Partager l'article ! Seule, enfin !: …………………………………………………… 22ème épisode & ...
…………………………………………………… 22ème épisode
Juste, s’était résigné à partir. Christiane, toute à sa joie de recouvrer sa liberté, était certaine de tirer un trait définitif sur ce parasites sans caractère et feignant. Bien qu’ils aient conclu un deal : se partager le chien, comme on se dispute des enfants et des meubles, lors d’un divorce. Ils s’étaient convenus quinze jours l’un et quinze jours l’autre. Comme ça, pas de jaloux ! En s’interrogeant sur sa situation présente, Christiane, fit le constat suivant : elle n’avait pas de raison de déprimer. Leur séparation était inévitable. D’ailleurs, il ne lui avait apporté que des ennuis et des déceptions ! Circulez… Il n’y a plus rien à voir !
Sans permis de conduire, elle dût se cantonner à son quartier, où elle ne connaissait personne. Pas d’amis, aucun copains, aucune relation quelle qu’elle soit ; que sa sœur Ginette, qu’elle voyait en fins de semaines. Depuis quelque temps, elle et son compagnon, s’étaient découverts un nouvel hobby : la course à pieds, que j’appellerai «marathonienne ». Pour ce faire, ils prenaient leur voiture de sport et roulaient en direction du Parc de Versailles, qui disposait de quinze kilomètres d’allées verdoyantes. Tenue de sport exigée ! Et là, parmi des hectares de forêts et de prairies, ils s’embarquaient pour quatre heures de marche intensive. Ensuite, épuisées et affamées, ils s’offraient un gueuleton dans un bon restaurant. Selon les dires de sa soeur, pour la santé, c’était for mi da ble ! A prouver… Car, un beau jour, elle persuada sa petite sœur, qu’elle prénommait toujours « Minou », de se joindre à eux. Bien sûr, il était hors de question que Christiane, décline l’invitation. Elle aimait trop Ginette, pour la contrarier… Or, il y avait maldonne ! La Minou, comme aimait l’appeler sa grande soeur, ne se nourrissait pas suffisamment ; plutôt si… mais, vu qu’elle dégueulait tout ce qu’elle ingurgitait, son organisme était dans un état de carences perpétuels. Pouvait-elle lui dire ? Non, c’était inconcevable ! Pour sauver les apparences, elle dut faire appel à toute sa volonté, pour speeder – Eté comme Hiver – tout le long du trajet imposé ; qui, au premier abord, lui semblât insurmontable ! Pourtant, c’est avec acharnement et détermination, qu’elle accomplissait chaque samedi, ce qu’elle appelait un défi. Transpirant abondamment et sujette à des étourdissements, "elle s’accrochait aux branches" pour ne pas tomber. Lorsqu'elle voyait enfin la grille du parc se profiler au loin, une sensation de dépassement d’elle-même, l’envahissait. La poitrine au bord de l’explosion, elle se jurait de ne plus s’imposer une telle torture, le samedi d’après. Après les efforts, le réconfort ! Aussi, le bon docteur, nous offrait un bon dîner à la table d’un restaurant chic. Ensuite, « la Minou », était déposée en bas de chez elle. Bye ! Bisous. A samedi ! De retour dans l’appartement vide et silencieux, Christiane, broyait du noir. Bien qu’ayant mangé tout son saoul, elle se ruait sur un paquet de gâteaux qu'elle avalait d'une traite et sortait une poêle, pour se faire des œufs au plat.
