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Dernier extrait du livre de L. Obertone "La France Orange Mécanique"

 

 

Extraits du livre de Laurent OBERTONE

« LA FRANCE ORANGE MECANIQUE »

(3)

 

POUR CEUX ET CELLES

QUI CROIENT ENCORE A DES CHIMERES

 

 

 

Non, les seules options qu’ont ces gens qui ne veulent ni fuir, ni devenir des voyous eux aussi, c’est de la fermer, de baisser les yeux et d’encaisser en silence les insultes, les bousculades ; puis les coups et plus, si affinités. Et que ceux qui y échappent ne se croient pas à l’abri pour longtemps. Il n’est pas une banlieue qui ne soit en expansion. Le premier ministre Ayrault, a promis 25 % de logements sociaux, partout. Tous pauvres, mais tous égaux. Vous pensez que l’on déghettoïse la ville ? C’est tout le contraire. Et si vous vivez mal votre insupportable quotidien, c’est peut-être bien votre faute. Peut-être bien que vous voyez le mal partout. Peut-être bien que vous n’êtes pas suffisamment rééduqué. Ou peut-être bien que vous êtes raciste. Et puis vous avez de la chance, vous être encore vivant, vous ! Alors, de quoi vous plaignez-vous ? Votre mauvaise humeur fait le jeu du Front nationale.

 

La réalité de certains journalistes est à des années-lumière de celle de la rue. Les éditorialistes s’intéressent absolument à tout sauf à ces « jeunes » qu’on nomme d’ailleurs ainsi pour éviter de trop bien les distinguer. On demande aux experts de bien vouloir expliquer au téléspectateur que l’exclusion, la précarité, le « mal-logement » ou autres avatars de la misère, constituent le déterminisme social de la criminalité. A la fin de la démonstration, le journaliste n’oublie pas de faire culpabiliser le téléspectateur pour le préparer à la nouvelle addition qu’il ne manquera pas de payer : les dégâts, des subventions, des mesures préventives, l’embauche d’une nouvelle équipe de médiateurs, un plan de rénovation urbaine, etc.

Pour le téléspectateur non-réceptif à ces campagnes publicitaires, le coupable, délinquant, violeur ou assassin, reste obstinément ce « jeune ». Alors qu’un train de marchandises est dévalisé à Marseille, ou qu’un multirécidiviste viole et assassine une gamine, le téléspectateur a bien du mal à comprendre que France Info traque la bavure au flash Ball ou que des intellectuels se demandent si le Taser est dans les petits papiers d’Amnesty international. Les bavures ? L’organisme précité doit remuer ciel et terre pour dénicher 5 cas –discutables- en 15 ans… Mais dès qu’ils en tiennent un, c’est la curée : les journalistes se regroupent, s’acharnent, s’arrachent des lambeaux de flics et les dévorent derrière les bosquets de micros et de caméras. Une bavure, c’est essentiel. En revanche, l’insécurité ne doit rester qu’un sentiment. Et les sentiments ne sont pas des preuves, comme le regrettait Mme Roland, avant d’avoir la tête tranchée. Vous avez un doute. Ce serait surfer sur les peurs, attiser les haines, généraliser, stigmatiser, faire l’amalgame. Taisez-vous bien et votez pour nous. Tous va très bien, Madame la marquise. Bizarrement, le téléspectateur rechigne à sacrifier son esprit critique sur l’autel du vivre-ensemble. Il se doute de quelque chose, à vaguement l’impression qu’on le prend pour un pélican. Le succès d’Internet, des sites d’information et de réinformation n’a rien d’un hasard. Mais le téléspectateur est humain : il fait des calculs. A-t-il plutôt intérêt à combattre les théories autorisées, ou à les admettre ? Que pèserait sa petite voix discordante face à la terreur d’être exclu de son groupe, d’être aussitôt comparé à l’ignoble, que tout ça rejaillisse sur sa famille, sur sa vie professionnelle et  barre d’une croix-gammée-son avenir ? Lui qui gagne plutôt bien sa vie, qui a un travail pour lequel il a tant sacrifié, des amis intéressants et une famille encore et à peu près composée. Ses proches ? Ils comprendraient peut-être, mais ce n’est pas certain. La morale d’Etat a outrepassé celle de la famille.

