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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 23:05

 

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................................................................................... 7ème épisode

 

 

 

Deux semaines après les réjouissances, Giselle, prit sa fille à part, pour lui annoncer quelque chose d’extrêmement important. Christiane, toute excitée par sa curiosité féminine, ne se fit pas prier. Elle ne fut pas déçue… Lorsqu’elle sut de quoi il s’agissait, tous ces os ce glacèrent et elle sentit des sueurs froides, courir le long de sa colonne vertébrale. Paris, étant - selon le médecin - déconseillé pour Bernard, son compagnon... avait commencé Jeanne, il  était urgent qu’il quittât la capitale pour un air plu sain, comme la campagne. Aussi, avait-elle rajouté, en fuyant le regard effaré de sa fille, une Agence Immobilière de l'Aisne, lui avait proposé un bistrot qui était à vendre (le genre de bouiboui qui fait tabac, épicerie et bazar) et pour lequel elle avait posé une option. D’ailleurs, la signature entre les propriétaires et les acheteurs, était prévue le dimanche suivant. D’ici trois mois, ils devraient avoir déménagé, pour rejointdre un bourg appelé «LES MOINES». Le trou du cul du monde… «Surtout, ne te tracasse pas, ma chérie, j’ai tout prévu. Nous allons te chercher un studio… » Sur ce, elle avait attiré sa fille contre sa poitrine, en lui déclarant qu’elle l'aimait, qu’elle ne serait pas si loin et qu’elle pourrait venir quand elle le souhaiterait, etc., etc.… Mon essentielle, avait la sensation d’avoir pris un douche froide. Prise de stupeur, elle ne rajouta aucun commentaire, mais un vague sentiment de trahison, la pénétra de haut en bas. Sans doute, pour chasser ses mauvais génies, ce soir là, réprimant un irrépressible envie de pleurer, elle se repût jusqu’à l’écœurement.

 

C’est à Saint-Ouen, que Giselle, dégota un studio de vingt mètres carrés au 97, rue des Rosiers ; une des rues les plus célèbres des « PUCES ». L’immeuble était cradingue et vétuste. L’entrée, à elle seule, avec ses boîtes aux lettres déglinguées, ses détritus traînant à même le sol, était un vrai coupe jarret ! C’est simple, le délabrement et les odeurs, aurait fait fuir une armée de clochards. Gisèle, s’adressant à sa fille qui était devenue diaphane, s’empressa de la rassurer : « Ne te fie pas aux apparences. Tu vas voir ; ça va te plaire… » Au bout d’un long couloir, elles arrivèrent dans une cour cernée d’immeubles, aussi sales et délabrés les uns que les autres. A gauche, un escalier en fer, donnait sur l’extérieur. Christiane suivit sa mère qui montait les escaliers, tout en sortant des clefs de son sac, qui servirent à ouvrir une porte. Il est vrai que la jeune fille s’était attendue à pire. Deux petites pièces donnant sur la rue et un passage étroit qui pouvaient servir de cuisine ; cependant… ni toilettes, ni salle de bain. Christiane en fit la remarque… Sa mère, pareille à un Agent Immobilier pressé de vendre sa camelote, lui venta les bons côtés du bien tout en faisant son possible pour la tranquilliser. Et puis, enchaîna-t-elle, « Coco », un de leurs amis à elle et son compagnon, s’était proposé pour faire les travaux ; un cabinet de toilette et une petite cuisine, toute en longueur.

 

Apparemment, c’est déchargé d'un gros poids et, réellement plus détendue, que Gisèle referma la porte du minuscule appartement. Une corvée de faite ! A aucun moment, elle  ne s’était préoccupée de la sécurité de sa fille. Et surtout, si Christiane se sentait prête à vivre dans un tel lieu, avec les risques que cela comportait, en tant que « femme » jeune et attirante.

 

L’appartement fut habitable plus vite que prévu. Comme convenu, Coco, installa des toilettes et un grand lavabo au bout du couloir et lui aménagea une miniscule cuisine. Sa mère, acheta des meubles de style espagnol, des stores et des voilages pour les fenêtres, un grand lit, avec un beau dessus de lit en satin jaune, pour la chambre, un poêle à gaz pour le chauffage, une télévision, un petit réfrigérateur et une cuisinière. Léon, colla du papier peint sur les murs et Coco, refit le carrelage. L’ensemble, une fois fignolé, ressemblait à une maison de poupée, accueillante et douillette.

Que demander de plus !

 

C’est avec beaucoup d’appréhension, que Christiane, songeait au prochain départ de sa mère. L’idée de se retrouver dans ce bouge et totalement seule, la terrorisait. Gisèle avait tout programmé. Pour ouvrir un compte bancaire à sa fille, elle l’avait émancipée car, à cette époque, la majorité était à vingt et un ans. Charles-Henry et Ginette, les deux ainés, furent sollicitées pour visiter le petit bijou, comme disait leur mère. Dieu sait, qu’il n’y avait pas de quoi faire des jaloux… Or, ces derniers, mesquins de nature et ayant manifestement une dent contre leur petite sœur, protestèrent en disant « et nous… ? ». Jeanne, par soucis d’équité, leur versa une somme en espèces - alors qu’elle n’était pas obligée - en compensation de « cette flagrante injustice ».

 

En ce qui concerne mon héroïne, Christiane, le départ définitif de ses parents est resté trouble ; un trou noir sans ombre ni faille. Aussi noir que le couloir de l’immeuble dépourvu d’électricité. Aussi noir que ses nuits de terreur devant l’écran sombre de ses illusions. Aussi noir que les rues de Saint-Ouen, si tristes et si désertes, en semaine. Aussi noir que ses idées ourlées de mélancolie, d’angoisse et de désespoir. La pauvre, était loin de se douter, qu’elle resterait des années dans cet endroit sinistre où, en fait, elle était la seule et unique française. Le reste des locataires, sans exception, étaient d’origine maghrébine et sud-africaine. Elle dut dominer ses peurs, en se persuadant du bon côté des choses. Intérieurement, elle se disait : au moins, à présent, je suis tranquille. Personne n’est là pour me sermonner ou pour me juger ; et le nec plus ultra, c’est que je dispose de toilettes personnelles !

 

Elle n’est pas belle la vie ??

............................................................................................................ A suivre

A plus, les blogueurs !

Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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  • Petite autobiographie en famille
  • Femme
  • ex danseuse secrétaire bureautique et à l'heure d'aujourd'hui écrivaine. Je suis perfectionniste sévère avec moi-même sophistiquée en apparence
  • En dépit de mon âge certain, je demeure une femme enfant. Hypersensible, artiste dans l'âme, croyant en un Dieu intelligent, ourlé d'amour et de compassion. Je suis une solitaire qui, jusqu'à présent, se livrait peu. Because, souvent déçue.
  • 08/09/1950
  • En couple
  • CANNELLE

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  • : 19/11/2009
  • : Petite autobiographie en famille
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  • : C'est ma vie, semée de difficultés et de chagrins, de ma naissance à aujourd'hui... Au-delà, perce l'hypersensibilité d'une écorchée vive. D'où, des poésies, des coups de gueule sur l'injustice des hommes, des articles sur la vie après la mort ; en bref, l'ésotérisme pour lequel je me passionne. Mon roman d'aventures animales "AINSI SOIT-IL", resté dans les oubliettes, est mon grand échec. Depuis quelque chose s'est brisé au sein de mon âme. Car ce livre, d'utilité publique,tou
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