était très conscient de l’ascendant qu’il avait sur la jeune fille, il lui suggéra de venir au paravant boire un verre chez lui. Mal à l’aise et méfiante de nature, la belle protesta en lui expliquant qu’elle n’était pas le genre de fille à suivre le premier venu, etc. L’autre, l'air avenant, insista lourdement en objectant qu’elle n’avait rien à craindre, etc. En l’occurrence, manquant ce jour là de perspicacité, ma préférence à moi, abdiqua devant le Diable… Un piège savamment orchestré qui allait la marquer au fer rouge pour le reste de son existence, en l'atteignant de plein fouet, dans son honneur et son identité de femme.

 

L’appartement se trouvait au deuxième étage d’un immeuble banal. Sa décoration était sobre et les pièces, spacieuses. Se laissant subtilement embobiner et rassurer, Christiane la timide, Christiane la prude gamine, eut assez d’audace pour se laisser entraîner, nue, dans le lit de ce garçon qu’elle connaissait à peine. Au moment crucial, la sonnerie du téléphone se déclencha. Dring ! Instantanément, en ayant soin de prendre la tête de circonstance, le jeune homme, répondit illico «C’est bon ; à tout à l’heure ! ». Ce fut machinal. Recouvrant d’un coup ses esprits, Christiane, sentit ses os se glacer. Pauvre gourde ! Elle avait servi d’appât ! Incapable de dominer sa frayeur, elle se saisit de ses fringues et, terrorisée, prit ses jambes à son cou en se précipitant tout droit sur la porte. Trop tard… Un tour de clef dans la serrure et, une armada de jeunes, dont une fille, surgirent tels un diablotin de sa boîte. Pareils à une horde de fauves affamés ; ils se jetèrent sur elle, en essayant de l’immobiliser. C’est affreux, la peur… ςa vous tétanise, on claque des dents, le cerveau ne répond plus, bref, on est plus soi-même. Christiane, obsédée par l’instinct de survie, les jambes flageolantes, hurlait comme une damnée en priant Dieu de toutes ses forces. Tentant d’esquiver l’avalanche de coups qui s’abattait sur elle, la malheureuse, se débattait comme une tigresse, à force coups de pieds et en déployant tout ce qui lui restait d’énergie, pour les mordre sauvagement. C’était un cauchemar ; elle allait bientôt se réveiller... Des mains d’inconnus aux regards lubriques, parcouraient son corps dénudé, pareil à un cocon d’asticots sur une rose. Elle était cramoisie de honte. C’est avec un ultime soubresaut, qu’elle réussit à se dégager et à franchir la porte, en dégringolant quatre à quatre les marches de l'escalier, au risque de se briser les os. Ils allaient la poursuivre, quand elle entendit un bref « Laissez-là donc partir ! ».

 

Ouf, merci, mon Dieu ! A moitié anesthésiée, elle se rhabilla fébrilement, dans le couloir. Elle percevait encore leurs ricanements et leurs moqueries salaces. Tremblant de tous ses membres, le cœur battant à cent quarante, elle respira une grande bouffée d’air brûlant, en savourant comme un bagnard, ces minutes de liberté. Non. Le monde ne s’était pas arrêté pour autant… Cette fille… quelle horreur ! Elle lui rappelait la rousse nymphomane, alcoolique et totalement cinglée, du film « L’INSPECTEUR HARRY » avec CLEANT HEASHOOD. La femelle, primitive et sans pitié, était l’instigatrice du viol en réunion de deux sœurs dont la plus jeune, à jamais démolie et traumatisée, avait fini dans un asile psychiatrique.

 

Christiane, choquée, s’assit un long moment sur le trottoir, afin de récupérer et réfléchir. Elle revenait de loin ! Que ceci lui serve de leçon… se dit-elle, en pensant à sa mère. Pourquoi l’avait-elle laissé à la merci de ce genre de loubards ? Quand elle sortait à peine de l’enfance ! Ce constat lui déclencha un chagrin insurmontable. Un flot de larmes la submergea sans qu’elle pût les contenir. Ce qu’elle éprouvait à cet instant précis, elle n’aurait pu le traduire, ni le peindre, ni le raconter ; mais elle souffrait dans ses tripes. Malgré elle, on l’avait humiliée, salie, souillée. Toutes ces larmes étaient exutoires.