Et puis, la ségrégation sociale est mère de toutes les utopies. Le confort permet de refuser les évidences et de fuir l’insécurité, en maintenant un sorte de bouclier d’argent entre l’agrément des belles pensées et le désagrément des réalités.

 

Malgré quelques soubresauts, la majorité reste vissée devant sa télévision, suspendue à sa radio, dont les émissions sont contrôlées, triées, calibrées, d’abord par les journalistes eux-mêmes. Et ces journalistes font parler des experts, des savants, des chercheurs, des professeurs, pour dire la même chose qu’eux. Avachi devant de telles autorités morales, le citoyen se sent bien petit. Il se dit alors que tout ça est forcément vrai, qu’il faut penser comme le disent tous ces gens  qui savent. C’est tellement commode et confortable de s’en remettre aux éditoriaux, aux experts, aux associations, quand de paisibles citoyens sont massacrés pour un regard. C’est tellement plus simple de feindre de croire que tout ça est  uniquement la très grande faute des discours « clivants » de tel Ministre de l’Intérieur, de telle candidate ou de tel député, aux fameux propos qui » montre les Français les uns contre les autres ». Tant que l’insécurité ne frappe à notre porte, on peut toujours se dire que c’est social, que c’est la crise, que c’est la police que c’est l’exclusion, que ce n’est pas si grave. Et on peut décider de refermer ce livre.

En revanche, si l’on veut vraiment comprendre l’insécurité, on peut choisir de mettre la morale dominante entre parenthèses, pour poser de vraies questions et exiger de vraies réponses.

L’antiracisme est un combat courageux. Le racisme est une infraction très vilaine, réprimée depuis l’an de grâce 1972. Ce combat n’est jamais fini. Il ne faut pas baisser la garde. Derrière chaque politicien de droite se cache un Hitler potentiel. Dans chaque papy Guerlain sommeille un vieux con. En chaque crise grouille une horde de skinheads prête à dévorer les troupeaux de boucs émissaires.

Afin de leur couper l’herbe sous les bottes, François Hollande a décrété que les races n’existaient pas. Mais le racisme est si vicieux qu’il peut se passer de races pour exister. Voilà qu’il s’en prend aux homosexuels, aux jeunes, aux handicapés. Hitler veille et s’invitera dans le débat public dès lors qu’un propos dépassera les critères moraux de l’antiracisme.

 

 

Doute = fasciste.

Si vous n’êtes pas d’accord, vous êtes assimilé au pire. L’extrême droite, c’est la béquille du progressisme. Sans elle, il tombe. Pour que dure cette saine terreur, il faut simplement faire quelques procès exemplaires te temps en temps. En cherchant bien, on finit toujours par trouver des racistes. La vipère lubrique devra s’excuser, faire pénitence, se flageller, avant d’être frappée d’excommunication médiatique, pardon, de mort sociale, non sans servir de mauvais exemple à la jeunesse des écoles, au passage. Bien évidemment, après la sentence prononcée, plus personne ne peut envisager inviter, soutenir ou fréquenter un tel personnage.

Nous ne remettons pas en cause la probité des associations antiracistes, encore moins leur indispensable combat. Simplement, nous nous demandons si, malgré elles, elle n’aurait pas oublié certains racismes. Il y a les minorités visibles et la majorité invisible. L’œil humain est capable de distinguer les couleurs de l’arc-en-ciel. Ce n’est qu’une infime partie du spectre électromagnétique. A l’œil nu, nous ne distinguons ni les infrarouges ni les ultraviolets, pour ne pas parler que des ondes lumineuses. Comprendre qu’elles existent que nous ne puissions les voir est une des révolutions intellectuelles ayant ouvert la voie de la mécanique quantique.

