Partager l'article ! Au feu !!!: . ............................................................... ...
.
....................................................................................................14ème épisode
Mon Amérique à moi, étaient devenue une très jolie poupée. Si l’on se fiait à son apparence et à son comportement, on pouvait la qualifier de volage et de superficielle. Petite de taille, cependant élancée, elle était toujours juchée sur des talons hauts et aimait porter de jolies robes aux décolletés plongeants qui lui allaient à ravir, ainsi que des pantalons qui mettaient sa silhouette en valeur. Ce physique attirant, émoustillait les garçons qui tournaient autour de la jeune fille, comme des abeilles autour d’un pot de miel. Or, les faux-semblants, sont souvent trompeurs… Que ce soit sur le plan négatif ou positif…. Au sein de notre société, les critiques, les vilénies, procurent un certain bien-être à des hommes et à des femmes de tout acabit et de tout horizon. Ces derniers, très mal dans leurs baskets, envieux et frustrés (surtout les femmes ; qu’elles soient jeunes ou vieilles) éprouvent un besoin pervers de juger et de condamner, en propageant rumeurs et propos humiliants qui sont d’autres parts, toujours rapportés déformés et plus avilissants, encore… Pris dans la masse, les êtres humains sont, à quelques détails près, identiques. (Il existe des exceptions ; heureusement !) Beaucoup, pour des raisons obscures, ne supportent ni la beauté et ni la jeunesse, qui les importunent. Gorgés de rancœur et d’aigreur pour ce qu’ils n’ont pu être ou pu faire, ils se gâchent la vie à petit feu en se complaisant dans leur solitude et leur médiocrité.
Christiane, née sous le signe de la Vierge, avait deux visages. Un pour les étrangers et l’autre, seulement pour les intimes. (Les vrais) On aurait pu l’appeler « Le Miroir à deux faces » car, il aurait suffi de racler le dessus de sa carapace, pour découvrir une hypersensible éternellement en souffrance, une jeune fille spontanée, généreuse, bienveillante avec son prochain et, d’une crédulité à faire pleurer. « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » déclarait le regretté Jean Yann, dans un de ces films. Ceci, afin que vous sachiez qu’il ne faut jamais propager des ragots sur qui que ce soit, sans le connaître personnellement ; et même… c’est laid et indigne de l'être humain !
Christiane, Juste et Pupuce le chien, faisaient toujours autant la java. « Java, qu’est-ce que tu fais là… ». Souvent, les retours à la maison étaient houleux et féroces, sur le plan verbal. Juste, d’une nature possessive – comme beaucoup d’hommes -, ne supportait pas de voir sa copine danser, causer ou flirter ouvertement, avec un autre garçon. « T’inquiète ; cela n’ira pas plus loin… », Rétorquait-elle, pour le calmer. De temps à autres, ils prenaient "la tire" qui fonçait tout droit vers l’Auberge du Chaperon Rouge, pour rendre visite à Giselle et Bernard, qui exerçaient toujours les métiers d’aide-cuisinier et de femme de ménage. Christiane, afin de les aider, arrivait les bras chargés de provisions. Ceux-ci, en dépit de leurs revenus plus que modestes, étaient souvent attablés en terrasse, à l’heure de l’apéritif. D’autant plus, qu’ils s’étaient faits de nouveaux amis, à la fois bringueurs et buveurs : Jean et son frère, alcooliques invétérés et, Françoise, plus sobre, qui était veuve. Les mois de juillet et août de cette année là, furent très secs et étouffants. Et, sans une goutte d’eau aux robinets, c’est mille fois plus pénible ! Comme lors de toute coupure d’eau, le couple s’en accommodait, en espérant des jours meilleurs. Avaient-ils d’autre choix ? Non. Malgré cette pénurie incontournable, la maison restait accueillante et conviviale. Juste, avait des tas d’amis qui étaient devenus les amis de Christiane. Les amis de tes amis, ne sont-ils pas tes amis ? Bien sûr ! On comptait, entre autres, Didier D.., le fils et petit neveu de la famille F., qui possédait deux magasins de tapis et moquettes, rue des Rosiers, Francesca, l’amie d’enfance de Christiane, qui venait souvent accompagnée de son mari Jean-Pierre, jusqu’à ce qu’elle divorce et se mette en ménage avec qui ?? Devinez… ? Le beau Didier de la rue des Rosiers ; et ceci, avec l’aide d’une entremetteuse... Madame Christiane !!
