Partager l'article ! Le décès de Bernard: ………………………………………………………………… ...
……………………………………………………………………………… 23ème épisode
Christiane, venait d’apprendre la mort de Bernard, son beau-père. Sa maladie, due à l’alcool, ne datait pas d’hier ! Ce n’était donc pas surprenant qu’il soit décédé d’une Cirrhose du foie ! Par contre, sur ce point, la version de Giselle, la maman de mon Essentiel, différait. Son compagnon aurait mangé du cresson sauvage contaminé par une petite bête microscopique qui s’attaquait au foie. Un fait était inéluctable : Bernard était mort. Rien n’est grave ; que la mort ! Affirme-t-on, en général. En ce qui concernait Giselle, il y avait plus alarmant ! Le logement de fonction étant obligatoirement attribué à un couple, la pauvre Giselle, une fois expulsée et sans emploi, se retrouva à la rue « sans domicile fixe » et sans ressources. Quant à son mari, désormais, il était tranquille. Cela me rappelle cette citation de Charles Baudelaire « O Mort, vieux capitaine, il est temps ! Levons l’ancre ! ».
Giselle, avait-elle considéré son compagnon, comme éternel ? N’avait-elle pas su envisager le pire ? Dieu Merci, nous avons tous un Ange Gardien vers qui nous tourner et Gisèle, bénéficiait certainement de la protection de deux âmes disparues : son père et sa mère ! Elle échappa donc à la rue car, c’est Mona, son amie des jours heureux, une vraie et sincère amie, qui lui tendit la main. Cette dernière, ayant sa vie établie à Paris, lui proposa d’habiter sa maison de compagne construite à proximité de l’Auberge Rouge. Gisèle, très touchée par cette marque d'amitié, s’était jetée dans ses bras et avait fondu en larmes. Le corps secoué par les sanglots, elle n’avait cessé de la remercier. Avait-elle d’autre choix ? Elle abordait les cinquante-deux ans et, à cet âge, il était illusoire qu’elle s’acharne à retrouver du travail en tant que comptable ou même comme simple employée de bureau. Surtout, au terme de ces dernières années, sans avoir exercé son métier ! Et, côté physique, l’alcool avait fait son œuvre...
Au bout de quelques mois, Giselle, mit sa dignité dans sa poche et pensa contacter sa fille ainé, Ginette, qu’elle n’avait jamais revue et ce, depuis la faillite de son commerce. Toutes les deux, lors d’une violente dispute, s’étaient balancé leurs quatre vérités en ne lésinant pas sur les insultes. Gisèle, n’avait jamais aimé Bernard, le compagnon de sa mère et c’est d’ailleurs lors de cette période, qu’elle avait quitté le domicile familiale. Charles-Henry toujours influencé par sa sœur, l’avait suivie de peu. Ginette, d’un caractère rancunier et vindicatif, s’était jurée de couper définitivement les ponts avec sa mère. Au regard de sa situation de détresse, plus qu’inconfortable, Giselle, après avoir retourné ses problèmes dans tous les sens et après avoir cogité et cogité des nuits et des jours entiers, décida de mettre sa fierté dans sa poche et de passer à l’acte. Cela lui coûtait gros ; or, pouvait-elle s’imposer définitivement, chez son amie Mona ? Alors… Que faire, si ce n'était de se tourner vers sa famille… ?
Gisèle, ayant pesé le pour et le contre, préféra écrire. Et ce qu’elle reçut en retour, l’a torpilla sur place. En bref, sa grande fille, son bébé préféré… lui signifiait non-seulement son refus, mais aussi, sa hargne et son mépris. Il n’y a rien de plus efficace que les mots pour faire mal ! Surtout, venant de son propre enfant… La souffrance est d’autant plus virulente et intolérable ! Le plus diabolique, c’est que l’on ne s’en remet jamais ! C’est de l’Amour pur ; et il n’est pas rare de mourir d’amour ! Pensez à la dame aux Camélias ! A moins que… Il existe toujours des exceptions, suivant l’histoire, le caractère et la sensibilité de chaque fratrie et de chaque maman. Toujours est-il, qu’une femme qui à dorloté, protégé et éduqué son enfant jusqu’à sa maturité, peut s’étioler, endurer, encaisser, jusqu’à son dernier souffle... Les mots que Ginette avaient employés, avaient été réfléchis et soigneusement étudiés, avant d’être étalés sur le papier. « Les paroles s’envolent, les écrits restent ! ». Malheureusement, Gisèle, des années durant, ne put effacer ce courrier de sa mémoire, sans verser des larmes de sang. Le plus dommage, le plus honteux dans cette affaire, c’est que le Docteur C., en homme clément et humain, s’était proposé de secourir Giselle, la mère de sa compagne, en lui adressant un mandat. Somme toute, Ginette, ne s’était pas laissé fléchir. "Un cœur de glace submergé de haine, est-il capable de raison et de lucidité ? "
Maintenant, pour Giselle, il ne restait qu’une seule alternative :
Christiane, sa fille cadette.
C’est donc mon Amérique à moi, qui dût secourir sa mère. Dès qu’elle eût apprit le comportement scandaleux de sa sœur Ginette, elle s'engagea à trouver un emploi à sa mère ; n'importe lequel ! Même Concierge ! Si possible, dans le 16ème ou limitrophe à l’arrondissement. Elle n’eût pas longtemps à attendre ! Grace à l’intervention de Dieu ou tout bonnement, du destin ! L’un des copropriétaires qui habitait un immeuble de style dans le 18° arrondissement, prit contact avec Christiane, en lui téléphonant. La chance voulut que sa mère fasse l’affaire et soit embauchée en C.D.I., en qualité de... Concierge ! Certes, ce n'était pas l'Amérique ! Or, Gisèle, qui était loin de prétendre un retour sur Paris, fut agréablement surprise. Enfin, elle allait se sortir du fond du puits dans lequel elle n'avait cessé d'être entraînée.
« Ne vis pas ! Contente-toi de toujours désirer vivre. » (Jules Renard)

..................................................................................................... A suivre
A plus, les blogueurs !

Le saviez-vous que, avant de me passionner pour l'écriture et la poésie, j'étais une groupie de la danse orientale ; que j'ai exercé d'ailleurs, en tant que
professionnelle.
Au cas où vous seriez interessées par tout ce qui concerne cet art, contactez-moi. Cela me fera plaisir... Tchao !
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