Personne ne devait savoir et personne ne sut jamais.

 

Bisous à tous !!
.............................................................................................................. A suivre

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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 19:35

....................................................................................... 10ème épisode

 

Tant bien que mal, la vie continuait, au 97, rue des Rosiers. Christiane, avait empaqueté ses récents déboires, dans un coin perdu de sa mémoire. La honte et la peur des humiliations, ayant pris le dessus, elle pensa qu’il serait plus sage qu’elle se fasse oublier. Chez les commerçants des Puces, les rumeurs allaient bon train ! A une telle vitesse, qu’elles se transmutaient de bouche à oreille ; et pas au bénéfice du doute ! Tout serait déformé ; évident ! Qu’il s’agisse de viols ou de simples tentatives de viol, les langues, avec un acharnement non contenu, se délient. Aux yeux de la société, c’est la fille qui a toujours tord. La source de toutes mes espérances était condamnée d’avance. Déjà, elle imaginait les commentaires. Entre-nous, pourquoi cette petite trainée, l’avait-elle suivi ? Pour faire du tricot ? Bien fait pour elle ! Et puis, elle l’avait bien mérité et s’en était sortie à trop bon compte ! Christiane ne se sentait pas la force de subir la méchanceté ambiante, les allusions, les sarcasmes et qui sait… les insultes. !

 

De toute façon, chaque fin de semaine, le vendredi soir, elle prenait le train Gare de l’Est, en direction de Château-Thierry. Son beau-père, Bernard, l’attendait dans sa voiture garée devant la gare, pour rejoindre le bourg ou se trouvait le café/tabac/épircerie de ses parents. Certains week-ends, son frère Charles-Henry, se joignait à elle. D’ailleurs, à l’époque, tout le monde, famille et amis, venaient passer les fins de semaine : Sa sœur Ginette et Roland, surnommé « Roro », Son frère et sa petite amie du moment, Monique, la sœur de Bernard qui, rongé par un cancer de l’intestin, venait se reposer un laps de temps. Sa copine Francesca et son mari, etc. Dans le troquet, l’alcool - gratos pour les invités - coulait à flot et la bouffe était correcte ! Alors ? Pourquoi s’en seraient-ils privés ; puisqu’ils y étaient conviés ! Son frère, avait même organisé un méchoui avec de la musique et tout le tintouin !

 

Le plus ennuyeux, pour Christiane, c’était de se lever dès l’aube le lundi, pour se rendre à la gare et reprendre ses activités. Depuis prés d’un an, qu’ils avaient pris le relai des anciens propriétaires, Giselle et Bernard, s’étaient vite accoutumés à leur nouvelle vie ainsi qu’à la clientèle : pour la plupart, de jeunes désœuvrés, des ouvriers et des paysans. Christiane, qu’elle se trouvât "Au Moine" ou à Saint-Ouen, continuait ses séances de grandes bouffes qui se terminaient obligatoirement au même endroit. Parfois, à deux doigts du malaise, elle se précipitait – in extrémiste – sur la cuvette des toilettes, en dégueulant ses tripes. Comme si elle devait exorciser un mal être profond et indéfinissable… Le seul inconvénient, lorsqu’elle séjournait chez ses parents, c’était l’accès auxdites toilettes. Celles-ci, étaient mitoyennes à leur chambre. Le moindre bruit résonnait. Un exemple : le lendemain du méchoui, son beau-père, fit la remarque suivante et devant tout le monde. « J’sais pas qui a dégueulé cette nuit, mais ça y allait !! » L’intéressée avait fait mine de de d'avoir rien entendu.

