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Harry Roselmack : "La France raciste est de retour"

Harry Roselmack : "la France raciste est de retour"

Le journaliste pousse un coup de gueule dans Le Monde

Publié le 05 novembre 2013 à 10h43 par A. M. (GALA)
    
  
<p>Harry Roselmack</p>
 

 

Harry Roselmack

 

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DERNIÈRES ACTUS SUR
HARRY ROSELMACK
              

Habituellement peu disert dans les médias, Harry Roselmack signe une virulente tribune dans Le Monde daté du 4 novembre. Morceaux choisis.

 

Le 17 octobre, dans un reportage diffusé sur France 2, Anne-Sophie Leclere, tête de liste FN aux municipales à Rethel, dans les Ardennes (sa candidature été suspendue depuis), avait proféré des insultes racistes contre Christiane Taubira. ("Je préfère la voir dans un arbre après les branches que la voir comme ça au gouvernement", avait notamment déclaré la candidate frontiste, estimant que la ministre de la justice était "une sauvage" dotée d'"un sourire du diable").

 

Des propos sur lesquels est revenu Harry Roselmack dans sa tribune publiée aujourd’hui dans Le Monde. «En vérité, le «dérapage» d'Anne-Sophie Leclere n'est pas pour me déplaire, explique-t-il. Parce qu'il n'est pas qu'un dérapage, il est l'expression, peu reluisante, d'une vision du monde partagée au sein du Front national. S'il est faux de dire que tous les électeurs et militants du FN sont racistes, il était tout aussi faux de dire qu'il n'y a pas de racisme dans ce parti. La xénophobie, le racisme en constituent même le ciment essentiel. Et il n'est pas inutile que son vernis républicain, grossier maquillage dont Marine Le Pen le badigeonne consciencieusement, s'écaille de temps en temps.

 

Et l’animateur, engagé, de 7 à 8 sur TF1 de développer son raisonnement.

 

 «Ce qui me chagrine, c'est le fond de racisme qui résiste au temps et aux mots d'ordre, pas seulement au sein du FN, mais au plus profond de la société française, remarque-t-il. C'est un héritage des temps anciens, une justification pour une domination suprême et criminelle : l'esclavage et la colonisation. (…) Combien de fois ai-je dû expliquer à un restaurateur ou même à un camarade que les vieilles affiches «Y'a bon Banania» qu'ils accrochent à leurs murs ne peuvent pas être regardées qu'avec amusement ou nostalgie. Comme certains albums de bande dessinée qui ont égayé notre enfance, elles laissent des empreintes d'un autre temps dans nos imaginaires.

 

Tant que l'on laissera ces peaux de Banania traîner dans nos cerveaux, des glissades et dérapages vers l'injure raciste sont à craindre. Surtout par les temps qui courent, avec cette crise qui alimente la xénophobie de son bien étrange carburant : la jalousie envers plus mal loti que soi.»