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Beauté : 95 % des femmes n'aiment pas leur apparence physique

95 % des femmes n'aiment pas leur apparence physique

 

(SANTE/NATURE/INNOVATION)

 

J'ai lu sur Internet que, selon les statistiques, 95 % des femmes n’aiment pas leur apparence physique. (1)

Face à un problème aussi généralisé, de nombreux sites et articles proposent des solutions.

Vous avez le choix entre :

  1. devenir enfin belle, via l'usage de cosmétiques, régimes, sport, bronzage, parfois chirurgie (résultat sans aucune garantie) ;

  2. vous persuader que vous êtes déjà belle, sans rien changer à la réalité (méthode Coué) ;

  3. vous convaincre que votre apparence physique n'a aucune importance. Cela consiste généralement à déclarer que c'est « la société » qui est « pourrie », qu'elle impose aux femmes des « standards de beauté déconnectés de la réalité » en donnant des poupées Barbie aux petites filles, en faisant des défilés de haute-couture avec des mannequins squelettiques, à cause des hommes machistes, etc.

Tout cela, à mon avis, ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick.

Et bien que personne ne m'ait demandé mon avis, je vais tout de même dire ce que je pense de ce problème.

Les femmes sont aussi dures avec les autres

Commençons par un chiffre :

Quand on demande aux femmes de juger les hommes, elles considèrent que « 80 % d'entre eux sont plus laids que la moyenne ». (2)

80 % des hommes, donc, aux yeux des femmes, ne sont même pas assez beaux pour mériter d'être étiquetés « moyens » !!

Ce chiffre révèle un fait capital : la plupart des femmes ont un très haut niveau d'exigence.

Faites l'expérience, chères lectrices : la prochaine fois que vous êtes dans un lieu fréquenté, prenez le temps de compter les hommes qui vous paraissent trop laids pour envisager une aventure avec eux. Puis comptez les hommes vous paraissant beaux. Il est probable que vous n'échapperez pas à la règle. Vous verrez environ 9 hommes laids ou médiocres pour 1 homme beau, et peut-être plus encore (d'hommes laids).

Le fait que les femmes ne se trouvent pas belles n'est donc qu'un cas particulier d'une règle générale : les femmes sont exigeantes avec tout le monde.

Un résultat de l'évolution

L'explication pourrait être biologique, un résultat de l'évolution de l'espèce humaine.

Les femmes sont obligées d'être très sélectives parce que ce sont elles qui portent les enfants. Pour concevoir un enfant, il faut un ovule et un spermatozoïde. Or, pour utiliser le langage des économistes, les spermatozoïdes sont très abondants sur le marché, et les ovules très rares.

L'homme fabrique constamment des spermatozoïdes, et ce pendant toute sa vie à partir de la puberté. De plus, féconder une femme n'entraîne pour lui, sur le plan biologique, aucune conséquence (à part bien sûr une forte envie de dormir). Il est donc par nature enclin à disséminer ses spermatozoïdes un peu partout.

Il en va tout autrement pour les femmes. Non seulement elles n'ont qu'un ovule par mois, et ce uniquement de la puberté à la ménopause (environ 35 ans). Mais en plus, une fois l'ovule fécondé, les conséquences pour la femme sont gigantesques : grossesse, accouchement, avec tous les risques que cela implique, puis évidemment l'allaitement, l'éducation, etc. Il faut donc protéger au maximum l'ovule, ne pas laisser n'importe qui le féconder !!

Cela expliquerait l'exigence et la sélectivité qu'ont développées les femmes dans leur appréciation des partenaires potentiels.

Cette exigence dont elles font preuve avec les autres, les femmes se l'appliquent aussi à elles-mêmes. C'est pourquoi 95 % des femmes ne sont pas satisfaites de leur physique, bien que cela ne soit pas du tout justifié.

La vraie beauté

En se jugeant si durement, les femmes font une autre erreur : elles sont victimes du « syndrome du miroir ».