 

 

 

Le problème de la plupart des antiracistes est qu’ils ont du mal à admettre une telle révolution. Ils voient très bien les minorités de couleur, ils ont tendance à ne pas distinguer la majorité incolore. Peut-être sont-ils atteints de daltonisme, choix que nous respections pleinement, dont nous avons beaucoup à apprendre et qui est sans doute porteur d’une grande richesse culturelle.

 

En France, selon l’étude du psychiatre Patrice Huerre, 72 % des « tournantes », c’est-à-dire des viols collectifs, sont commis par des violeurs d’origine subsaharienne et maghrébine. Sur le papier, plutôt sur les leurs, ils sont nés Français dans 75 % des cas. Quasiment tous ne « comprennent pas » ce qu’ils ont fait et quasiment tous sont jugés « réadaptables ».

 

On voit bien, si l’on veut bien voir, que le problème n’est pas spécifique à la France, ce qui écarte la théorie de « l’exclusion » (quelles que soient les politiques d’accueil, les communautés demeurent) ou une éventuelle « rancœur » post-coloniale (les Italiens ou les Hollandais n’ont jamais mis les pieds en Algérie ou au Maroc).

Malgré ces perspectives intéressantes, de tels sujets restent aussi sensibles que certains de nos quartiers. Eric Zemmour, un journaliste qualifié de « polémiste » s’est retrouvé dans le box des accusés pour avoir affirmé à plusieurs reprises que « les Noirs et les Arabes » étaient surreprésentés dans certains secteurs de la criminalité. Eric Zemmour n’a rien inventé. En 2001, le père Delorme, le « curé des Minguettes, déclarait : « En France, nous ne parvenons pas à dire certaines choses, parfois pour des raisons louables." Il en est ainsi que la sur-criminalité des jeunes issus de l’immigration, qui a longtemps été niée, sous prétexte de ne pas stigmatiser. On a attendu que la réalité des quartiers, des commissariats, des tribunaux, des prisons, impose l’évidence de cette surreprésentation, pour la reconnaitre publiquement.

En quittant l’Algérie, la France a laissé derrière elle, 70 000 km de routes ; 4 300 km de voies ferrées, quatre ports, une douzaine d’aérodromes, des centaines de ponts, de viaducs, de barrages, des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, 130 hôpitaux, 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, une centaine d’industries, des milliers d’écoles, d’instituts, d’université. En 1959, l’Algérie coûtait à l’Etat français 30 % de son budget total (Lugan). Le gouffre économique qu’elle représenta est inestimable. Les ressources « pétrole, gaz, fer) qui font aujourd’hui une bonne part de la richesse de l’Algérie, n’étaient pas exploitées avant les infrastructures françaises. Comme dans tous les pays européens, les immigrés se sont installés aux abords des grandes villes et n’ont ont plus bougé. Les autochtones, eux, ont pris la poudre d’escampette. Les immigrés ne font pas les métiers dont les nationaux ne veulent pas, puisque l’offre des toujours aussi loin d’être comblée dans les mêmes secteurs en souffrance depuis cinquante ans.

 

L’immigration étant, selon le président des bisous et son orchestre, une chance pour la France, tout devrait donc aller pour le mieux à mesure qu’immigrant les immigrés. Et pourtant…

Et si certains immigrés n’avaient pas les capacités pour réussir ? Si c’était le cas, il faudrait appeler la Halde, pour intenter un procès à ce livre, à Darwin et, éventuellement, à Dieu. En dépit d’un communautarisme fort, les immigrés venus d’Asie de l’est ont une forte capacité d’adaptation aux sociétés occidentales, développées et industrielles, quel que soit le continent, le niveau social et le nombre d’individus concernés. Leur taux de criminalité est très bas, comme dans leur pays d’origine.