 

En fin de compte, la question était la suivante : comment Giselle s’arrangeait-elle, pour ne rien voir ? Feignait-elle de ne pas s’apercevoir que sa fille mangeait comme dix, alors qu’elle était aussi grosse qu’un fétu de paille ! A moins, qu’effectivement, elle fut aveugle… Ou bien, comme Ponce Pilate, elle s’en lavait les mains. Et en fin de compte, n’avait-elle pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour soigner et guérir sa cadette... ? Sans doute estimait-elle n’avoir rien à se reprocher… Pour Christiane, ça ne restait que des suppositions car elle ne pouvait hélas, disséquer les pensées les plus intimes de sa mère. Non seulement, elle se détruisait la santé à petit feu mais également, cette boulimie incessante, lui coûtaient les yeux de la tête. Son salaire était décent ; soit ! Or, le loyer, plus exactement les traites du crédit de l’appartement, additionnées au gaz/électricité et autres frais divers, les fins de mois s’avéraient difficiles. En vérité, elle s’acquittait chaque mois d’une certaine somme, pour un appartement dont elle ne serait jamais la propriétaire. Pour la simple raison que Giselle, n’avait pas pris la peine d’entamer la moindre procédure, pour qu’il soit à son nom ! En outre ses deux ainés,Charles-Henry et Ginette, aurait hurlé à la spoliation ! Quoique, ces deux pingres égocentriques, avaient déjà reçu de leur mère, une somme rondelette ! Leur cadette, la pauvre « MINOU », la bonne pâte, n’avait rien eu ; si, quelques meubles et ses yeux pour pleurer !

 

Un matin, surprise ! Christiane se préparait à aller travailler, quand elle sentit un liquide couler le long de ses cuisses. Du sang !! Incroyable. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, s’était-elle, dit, pendant ces cinq dernières années. Et franchement, cet état propre à toutes les femmes en âge de procréer, ne lui avait pas manqué… (Maux de ventre, nausées, vertiges, sautes d’humeur et, j’en passe !). Puisqu’elle ne pouvait rien changer à la nature, elle clama à haute voix, avec un sourire mi-figue, mi-raisin, « Bienvenue chez toi». Présentement, elle en savait suffisamment, pour connaître les risques de tomber enceinte… A ce sujet, elle n’avait aucun souci à se faire ! L’horrible mésaventure, la rappellerait à l’ordre.

 

    Désormais, celui qui pourrait se vanter de l'avoir eu, n’était pas encore né !


...................................................................................................... A suivre

 

Bye, les blogueurs !o2r9x0o8

Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 17:19

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........................................................................................ 11ème épisode

 

Très vite, à "LE MOINE", ce fut la déconfiture. Par le biais du Diable, qui sait… ? Le quotidien était devenu un enfer ; tout s’était désagrégé. Gisèle, pourtant comptable de son métier, s’embrouillait dans les chiffres en confondant « bénéfice et chiffres d’affaires ». Elle-même et son compagnon, étaient devenus les principaux clients de leur propre commerce. Souvent, ivres-morts, dans l’incapacité d’assumer leur travail, ils fermaient boutique pour s’offrir un roupillon comateux, duquel ils émergeaient souvent très tard. Tous les habitants du bourg, ainsi qu’aux alentours, s’interrogeaient sur ces parisiens qui préféraient faire la nouba plutôt que de se mettre sérieusement au boulot. « Ricard » et tiroir-caisse, jouaient au ping-pong,en se renvoyant la balle. Giselle, était devenue irascible et méchante. Les altercations entre elle-même et son concubin, étaient fréquentes. Ils s’engueulaient pour des broutilles et le moindre mot de travers, mettait le feu à la poudre. Monique, la sœur de Bernard, qui débarquait pour de fréquents séjours chez son frère, était devenue le bouc-émissaire de Gisèle, qui clamait volontiers en hurlant « Ta sœur, ta sœur… J’en ai marre de ta sœur ! » Un matin, levée du pied gauche, elle prit la pauvre femme pour cible qui, je le réitère, souffrait d’un grave cancer du colon. Après l’avoir affublé de tous les noms d’oiseaux et adjectifs sortis de son répertoire personnel, elle redoubla de colère en rajoutant qu’elle ne pouvait plus supporter ses jérémiades de comédienne et que la porte lui était grande ouverte. En clair, elle lui pria de faire ses bagages et de disparaître !

 

Pour Monique, ce fut significatif et surtout, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Sans rien dire, elle s’exécuta, fit ses valises et demanda à son frère de la conduire à la gare de Château-Thierry. En réalité, ce fut un adieu car, ils ne se revirent jamais. Atteinte au plus profond, elle ne pardonna jamais à sa belle-sœur de l’avoir virée comme une malpropre, sans le moindre égard pour ses souffrances. Ceci expliquant cela, elle fit également une croix sur son petit frère Bernard, qu’elle adorait.

