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La gueule de bois des lendemains qui chantent |
La fête est finie, les cent premiers jours de la mandature Hollande viennent d'expirer et comme prévu, les
premières désillusions montrent déjà le bout de leur nez, et ce n'est qu'un début.
Heureusement pour le nouveau président élu, les jeux olympiques et les congés d'été judicieusement positionnés sur le calendrier
auront permis de faire durer l'illusion un peu plus longtemps, car la ferveur de nos concitoyens pour les antiques jeux du cirque version 2012 et l'appel des plages l'auront emporté durant
quelques semaines sur les dures réalités de la vie qui ne vont pas tarder à sauter à la figure de ceux qui, entre trêve estivale et béatitude savamment
entretenue par le matraquage médiatique des J.O de Londres auront oublié quelques temps qu'ils ont élu un gouvernement socialiste et que celui-ci commence à leur en faire payer le prix
fort.
Comme d'habitude, le mois de juillet traditionnellement euphorique sera marqué cette année encore par des hausses de tarif
diverses et variées, mais diluées et dissoutes dans la moiteur de l'été, les odeurs de barbecues, de crème solaire et la « cocoricolesque » moisson de médailles de nos
« bleus ».
Pour le gouvernement par contre, la rentrée est un peu plus précoce que d'habitude car les événements dramatiques survenus
successivement à Mulhouse et à Amiens vont mettre la nouvelle équipe gouvernementale au pied du mur, à commencer par le tristounet ministre de
l'intérieur qui doit gérer les émeutes ethniques de ces banlieues, peuplées de cette nouvelle génération de Français qui refusent les lois de la République et qui entendent dicter leur loi,
celle des caïds, des zonards et de l'islam conquérant.
Comme il fallait s'y attendre, Manuel Valls a commencé à baisser le froc en précisant une fois de plus qu'il ne fallait
pas faire d'amalgame et a déjà tenté de voir si du côté des forces de l'ordre, il n'y aurait pas un lampiste avec une tête assez grosse pour lui faire porter le chapeau dans l'espoir de faire
retomber la tension dans ces zones de non droit dont, entre parenthèse, il porte lui aussi la responsabilité de leur existence et de leur explosion (sans jeu de mot....), au même titre que ses
nombreux amis politiques, ceux de son camp et de ses satellites, sans oublier les frères siamois de l'UMP qui auront mis durant plusieurs décennies toute leur énergie et leur savoir-faire pour
que l'on en arrive à cette situation insurrectionnelle pourtant prévisible à condition de ne pas vouloir se cacher la face... situation dont la responsabilité revient aussi hélas, pour une grande part, à la naïve complicité de bon
nombre de nos compatriotes rêveurs et utopistes, victimes de la médiatisation partisane.
Il faut se rendre à l 'évidence, ce ministre falot ne sera pas plus performant que ses prédécesseurs, prisonnier de la
démagogie et de l'idéologie de son parti et incapable de faire face à cette situation de guerre ouverte contre la France qui impose de devoir prendre des décisions fortes et musclées, mais encore faudrait-il en avoir le courage, la
volonté et la carrure, incapacité d'ailleurs confirmée par le maire d'Amiens, comme par hasard socialiste lui aussi, qui souhaite moins de répression et davantage de dialogue avec ces
« jeunes » qui seraient les victimes innocentes de notre société égoïste et raciste.
Si le moindre contrôle d'identité, le moindre regard porté sur « l'un des leurs » doit dégénérer en émeute, en saccage
et en violences, il est fort probable que la solution de facilité qui sera retenue sera celle qui consiste à fermer les yeux sur les agissements d'une certaine partie de la population, celle
que l'on stigmatise paraît-il sans trop savoir pourquoi... en espérant que cette approche soit de nature à ramener le calme et la sérénité sur le territoire (la droite au pouvoir a elle aussi
expérimenté cette stratégie baptisée pompeusement « politique de la ville » avec le résultat obtenu particulièrement minable que l'on connaît) stratégie qui bien entendu ne pourra qu'encourager la racaille à mettre la barre toujours plus haut puisqu'à l'évidence, la tactique
consiste à tester le niveau de résistance et de perméabilité des autorités pour aller toujours plus loin dans la provocation et le défi.
a gauche a fustigé sans retenue la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy jugée trop « droitière »... et bien à
elle désormais de nous montrer de quoi elle est capable, ce qui ne devrait pas nous faire tomber à la renverse. Et nous sommes curieux de voir comment elle pense solutionner un phénomène qui
ne peut s'appréhender autrement que par la force, la répression sans faille et sans états d'âme, ce à quoi elle ne semble pas disposée à se résoudre.
Force est de constater que c'est lorsqu'ils sont dans l'opposition que nos politiciens sont les plus
éclairés, qu'ils disposent de toutes les réponses aux problèmes à résoudre et qu'ils maîtrisent la situation car dès qu'ils sont aux commandes, c'est le pilotage
à vue et la gestion au jour le jour qui l'emportent. Mais c'est vrai, il est plus facile de détruire que de bâtir.
« Good Luck » François, Manuel et les autres...
Contact E-Mail : alain.potrat@gmail.com
