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Livre "Les français ruinés par l'immigration"


  BOULEVARD VOLTAIRE 

Livre / Les Français ruinés par l’immigration, de Gérard Pince

pauvre

 

Le 4 octobre 2013
Jean-Claude
Lauret
Journaliste, critique littéraire.
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Voici le temps des imprécateurs, celui de tous les manichéismes. Pour l’auteur de ce texte, contrairement au jeu d’échecs, les Blancs jouent et perdent.

 

Gérard Pince n’est pas l’un de ces prophètes illuminés qui, en ces temps de malheur, projettent leurs visions emportées et véhémentes. Notre homme n’a rien d’un farfelu, sa biographie en témoigne. Docteur en économie du développement, il préside un think tank numérique consacré à l’économie et aux défis contemporains.

 

Hélas, le monstre numérique sévit tout au long de son texte où il est vain de vouloir trouver une bonne bibliographie d’ouvrages à consulter. Ici, on jongle avec des tableaux et des pourcentages qui se bousculent dans un austère tourbillon. Il faut encore quelques diagrammes, des graphiques afin de saupoudrer le tout. Le mérite de l’auteur consiste à se référer aux données de la comptabilité nationale. C’est faire preuve de rigueur et d’honnêteté dans un petit univers où tant de funambules mélangent allègrement tomates, choux-fleurs et autres légumes pour faire une salade farceuse.

 

Ce texte s’avère proprement illisible. Que l’on ne se méprenne cependant pas, le lecteur a devant lui des bases de données. À lui de les assimiler et, pourquoi pas, de les interpréter.

 

On se doit néanmoins de faire des réserves, non sur la forme mais sur le fond. L’immigration est aujourd’hui la conséquence d’une politique aberrante menée depuis plus de quarante ans. L’auteur fait semblant d’oublier que le grand patronat a trouvé dans l’immigration une masse de main-d’œuvre qui permettait de moduler les salaires de la classe ouvrière. Il affirme que les immigrés sont les responsables de l’augmentation de la dette publique, laquelle, par son expansion sidérale, est en train de ruiner la France et les Français. C’est vouloir ignorer que tous les gouvernements, de droite comme de gauche, ont joué sur la dette pour s’assurer au mieux de la paix sociale.

 

Sentinelle attentive, Gérard Pince constate que la patrie est en danger. Il sonne l’alarme. Il invite les nationaux à réagir et propose trois mesures à prendre d’urgence : « L’arrêt de l’immigration en provenance des pays tiers, la suppression des prestations sociales versées aux étrangers de ces pays et le rapatriement de leurs chômeurs. » Il reconnaît que des obstacles juridiques seraient parfois difficiles à franchir. Il faudrait ainsi envisager sérieusement le problème du regroupement familial, rétablir les contrôles aux frontières et revenir sur les accords de Schengen. « Seul un ou plusieurs référendums permettraient de lever ces obstacles en imposant aux juges la souveraineté de leur peuple », écrit-il.

 

Lorsqu’il est question de vie ou de mort,

 

On ne tergiverse pas.

 

« Et si la dette publique était en vérité celle de l’immigration ? », se demande Gérard Pince. Une société malade ne se guérit pas en partant à la recherche d’un bouc émissaire responsable par définition de tous les maux. Il y eut hier les protestants, les francs-maçons, les juifs, aujourd’hui les Arabes et les Africains, sans oublier Bruxelles et l’euro. « En vérité, en vérité je vous le dis » est l’apanage du Seigneur, rarement des économistes.