Partager l'article ! 8ème, porte gauche: ............................ ...
........................................................................................................ 20ème épisode
Chez mon Essentiel, la vie de tous les jours se bringuebalait et tanguait, tel un radeau dans la tourmente. L’appartement avait été « rénové » à la mode « Juste» qui, il faut bien l’admettre, avait fait de son mieux. « De toute façon, on ne peut faire qu’avec ce que l’on a ! » répétait ma préférence à moi, en se désolant… Et puis, on n’allait pas chicaner sur des détails, alors que les deux foldingues d’à coté s’échinaient après sa peau, comme deux hyènes affamées ! En son absence, Christiane, était bien obligée de laisser son chien seul, dans l’appartement. La pauvre bête, se voyant abandonnée dans un endroit où elle n’avait pas ses marques, geignait derrière la porte close, pendant des heures. Le soir, si ses maîtres avaient le malheur de la laisser, elle aboyait jusqu’à leur retour et faisait pipi sur le tapis de la salle de bain. Résultat : La police, sollicitée par des voisins mécontents, s’était déjà déplacée à deux reprises. Ce qui valut à ma locataire désenchantée, une convocation au commissariat, en bonne et due forme. Rien que ça ! Elle en avait vraiment plein de dos de cet immeuble de vieux qui, épiant le moindre de ses gestes, n’hésitaient pas à lui nuire et ce, dans le seul but qu’elle s’en aille ! « Alors là ! Ils se lasseront avant moi ! » S’était-elle exclamée en prenant Juste à témoin.
C’est avec une boule à l’estomac qu’elle poussa la porte du Commissariat situé aux coins du boulevard. Elle fut reçut par un jeune policier qui l’invita à s’asseoir. Impatiente et l’œil interrogatif, la jeune femme, sortit le formulaire de sa poche, qu’elle présenta au jeune homme. Quelques secondes s’écoulèrent avant que ce dernier lui déclare en souriant : « Ne vous inquiétez-pas ; on a l’habitude de ce genre d’affaires… Des voisins acariâtres ! Ce n’est rien ! » - Signez-là. Rajouta-t-il. Ce qu’elle s’empressa de faire. Tout en se levant de son siège, elle lui tendit la main en le remerciant chaleureusement. Ouf. Elle sortit plus vite qu’elle n’était entrée ; cette fois, avec une grande bouffée d’oxygène et en prime, une petite pointe de triomphe. Il était exact que depuis qu’ils avaient emménagé, le couple sortait tous les soirs et ne rentrait que très tard dans la nuit. Les fins de semaines, accompagné de Pierre, Paul ou Jacques, ils prenaitent un dernière verre en écoutant de la musique en sourdine. Et l’occasion était trop belle ! Les cloisons des murs ne tardaient pas à se manifester par des coups de balais ou autre moyens plus ingénieux.
Ma préférence à moi, ne se lassait pas de faire la fête. C’était un besoin qui en exigeait toujours plus ; comme une drogue… Elle se shootait. En apparence, elle était la joie de vivre incarnée. Des heures durant, elle s’étourdissait sur des airs à la mode et buvait jusqu’à saturation. Or, elle pouvait, lorsqu’elle se retrouvait entre ses quatre murs, tomber dans les plus noirs des désespoirs et verser des torrents de larmes salvatrices et nécessaires à ses démons. Lors de ces multiples soirées de java, Christiane, eut un bon nombre d’aventures amoureuses qui étaient passagères. Les bringues terminées, de retour à la maison, Juste, très possessif, lui faisaient des scènes en pleine nuit qui se finissaient le plus souvent, en bagarre. Les voisins – non sans raisons valables – appelaient la police, pour «tapage nocturne». Ce qui n’améliorait en rien la réputation de mon héroïne. Les langues continuaient à aller bon train. Pourtant, tous… que savaient-ils de son passé et de son présent ? Absolument rien ! Christiane, pas très loquace et renfermée, ne se confiait à personne. Elle partait tôt le matin pour ne revenir que tard le soir. Toujours tirée à quatre épingles, à la pointe de la mode, elle s’appliquait à se montrer méprisante et inacessible.
Ses bourreaux, sans doute frustrés dans leur curiosité malsaine, lui inventait une vie peu reluisante.
Cela portait un nom : la diffamation !
………………………………………………………………….............. A suivre
A plus, les
blogueurs !

Le saviez-vous que, avant de me passionner pour l'écriture et la poésie, j'étais une groupie de la danse orientale ; que j'ai exercé d'ailleurs, en tant que
professionnelle.
Au cas où vous seriez interessées par tout ce qui concerne cet art, contactez-moi. Cela me fera plaisir... Tchao !
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