Quand par politesse, l’hôte invite son visiteur « à faire comme chez lui », il ne s’attend pas à ce que ce dernier s’exécute. Si l’on veut qu’elle perdure, on ne peut pas demander à une société à s’adapter à une communauté. C’est à l’invité à le faire.

Pour marquer des points dans la compétition morale, le programme des dirigeants est d’imposer les invités et les hôtes n’ont qu’à bien se tenir. La société hôte est cimentée par un mode de vie, une histoire, une organisation et une culture. Le groupe aussi. Pour l’un comme pour l’autre, il n’est pas naturellement question de concessions. Ca n’aurait aucun sens : la sélection naturelle à toujours favorisé les spécificités, pas l’uniformisation. Donc soit, ils vivent séparément, soit c’est le plus qui s’impose. Ceux qui ne suivent pas ce programme disparaissent.

Il ne faut pas confondre la sous-adaptation et les « inégalités sociales », dénomination péjorative de la nécessaire variabilité de la société. Un ouvrier, pas plus qu’un pauvre, n’est sous-adapté. Le sous-adapté est quelqu’un qui prend tout ce qu’on lui donne, sans réfléchir et sans rien rendre. La plupart des ouvriers font le contraire.

Très tôt, on a compris qu’une des caractéristiques de la sous-adaptation, était une forte natalité. Les fameuses « familles Groseilles » suivent une stratégie évolutive dite de « type r » : faire plus d’enfants (et moins s’en occuper) devrait garantir la survie de quelques-uns d’entre eux. Depuis la généralisation de la médecine moderne et son extension au monde entier dans l’attente d’une transition démographique qui aura bientôt autant de retard qu’un train de banlieue, les populations sous-adaptées ne cessent de s’accroître. Tout comme les problèmes qu’elles engendrent. Pour ne pas laisser ces groupes « décrocher », lien social oblige, la société a eu tendance à tourner vers eux, à les aider directement. Cette vision socialiste a conduit de longs combats pour accumuler quantité de droits sociaux. La politique étatique est une machine à gaver non pas des oies, mais des rhinocéros. Pour les socialistes, il n’y a pas de gens limités : simplement des gens opprimés. Si l’on combat l’oppression, si l’on s’efforce de casser tous les instruments de mesure, personne ne remarquera plus cette gênante masse de sous-adaptés, verrue originelle du socialisme triomphant. Bien arrangeante, la verrue, par ce qu’elle vote. Devinez pour qui !!

La guerre des gangs fait des dommages collatéraux : « Les commerces figurent parmi les cibles privilégiées de ces bandes. Les enquêteurs remarquent une communautarisation galopante, avec des réinvestissements dans les « taxiphones », ou dans des boutiques vendant des produits hallals. A Argenteuil, ils décrivent par exemple « l’investissement croissant de fondamentalistes musulmans dans le secteur de la restauration rapide. A Rennes, une boucherie-charcuterie d’un quartier sensible a aussi fait l’objet, en novembre 2006, de graffitis sur la vitrine : Arrêtez de vendre des saucisses qui puent ou en va vous tirer dessus, PD de boucher. » Outre les tensions « communautaires traditionnelles », entre Juifs et Africains, ou entre Gitans et Maghrébins, la DCRG relève l’arrivé d’une nouvelle délinquance, tchétchène. Le 31 octobre 2006, l’un d’entre eux a été paralysé à vie par une balle reçue dans le dos. »Le Monde, 5/09/07)

Pendant ce temps, les journalistes parlent de « bandes ludiques ».

Les gangs déteignent sur leur environnement. Pour les nouveaux minoritaires (autochtones), il faut s’adapter ou fuir. Certains d’adaptent.