Comme le chantait Gilbert Bécaud, «la solitude ça n’existe pas.» Tant que l’on attend quelqu’un. Or, lorsque l’on n’attend plus personne, la solitude est imprévisible. Telle une chape de plomb, elle vous tombe dessus, en vous drapant de son voile insidieux et en semant la zizanie dans vos neurones. Pour exorciser, mon Essentiel, faisait des aller/retour incessants, entre la cuisine et les toilettes. Une soirée où le contexte lui semblât plus sinistre que d’habitude, il lui prit l’envie subite de se saisir d'une feuille et d'un stylo pour grifonner la toute première de ses poésies. Seule, dans l’appartement silencieux, elle méditait sur sa vie. Elle songeait à Charles-Henry, son grand frère, dont elle n’avait pas de nouvelles. La dernière fois qu’ils s’étaient vus, c’était lors de son mariage avec Liliane, sa belle soeur. Après avoir fréquenté une métisse, surnommée «Ninou », la femme de sa vie, lui avait été désignée. Une "Marie-Chantal", appelée Liliane, dont il était tombée amoureux. Entre la promise et ses deux futures belles-sœurs, le courant avait disjoncté. Ginette, qui avait une dent contre les femmes fortes peu soucieuses de leur apparence, la surnommait la « grosse vache » et se torturait l’esprit à savoir pourquoi, son frère, avait choisi une femme aussi insignifiante !
Charles-Henry et son épouse, habitaient dans l’une des tours du treizième arrondissement, en plein dans le quartier chinois. Christiane adorait son frère. Adolescente, elle l’avait adulé, placé sur un piedestal. A cette époque, elle restait en pamoison devant ce qu’elle considérait comme "son savoir". Le jeune garçon était passionné de bouquins traitant de l’origine de la vie humaine sur terre, ainsi que des civilisations disparues, comme celles des Incas. Il ne cessait de bassiner les oreilles de sa mère et de sa sœur, Ginette, en dissertant sur les « initiés ». Ceux qui détiendraient les clefs de la connaissance ésotérique, telles que le fameux chaînon manquant et des multiples mystères que compte notre planète. Il dévorait les livres d’anticipation. A ce sujet, un jour, il se hasarda dans de vagues débats concernant la vitesse de la lumière. Dans l’hypothèse où l’humanité dépasserait un jour cette vitesse utopique, les astronautes présents dans un engin spatiale, pourraient être projetés dans le futur et revenir sur la planète, avec un décalage de plusieurs centaines d’années ; suivant le laps de temps resté dans l’espace… Ci-dessous, je vous donne un exemple ; imaginez ceci : Une navette spatiale dépassant la vitesse de la lumière, décolle en 2010 et est de retour cent ans après, sans qu’un seul astronaute n’ait pris une ride. Comme dans le film « La Planète des Singes… ». Christiane, totalement captivée, le regardait avec des yeux ronds. Giselle et Ginette, du genre sceptiques, lui rétorquèrent qu’elles n’y comprenaient rien. La seule à approuver sa théorie, fut sa petite sœur, qui lui assura qu’il avait raison. Puisqu’elle aussi dévorait ce style de roman ! A sa grande surprise, elle entendit Charles-Henry louer son intelligence ; et, cramoisi par le dépit, il avait rajouté : « Ici, il n’y en a qu’une qui me comprend ; c’est Minou… ». La fillette qu’elle était encore à l’époque, s'était glorifiée de satisfaction et de reconnaissance. Elle n'oubliera jamais la poussée d’adrénaline que son frère avait provoqué. Un moment intense. L’éphémère certitude d’exister et d’être aimée. C’est à compter de ce jour que Christiane, mit son frère sur un piédestal.
Depuis, les années avaient passé sans qu’elle ait eut l’audace de lui exprimer ses sentiments. L’audace de lui avouer, O combien, il comptait pour elle. A quel point, la chaleur bienfaisante de ses bras, sa présence protectrice et ses conseils de grand frère, lui étaient indispensables. Une sorte de pudeur la retenait et sans aucun doute, la crainte d’être repoussée et ridiculisée.
Présentement, pour mon Amérique à moi, Charles-Henri, restera gravé dans son cœur. Il est ses racines. Plus tard, devenu adulte, il lui renvoya l’image d’un homme insensible, très ironique et égocentrique. Ce qui n’arrangea rien au niveau de leur relation filiale.
…………………………………………………………………………………… A suivre
Je vous salue, les blogueurs !

Le saviez-vous que, avant de me passionner pour l'écriture et la poésie, j'étais une groupie de la danse orientale ; que j'ai exercé d'ailleurs, en tant que
professionnelle.
Au cas où vous seriez interessées par tout ce qui concerne cet art, contactez-moi. Cela me fera plaisir... Tchao !
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