Un soir, Juste, rentra à la maison le visage rayonnant, accompagné d’un inconnu, dénommé Patrick. « Je te présente un ami » déclara-t-il… « Christiane, ma femme… ». Il était toujours fier de l’exhiber au regard de ses amis. Le loup dans la bergerie ? Pas impossible. Car, aussitôt que Christiane eût touché la main du jeune homme, elle ressentit comme une décharge électrique vibrer dans tout son être. Et ce fut réciproque ; ça se voyait comme le nez au milieu de la figure ! Ce soir là, sur des petits nuages, elle mit les petits plats dans les grands. Au terme du dîner, Juste, prit l’initiative de mettre de la musique.
Mon Essentiel, dansait collée/serrée contre Patrick, lorsqu’à cet instant précis, des voisins se mirent à hurler « Au feu ! Au feu ! Soudain, ce fut l’affolement général et le branle-bas de combat ! Bien sûr, les pompiers furent appelés en urgence. C’est à grande force de matériel, qu’ils arrivèrent sur les lieux, peu de temps après. Pimpon, Pimpon… Avec un savoir-faire indéniable et une rapidité surprenante, ils déroulèrent le gros tuyau d’arrosage qui fut traîné jusqu’au robinet de la cour ; et, comme dans « surprise, surprise… » Ils en restèrent suffoqués ; sur le cul ! : Aucune goutte d’eau ne sortait de ce satané robinet ! Dans toute leur carrière, ils n’avaient jamais vu une chose pareille !! Perdant un temps précieux à trouver une solution, une fumée épaisse avait déjà envahi les escaliers et commençait à s’étendre dans toute la cour.
Comme tout être humain dont l'instinct de conservation s'exprime, dans ces moments de catastrophe, on pense d’abord à sauver sa peau et celles de ceux qu’on aime ; et, seulement après, on rassemble dare-dare, toute ce que l’on peut sauver. Christiane, terrorisée par les flammes, fit le vide dans son armoire, en un rien de temps. Ce qui fut expéditif car, elle ne trouva rien de mieux - pour aller plus vite - que de balancer ses précieuses toilettes et autres babioles, par la fenêtre qui était grande ouverte. Les vêtements ainsi jetés, tournoyaient tels des cerfs-volants, avant d’atteindre l’asphalte du trottoir. Ceci fait, elle se saisit de son chien, qu’elle garda serré contre son cœur. Sur le trottoir d’en face, des badauds, un tantinet voyeurs, n’avaient rien perdu de la scène. La tête à l’envers, le cœur battant la chamade, mon Essentiel, préparait frénétiquement ses objets de toilette, lorsqu’en Henri fit retentir un « ils se sont branchés sur le robinet du père Coudy !! Dieu Merci, nous sommes sauvés, pensa Christiane, en poussant un profond soupir de soulagement. De la fenêtre de la cuisine, on pouvait observer les pompiers qui s’attaquaient aux arrivées de gaz. Armés de massues, ils les écrasaient l’une après l’autre, afin de parer l'immeuble contre une éventuelle explosion.
L’histoire se termina avec brio. Nos vaillants pompiers finirent par dompter l’incendie et tout revint dans l’ordre ; ou presque. Ouf ! On revenait de loin. Juste, légèrement amer et le visage sombre, n’eut qu’à déplorer une façon de faire, à son avis, révoltante : ses vêtements personnels n’avaient pas bougé d’un pouce ! « Alors, qu’est-ce que t’attends ??? lui hurla Christiane. « Coure chercher mes affaires avant qu’on me les pique !!
Juste, s’octroya quelques secondes, avant de s’exécuter.
A plus, mes chéris
!
....................................................................................................... A
suivre

Le saviez-vous que, avant de me passionner pour l'écriture et la poésie, j'étais une groupie de la danse orientale ; que j'ai exercé d'ailleurs, en tant que
professionnelle.
Au cas où vous seriez interessées par tout ce qui concerne cet art, contactez-moi. Cela me fera plaisir... Tchao !
Derniers Commentaires