Comment revenir en arrière ? C’est simple : on ne peut pas. La faute à qui ? Il faut être clair et ne pas se tromper de cible : la responsabilité de la situation incombe uniquement à la politique de Français autochtones, de gauche comme de droite, coupables d’avoir favorisé une immigration de peuplement coupée des réalités économiques et sociales, coupables de n’avoir su prévoir, organiser, gérer et combattre une insécurité qui n’existait pas dans les années cinquante et qui n’a jamais été sérieusement combattue depuis son apparition. Tout le monde est parfaitement d’accord pour entretenir la machine à criminalité. C’est à la société de s’adapter aux minorités. La droite, elle, a depuis longtemps perdu la guerre.

D’abord, il ne faut pas haïr le voleur, encore moins le punir. Il faut le comprendre. Après, il faut l’excuser. Puis il faut nous excuser nous-mêmes. Le voleur est coupable. Puis malade. Puis victime. Puis c’est nous-mêmes qui sommes coupables. En définitive, un vol n’est pas grave l’on est sous-social ou sur social. « C’est social », proclament nos chevaliers de la table rase, pour qui le crime est une génération spontanée. La culture de l’excuse participe de la compétition : c’est à celui qui ira le plus loin à l’encontre du bon sens : on explique, on comprend, on excuse, on légitime, on justifie et pour finir, on approuve, on encourage et on assiste. Et l’honnête Français moyen ? Honnête, ça veut dire privilégié. C’est lui le responsable, le coupable, le colonialiste, le raciste, le salaud.

L’insécurité elle–même est devenue un tabou. Celui qui s’inquiète pur sa propre sécurité est aussitôt accusé d’exagérer, d’être égoïste, simpliste, de faire le jeu de l’extrême droite. Taisons-nous, faisons la fête, oublions tout ça.

Ceux qui ne sont pas d’accord avec la ligne du parti, ceux qui défendent la liberté d’opinion sont des fascistes. Sous la pression sociale, les gens se rangent à ce discours dominant. Et participent à la compétition. Les foules se conditionnent elles-mêmes. Elles aussi nient l’insécurité. Les gens ont appris à nier la réalité, même quand ils en sont témoins ou victimes.

Le monde est un endroit redoutable. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal qu’à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l’empêcher, disait Einstein. Ils n’ont rien vu et rien entendu. Ils ont estimé que le sort de cette étudiante ne valait pas une prise de risque. Plutôt que les agresseurs, ils ont choisi d’affronter leur honte. Mais ont-ils eu seulement honte ? La fierté ne rentre pas dans le cadre de la compétition morale. La victime, c’est l’Autre, jamais les nôtres, c’est la télé qui le dit. La solidarité n’existe plus en dehors des communautés. Tout a été fait pour briser la cohésion naturelle de la nation. « Ce n’est pas moi donc tout va bien ». Personne ne se met à la place de personne. Il faut accepter. La tolérance que nos pères nommaient lâcheté, voilà qui est plus à la mode.

La flagellation, c’est bien, le suicide c’est mieux. Vivez normalement. Continuez de prendre les transports de banlieue. Sinon ce serait un « mauvais signal ». Vous feriez le jeu de l’extrême droit. Offrez votre mâchoire, ramassez vos dents et fermez-là. Vos dents et vos impôts, c’est un tribut sur l’inégalité. Estimez-vous heureux d’être en vie. Désapprenez la peur, les principes de survie. Mourir, c’est moins grave qu’un amalgame. Aujourd’hui, on ne meurt plus pour 25 francs, on meurt pour ne pas stigmatiser.

Seuls les « défavorisés » ont le droit de stigmatiser. Ils ont le droit d’agresser, de détester la police et la société entière. Notre société est « responsable » des actes criminels qu’elle subit, comme une nation attaquée est responsable de l’inimitié de son envahisseur. Elle l’a cherché, M’sieur le juge. C’est de la stigmatisation positive.

Le couvercle censé contenir l’insécurité a été déplacé. Il est posé sur les foules, pour en contenir la colère. Ce sont elles qui risquent d’exploser. Quand la réaction limite aura-t-elle lieu ? Nul ne sait. Aura-t-elle lieu un jour ? Nul ne le sait.