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Le lapin se rebiffe...

Souffrance animale : le lapin français se rebiffe

Souffrance animale : le lapin français se rebiffe

La France est le deuxième plus grand exportateur mondial de viande de lapin après la Chine et suivie de près par la Belgique. Or il en va du lapin comme du porc ou du poulet : l’impérieuse nécessité de « produire » pas cher a poussé l’industrie agricole moderne à créer des élevages aux conditions repoussantes. Une association relève le gant, euh la patte, et se mobilise pour changer les choses.

Le lapin industriel, une spécialité « made in France »

© CC, Matt DeTurck

un lapin de compagnie : pas tout à fait la même taille de cage (© CC, Matt DeTurck)

Et même les 4 pattes à la fois : l’association international de protection animale Four Paws lance une campagne de communication afin d’informer les consommateurs sur les conditions réelles d’élevage de la plupart des lapins en France. Dans le pays, 98% des lapins, soit 40 millions d’animaux, vivent en cage toute leur vie. Ils vivent et meurent dans d’indignes usines à lapins.

Leurs conditions de vie sont tout sauf optimales pour leur confort : un sol grillagé qui les blesse, trop de lapins par cage, pas de lumière naturelle.

Les lapins sont extrêmement limités dans leurs mouvements, ne peuvent pas ronger ou bondir, ni même se dresser. Les lapines sont priées de se reproduire très vite. En outre, les lapins morts restent bien souvent dans la cage avant d’être jetés.

 

Des lapins élevés aux hormones et aux antibiotiques

© CC, David Rabbit Wallace

© CC, David Rabbit Wallace

Cette promiscuité et ces conditions extrêmes amènent les éleveurs à bourrer les lapins de médicaments afin qu’ils survivent.

C’est ainsi que selon l’Agence Nationale du Médicament Vétérinaire, plus de 10% des antibiotiques utilisés dans l’élevage français le sont dans les élevages de lapins, soit 7 fois plus que pour les porcs et 32 fois plus que pour les volailles.

Une situation inacceptable quand on sait que des solutions alternatives existent ailleurs dans le monde, et qu’elles ne sont pas anecdotiques. Four Paws dénonce une exception (presque) française en matière de maltraitante animale.

Élever les lapins dans des conditions dignes

© CC, Robert Terrell

© CC, Robert Terrell

Si l’association défend le végétarisme, elle défend l’élevage bio et, faute de mieux propose une méthode alternative d’élevage des lapins : le certificat « Kontrollierte Bodenhaltung« .

La viande de lapin est « contrôlée en stabulation libre adéquat au bien-être de l’animal« . Il s’agit d’un ensemble de normes mises en point par des scientifiques en collaboration avec des éleveurs.

Il s’agit d’élever les lapins dans des parcs ouverts dans le haut sur un sol non grillagé, permettant aux lapins de bouger. En Belgique, la loi se met progressivement en place, avec comme dates butoir 2016 pour les lapins et 2021 pour les conditions des lapines mères.

Situation archaïque en France

© CC, Rob Crow

© CC, Rob Crow

Outre la Belgique, ces conditions sont largement suivies en Chine depuis plusieurs années, et mises en place progressivement dans plusieurs pays d’Europe : en Hongrie, en Allemagne, en Roumanie, en Autriche et aux Pays-Bas. La France, elle, reste à la traîne.

L’association Four Paws a donc lancé le site Internet Respect Lapin pour informer les citoyens d’une part, et les inviter à agir. Vous êtes invités à signer une pétition afin d’inciter les législateurs français à demander des conditions plus dignes d’élevage des lapins : www.respect-lapin.org.

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