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La maire socialiste de Pantin, réclame la fin du droit de propriété, pour loger les clandestins

La maire socialiste de Pantin réclame la fin du droit de propriété pour mieux loger les clandestins

Le maire de Pantin (Seine-Saint-Denis), Bertrand Kern (PS) dans les colonnes de Libération, demande la remise en cause du droit de propriété pour loger les immigrés en situation irrégulière de sa cité. Il s’agit, argumente-t-il de mettre fin à la suprématie du droit de propriété qui est en France un droit «naturel et imprescriptible», «inviolable et sacré» depuis 1789.

« Le droit à la propriété, droit d’user, de jouir et de disposer de son bien, a-t-il une limite qui est celle de la dignité humaine ? En tant que maire, garant de la sécurité de mes administrés, il est urgent pour moi de remettre en question ce droit absolu à la propriété qui ne doit en aucun cas être un droit contre la sécurité et la dignité », dit Bernard Kern.

Donc au nom des droits de l’homme, le maire d’une commune du 9-3 veut abroger le droit à la propriété qui figure en bonne place dans les droits de l’homme.

Pour comprendre la démarche intellectuelle de cet individu, il faut retourner aux sources.

Les fameux droits de l’homme dont toutes les bonnes consciences progressistes usent et abusent ont été étendus au-delà du sens qu’ils avaient à la sortie de la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu’à cette époque, outre les droits considérés comme fondamentaux comme ceux à la propriété, à la sûreté et à la résistance à l’oppression, il leur était associé des valeurs de la démocratie anglo-américaine dans le combat contre les régimes totalitaires : droit à la liberté d’expression, élections pluraliste, liberté syndicale, liberté d’association.

A partir des années 80, des ONG ont reformaté les droits de l’homme pour en faire un instrument de conquête de nouveaux droits : droit au logement, droits des homosexuels, droits des femmes, droit des enfants. Ainsi, des droits supposés universels ont été pervertis en droits spécifiques liés à des groupes.

Peu à peu, les politiques et les médias ont épaulé ces ONG pour installer ces nouveaux droits de l’homme au-dessus des droits originaux. Cette mutation droit-de-l’hommisme n’a jamais fait l’objet d’un débat démocratique.

Le droit-de-l’hommisme consiste principalement à favoriser l’immigration en laissant aux juges la charge de dire ces nouveaux droits. Cette excentration du lien entre immigration et droits de l’homme a dépossédé les citoyens du pouvoir décider de l’avenir de leur pays face à l’immigration.

Quand deux droits se télescopent, ce qui est le cas du droit à la propriété et du droit au logement, il faut en abolir un des deux.

Dans notre pays où comme le souligne Marcel Gauchet « la délinquance est tenue de manière plus ou moins explicite pour un mode légitime de résistance sociale » – rappelons que l’immigré sans papier est un délinquant -, des politiciens comme Bernard Kern choisissent de dénaturer l’universalité des droits de l’homme en droits sociaux de l’homme.

Qu’est-ce que les droits sociaux ? « Le remplacement du droit par la coercition », écrit Georges Kaplan. Et de poursuivre : « Qu’est que la propriété sociale ? Ni plus, ni moins que l’abrogation de la propriété. (…) Qu’est-ce, enfin, que la justice sociale ? L’idée selon laquelle vous et moi sommes en droit de vivre aux crochets de nos voisins. »

Avec l’application de plus en plus rigoureuse des droits sociétalistes de l’homme, le Français de souche devient une figure de rhétorique. Depuis le début du quinquennat de Normal Ier, les droits sociétalistes métamorphosent la société française en une société sans échine où tout le monde aura le titre de citoyen. Le vote des étrangers contribuera certainement d’une manière irrévocable à cette évolution.

Ce fera-t-elle sans heurts ? Rien n’est moins sûr. Le président normal qui prétendait apaiser la société française attise le désordre civil.

Et comme l’écrivait Jean Lartéguy : « Les minorités ne doivent jamais opprimer les majorité, sinon ça leur retombe sur le nez ».

Marcus Graven