 

Quant à Christiane, ma préférence à moi, de son univers fermé, elle contemplait tout ce gâchis ; le cœur lourd et en imaginant le pire. Les week-ends, ses parents étant trop abrutis par l’alcool, elle prenait le relais en s’installant derrière le comptoir. Si bien, que du vendredi soir au dimanche soir, le bistrot ne désemplissait pas. Tous les garçons de la région venaient pour plaisanter, se changer les idées, jouer au baby-foot et boire de la bière. Christiane, étant toute jeune - et malgré ce qu’elle pensait d’elle-même - était ravissante, attirait la clientèle. Hélas, une fois cette dernière repartie, les volets – irrémédiablement – se baissaient de nouveau.

 

Gisèle passait ses nerfs sur tout le monde ; même sur sa jeune fille qui, pourtant, l’aidait au maximum. Un dimanche après-midi très ensoleillé, la jeune fille était installée en terrasse en compagnie deux garçons, avec qui elle venait d’engager la conversation. Sa mère, l’ayant surprise dans un comportement - selon sa théorie - indécent, se pointa telle une furie en agressant les deux jeunes et en traitant - au passage - sa fille de putain. Au paroxysme de son délire et écumant de colère, elle lui balança deux beignes magistrales, en pleine figure. Quelle honte ! Les larmes aux yeux, Christiane, partit se réfugier dans sa chambre. Certains alcooliques, une fois pleins, se contentent de dormir. Or, en ce qui concernait Giselle, l’alcool lui montait à un tel point à la tête, qu’elle en devenait redoutable. Entre deux comas éthyliques, le couple « Lefau », fit faillite et dut obligatoirement déposer le bilan. Cette folie, ce semi-suicide, avait engendré le congé – je dirais même mieux, la débâcle - de tous les ex-noceurs.

 

Résultat : plus un sous en caisse, ni à la banque et des dettes pour des années. Il y eut évidemment une liquidation judiciaire. Le petit appartement de la rue des Rosiers, qui n’appartenait pas à Christiane, fit partie du lot. Les anciens propriétaires, anéantis, récupérèrent - dans un piteux état -  leur petit bijou auquel il tenait tant et qu’ils avaient dû vendre, aux fins de  profiter d’une retraite bien méritée. Pour eux, vieux et fragiles, le monde s’écoulait. Après avoir dû avaler et digérer les blâmes et les reproches du couple de vieillards, Giselle et Bernard, furent gentiment priés de mettre les voiles. Pour seuls biens, leurs vêtements et quelques objets personnels, indispensables. Redevenus lucides, ils durent faire face à leur désespoir, à leur chagrin, à leur solitude, et tout bonnement, à leurs regrets… Dans une misère noire, il était plus que nécessaire qu’ils se mettent à la recherche d’un logement, pour éviter de dormir à la belle étoile.

 

En ce début des années soixante-dix, les emplois foisonnaient. Ils ne furent pas longs à trouver un emploi d’aides cuisinier, dans un restaurant pour routiers « L’Auberge  Rouge », avec comme gros lot, un logement de fonction. Ne dit-on pas que nous avons tous un Ange Gardien ? Ils disposaient d'une coquette maison d’un étage, d’une cave et d’un garage, en plein centre du village. A l’endroit même ou trônait, comme un pied de nez à leur passé, le bar du village !! Dans la vie, il n’y a pas de coïncidences. Un proverbe est à retenir : « Rien n’est jamais acquis ». C’était descendre bien bas, après avoir eu une situation assise et avoir hérité d’un capital !!

