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Grâce à la Taubira, la mère de Fiona, n'ira pas en prison...

Grâce à la future loi Taubira, la mère de Fiona n’ira pas en prison

 

L’affaire du décès de la petite Fiona, 5 ans, bouleverse les Français et même les Européens, de tous âges, de toutes origines, de toutes conditions. Nous sommes devant une ignominie sans nom, qui nous fait alterner entre larmes et colères.

 

Je ne reviendrai pas sur les détails sordides que vos médias ont relayés, mais seulement sur plusieurs interrogations légitimes dans cette affaire.

 

Tout d’abord, d’après les témoignages de proches, il apparaît qu’il était de notoriété publique locale que Cécile Bourgeon et Berkane Maklouf était un couple « recomposé » s’adonnant à l’alcool et à la drogue dure (cocaïne), vivant dans la crasse et s’isolant dans la maladie mentale. Maklouf battait sa compagne et l’obligeait à se convertir à l’islam. Alors pourquoi les services sociaux leur ont-ils laissé la garde de deux gamines issues d’une première union, Fiona (5 ans) et Eva (2 ans) ? Elles accompagnaient même leur mère et leur beau-père quand ils allaient s’acheter de la came ou quand ils s’adonnaient à des soirées entre alcoolos et toxicos…

 

N’y a-t-il pas là une mise en danger manifeste de très jeunes enfants ? La mort sordide de Fiona mériterait qu’il y ait une enquête sur d’éventuelles lacunes des services sociaux. Et on est en droit de s’interroger sur le nombre de petits bambins qui sont actuellement dans la même situation et qui risquent des marques psychologiques, des coups, voire la mort, sans compter une éducation totalement asociale.

berkane

Ensuite, nous apprenons de la bouche même du procureur de la République que le couple infernal était « cuit » et devait être interpellé dès le mois de juin, soit un mois après la « disparition » de Fiona. Les autorités ont attendu quatre mois avant de leur mettre le grappin dessus parce que Cécile Bourgeon était enceinte.

 

Pourtant, dès les premiers jours après la « disparition » de Fiona le 12 mai, des internautes relevaient des contradictions flagrantes dans les déclarations de la mère et du beau-père de Fiona. On peut les retrouver sur fdesouche.com, sur le site du quotidien La Montagne, sur Twitter, etc. Je ne vais pas les détailler ici, mais si de simples quidams avaient réussi à démontrer que la thèse du couple ne tenait pas la route, il est évident que les enquêteurs qui en savaient bien plus devaient déjà avoir réussi à confondre les deux monstres.

 

Cécile Bourgeon n’aurait pas été la première femme à accoucher en prison. Alors pourquoi cette attente, qui mettait nettement en péril la petite Eva âgée de 2 ans, qui laissait en liberté deux personnes dont la dangerosité était avérée, qui pouvait laisser s’effacer des preuves, qui compliquait la recherche du cadavre de Fiona ? Cela mériterait une enquête publique sur le fonctionnement de notre police et de notre justice.

fiona

Enfin, on apprend

que la mère de Fiona ne « risque » à l’heure actuelle que 5 ans

 

de prison.

 

En effet, elle est mise en examen pour quatre délits (et pas pour un crime quelconque) : non-assistance à personne en danger, recel de cadavre, dénonciation mensongère d’un crime et modification d’une scène de crime. Mais en droit français, il y a confusion et non-cumul des peines. Dans le détail :
- Non-assistance à personne en danger, c’est au maximum 5 ans de prison.
- Recel de cadavre dans une affaire criminelle, 2 ans de prison.
- Dénonciation mensongère de crime, 6 mois.
- Modification d’une scène de crime : contravention de 4ème classe, soit 750 euros.

5 ans de prison, cela veut dire 2 ans et demi à 3 ans avec les remises de peine, soit q

 

uasiment une libération immédiate au procès étant donné le délai avant que l’affaire soit jugée, puisque la détention provisoire compte dans la peine. Et, comme le seuil est inférieur ou égal à celui défini par la future loi Taubira, la possibilité d’une « peine de probation » à la place de l’incarcération n’est pas même pas exclue.

bourgeon

5 ans de prison au grand maximum, cela choque évidemment tous les Français qui ont été tenus au courant de la participation abjecte de Cécile Bourgeon dans les causes du décès de sa fille et dans le maquillage dégueulasse que le couple a organisé. Sans toutefois réclamer la peine de mort comme nombre d’internautes, on peut s’interroger sur cette disproportion manifeste entre la gravité des actes et la peine encourue.

 

L’affaire Fiona est donc une affaire d’Etat, puisqu’elle cible directement les lacunes de nos services sociaux, du fonctionnement de la justice et des lois en vigueur. La représentation nationale devrait pour le moins ouvrir une commission d’enquête publique pour que de tels drames ne se reproduisent plus ; ou du moins qu’on ne laisse pas en liberté des fous dangereux en compagnie de gamins et qu’on punisse comme il se doit non seulement les crimes contre les enfants, mais également les complicités actives ou passives de ces crimes.

Djamila GERARD (RIPOSTE LAIQUE)