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Les risques catastrophiques des manifs lycéennes...

Les risques catastrophiques des manifs lycéennes


Rédigé par Elie Arié le Vendredi 18 Octobre 2013 à 15:50 (MARIANNE)

  
  

Les risques catastrophiques des manifs lycéennes
Les lycéens manifestent non seulement pour le retour d’une famille à qui le droit de résidence en France a été refusé après quatre ans d’enquêtes, et  pour le retour d’un lycéen  Arménien majeur (19 ans) sans papiers et expulsé suite à son arrestation pour vol, mais aussi pour l’interdiction de l’expulsion de toute personne scolarisée, exigeant que cette revendication soit inscrite dans la loi.



Or, il se trouve qu’en France, et fort heureusement, tout enfant de moins de 16 ans bénéficie d’une scolarisation gratuite, et, cela, quel que soit le statut de ses parents, y inclus immigrés en attente de régularisation, et même immigrés clandestins.



Cette revendication revient donc, en pratique, à celle de l’interdiction d’expulsion de toute famille d’immigrés (car on ne va pas séparer les familles, et laisser seuls en France des enfants de moins de 16 ans) ayant des enfants en âge d’être scolarisés- c’est-à-dire, en pratique, à revendiquer l’immigration libre.



Idée qui peut paraître généreuse et sympathique, mais qui (ils ne semblent pas en avoir conscience)

  1. relève d’une idéologie ultralibérale,

      2-  et peut déboucher sur des conséquences catastrophiques.


1 -  Toute politique de limitation de d'immigration (et je ne connais aucun Etat au monde qui n'en ait aucune) est au service d' objectifs économiques, sociaux, culturels (obligation de parler français pour le Québec), etc.

Quels que soient les objectifs poursuivis,  il s'agit donc, dans tous les cas, de politiques qui relèvent d'une démarche de "PLANIFICATION": c'est le mot essentiel.



Démarche qui s'oppose à celle du libéralisme, qui considère que la meilleure des régulations n'est pas la planification étatique, mais celle de la "main invisible du marché", qui fera que ceux qui trouveront ou créeront leur emploi resteront, et que ceux qui n'arriveront pas à gagner leur vie seront bien obligés de partir (le "travail au noir" n'étant pas un problème pour une idéologie qui condamne les charges sociales -ce qui blanchit tout travail au noir- et le Code du Travail, voué à être remplacé par le contrat librement négocié entre chaque salarié et son employeur).




- L’accès à une immigration pratiquement libre par le biais de l’interdiction d’expulser les familles avec enfants scolarisables risquerait de déboucher sur une conséquence rigoureusement inverse et catastrophique : un jour, un gouvernement de droite pourrait mettre fin à la scolarisation gratuite des enfants d’ immigrés clandestins et d’immigrés  non encore régularisés, seule façon de les rendre à nouveau expulsables (avec les effets désastreux qu’entraînerait cette mesure sur l’intégration des enfants des familles dont la situation finirait par être régularisée) : mesure qui pourrait passer beaucoup mieux qu’on ne l’imagine, dans le climat de lepénisation et de « préférence nationale » dans lequel nous vivons.



L’enfer est pavé de bonnes intentions.