 

Bye, bye, mes chéris !
............................................................................. A suivre

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CHRISTIANE

  • Petite autobiographie en famille
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  • PARIS
  • ex danseuse secrétaire bureautique et à l'heure d'aujourd'hui écrivaine. Je suis perfectionniste sévère avec moi-même sophistiquée en apparence
  • En dépit de mon âge certain, je demeure une femme enfant. Hypersensible, artiste dans l'âme, croyant en un Dieu intelligent, ourlé d'amour et de compassion. Je suis une solitaire qui, jusqu'à présent, se livrait peu. Because, souvent déçue.
  • 08/09/1950
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  • : Petite autobiographie en famille
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  • : C'est ma vie, semée de difficultés et de chagrins, de ma naissance à aujourd'hui... Au-delà, perce l'hypersensibilité d'une écorchée vive. D'où, des poésies, des coups de gueule sur l'injustice des hommes, des articles sur la vie après la mort ; en bref, l'ésotérisme pour lequel je me passionne. Mon roman d'aventures animales "AINSI SOIT-IL", resté dans les oubliettes, est mon grand échec. Depuis quelque chose s'est brisé au sein de mon âme. Car ce livre, d'utilité publique,tou
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La danse classique

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J'ADORE VISUALISER DES BALLETS DE DANSE CLASSIQUE TELS QUE

"LA MORT DU CYGNE" OU "CASSE NOISETTE"

 

C'EST UN ART A PART ENTIERE QUI EXIGE TANT DE DISCIPLINE ET DE TRAVAIL POUR ARRIVER A L'EXCELLENCE.

 

IL NE SUFFIT PAS D'ETRE DOUE POUR ACQUERIR TOUTE LA GRACE SPECIFIQUE A UNE ETOILE D'OPERA.

    CELLE-CI DOIT MAITRISER SES ATTITUDES, SES POSITIONS, 

SES MOUVEMENTS, SES EXPRESSIONS ET

FAIRE TRANSPERCER SES EMOTIONS

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MON LIVRE D'OR

Avez-vous déjà eu l'occasion d'assister à un spectacle de danse orientale ? Ne trouvez-vous pas que c'est un art à part entière...? Et que cette danse est envoutante, sensuelle, lascive et extrêmement gracieuse...? Pouvez-vous l'espace d'un instant, vous imaginer au fin fond du désert, dans le palais d'un Maharadja, qui n'a jamais eu le privilège de vous voir danser. Vous scintillez, vous ondulez, vous ensorcelez.  Vous vous confondez et vous ne faites plus qu'un avec la musique. Vous n'êtes plus qu'une seule entité. Vous êtes admirée, avationnée telle une muse, une déesse...

 

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Comme passion, je n'ai pas que la danse orientale et ses costumes féériques... Je suis passionnée d'ésotérisme et de voyance (je possède à peu près tout ce qui existe comme jeux de cartes divinatoires). Mais, aujourd'hui, je pense que la lanterne qui éclaire mon chemin assez chaotique, a clignoté à un moment donné. Sans doute en 2004, où l'envie m'est venue d'écrire un roman, inspiré par ma petite chienne Cannelle, morte la même année, après une longue maladie. Désormais, son âme évolue dans l'au-delà. Pendant quelques années, j'ai cru la sentir marcher sur mon lit, la nuit où à l'aube. Même mon mari, qui dort dans la mezzaline de l'autre chambre, a senti sa présence à maintes reprises. Comme monter les marches de l'escalier ou se frotter contre lui. Pourtant ce dernier a toujours nié non-seulement l'existence de l'âme, mais aussi ce genre de phénomène !  J'ai adoré cette bête, au comportement si humain. Comme on dit bêtement, il ne lui manquait que le langage ; or, ses yeux, ainsi que ses expressions, en disaient très long !

 

Comme tous les animaux apprivoisé par l'homme, elle nous vouait une véritable dévotion.

 

Depuis l'édition de mon roman, je crois savoir, de plus en plus, qui je suis vraiment.

 

Je suis née pour donner, comprendre et aimer.

 

J'aime tous les animaux et j'ai du mal à comprendre qu'il y ait des êtres assez cruels et barbares, pour les faire souffrir gratuitement, afin d'assouvir leurs bas instincts

 

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C'est un faible échantillon de mes senblables... Tous, sans exception, on le droit de revendiquer - comme tout être vivant sur cette planète, le droit à la VIE, le droit à la LIBERTE, le droit à l'AMOUR et le droit au RESPECT.

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 Moi, Cannelle, je hurle avec les loups ; les animaux les plus méprisés de la planète.

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