Le « syndrome du miroir » est cette erreur d'estimation que nous faisons tous lorsque nous nous regardons dans le miroir. Qui n'a pas essayé un jour, en se regardant le miroir, de se dire : « Imaginons que je ne me sois jamais vu ; quelle impression est-ce je me ferais ? »

Mais le miroir ne reflète que l'aspect purement « plastique », c'est-à-dire matériel, de notre visage. Boutons, poils disgracieux, dents imparfaites prennent des dimensions disproportionnées.

Or, la « plastique » du corps n'est pas ce qui frappe les autres en premier.

J'en veux pour preuve la surprise qu'on éprouve toujours en rencontrant pour la première fois une personne qu'on ne connaissait qu'en photo. La différence est toujours énorme avec ce qu'on imaginait. Car ce qui nous touche le plus chez une personne, c'est sa présence, son attitude, son regard, son sourire, sa voix, son rire, sa manière de bouger, sa « manière d'être ». C'est cela qui va nous charmer ou, au contraire, nous repousser.

Le phénomène est encore plus fort avec soi-même. Il nous est strictement impossible de juger notre propre physique à partir de l'image que nous renvoie le miroir et même les photos.

Vous avez sans doute entendu parler de l'écrivain russe Léon Tolstoï. Il avait une allure magnifique : large front, regard foudroyant, menton volontaire, barbe de patriarche. Son extraordinaire personnalité et sa vive intelligence se lisaient sur son visage.

Eh bien voici comment Tolstoï se jugeait lui-même :

« J'étais souvent en proie à des accès de désespoir ; je ne pouvais croire que le bonheur pût exister sur terre pour un être affligé d'un nez aussi épaté, de lèvres aussi épaisses et d'aussi petits yeux gris que moi : je suppliais Dieu de faire un miracle et de me changer en beau garçon ; tout ce que je possédais dans le présent, tout ce que je pourrais posséder dans l'avenir, j'étais prêt à le donner pour avoir un joli visage. » (3)

Beaucoup de personnes, malheureusement, font la même erreur que Tolstoï et sont convaincues jusqu'au plus profond d'elles-mêmes d'être laides alors que ce n'est pas du tout à cela que pensent les personnes qui les rencontrent.

L'étrange « phénomène du cadavre »

Lorsqu'une personne en bonne santé meurt accidentellement, on est frappé du peu de ressemblance du cadavre avec la personne vivante. On réalise alors de façon brutale à quel point le corps, le simple corps sans vie, a peu d'importance, par rapport à la vie qui l'animait. C'est « l'étrange phénomène du cadavre ».

L'important, c'est la façon d'être, la façon de vivre, la façon d'être en vie ! Une personne énergique, drôle et sûre d'elle peut avoir un immense pouvoir de séduction, même si ses traits physiques sont très imparfaits.

Encore plus fort, les personnes qui aiment quelqu'un depuis longtemps vous diront combien ce sont, au fond, les imperfections de l'autre qui le rendent le plus attachant. Un visage lisse et idéalement proportionné, comme celui des statues grecques, risque souvent d'être complètement dépourvu de charme. Par contre, un visage présentant des aspérités peut exercer une attraction incroyable, ainsi qu'en témoignent les succès de séduction de quelqu'un comme Serge Gainsbourg. C'est l'histoire de la « Belle et la Bête » qui, comme tous les contes pour enfants, est pleine de vérité.

C'est pourquoi la première chose à faire pour devenir plus attirant est d'enrichir sa vie intérieure, de cultiver son esprit, et faire des activités qui vous font vibrer. Plus vous vivrez intensément, plus vous aurez de choses intéressantes à raconter, plus vous rayonnerez et plus les autres auront envie de partager cette vie avec vous.

Ce que vous pouvez faire

Cela dit, il est légitime de se préoccuper de son apparence physique, et il est très exagéré de dire qu'il n'y a jamais rien à faire.

Et nous sommes particulièrement bien placés pour en parler ici car, en réalité, l'aspect de votre visage, la texture de votre peau, vos cheveux, vos ongles et même votre sourire (état des lèvres, dents, gencives) sont fortement influencés par votre état nutritionnel et hormonal.

C'est ce qu'explique le Dr Thierry Hertoghe dans un dossier spécial qu'il a fait sur la beauté du visage :

« Notre visage reflète notre personnalité… et nos carences nutritionnelles et hormonales », explique-t-il.

« Si vos traits sont affaissés avec des paupières tombantes, des joues flasques et des signes d’atrophie tels que des sourcils clairsemés et des lèvres trop minces, cela peut indiquer une carence en hormone de croissance qui va de pair avec une personnalité anxieuse ayant tendance à dramatiser. »

« Un affaissement de la peau sous le menton peut aussi résulter de carences en zinc, en vitamines C et D, et en acides aminés, tout particulièrement en glycine et en thréonine. »

« Si, l’après-midi, vous avez l’air tendu et fatigué, il est possible que cela provienne d’une carence en magnésium qui s’accompagne d’une personnalité irritable et nerveuse. »

ou encore :

« Une peau sèche et pelliculeuse qui semble pâle et transparente est généralement due à un manque d’acides gras polyinsaturés de type oméga-6. »

Ce ne sont que des exemples parmi des dizaines qu'il donne dans ce dossier, rempli d'indications précises pour corriger les manques qui influent négativement sur le visage.

Mais le travail ne s'arrête pas au visage.

Santé et beauté ne peuvent pas être dissociées

Pour le Dr Hertoghe, il n'y a pas de différence entre soigner une personne et la faire redevenir plus jeune, plus belle et plus heureuse : « Si un médecin améliore réellement votre santé, vous paraîtrez à la fois plus jeune et plus attirante. »

Chez les hommes, un bon équilibre nutritionnel et hormonal donne des cheveux épais, un large front, le regard franc, le caractère affirmé, le menton prononcé, la mâchoire carrée, les épaules larges, le torse bien dessiné, le corps svelte mais puissant, le ventre plat, les bras et les jambes musclés, le courage physique et la détermination.

Chez les femmes, cela produit des formes généreuses, une chevelure souple et abondante, de grands yeux en amande, des traits réguliers, une peau de pêche, la vivacité d'esprit, l'énergie, la mémoire, l'humour, etc.

Les hormones mâles donnent une « odeur d'homme », et les hormones femelles l'odeur « de femme » indiquant à votre entourage, inconsciemment, votre capacité de reproduction.

Lorsque vous êtes en super-production hormonale, les personnes que vous croisez ne sont d'ailleurs pas insensibles aux signaux que vous émettez sans le savoir : c'est à cet âge-là que vous vous attirez le plus d'amis et que les rencontres amoureuses sont les plus faciles. Votre capacité de séduction est à son pic.

Les risques du déclin

Réciproquement, une baisse du taux d'hormone entraîne inévitablement un affaiblissement de votre organisme.

Vos muscles s'atrophient, vos cheveux grisonnent, blanchissent, tombent, vos os deviennent fragiles, votre vue et votre ouïe baissent. Votre peau se détend, sous les bras, au cou, au ventre et aux cuisses.

Le désir sexuel régresse, le plaisir s'atténue. Bientôt, c'est la stérilité qui s'installe. Certaines personnes deviennent de plus en plus irritables, solitaires, isolées, déprimées.

Tous ces signaux, que l'on considère à tort comme normaux lorsqu'on vieillit, ne doivent pas être pris à la légère, ni être acceptés comme une fatalité.

Même si le fait de vieillir n'est pas en soi un problème, cela le devient lorsque le corps devient vulnérable à la maladie, et que des fonctions vitales importantes bloquent.