Partager l'article ! "Le Moine", le bon plan: ....................................................................................... 10ème épisode ...
....................................................................................... 10ème épisode
Tant bien que mal, la vie continuait, au 97, rue des Rosiers. Christiane, avait empaqueté ses récents déboires, dans un coin perdu de sa mémoire. La honte et la peur des humiliations, ayant pris le dessus, elle pensa qu’il serait plus sage qu’elle se fasse oublier. Chez les commerçants des Puces, les rumeurs allaient bon train ! A une telle vitesse, qu’elles se transmutaient de bouche à oreille ; et pas au bénéfice du doute ! Tout serait déformé ; évident ! Qu’il s’agisse de viols ou de simples tentatives de viol, les langues, avec un acharnement non contenu, se délient. Aux yeux de la société, c’est la fille qui a toujours tord. La source de toutes mes espérances était condamnée d’avance. Déjà, elle imaginait les commentaires. Entre-nous, pourquoi cette petite trainée, l’avait-elle suivi ? Pour faire du tricot ? Bien fait pour elle ! Et puis, elle l’avait bien mérité et s’en était sortie à trop bon compte ! Christiane ne se sentait pas la force de subir la méchanceté ambiante, les allusions, les sarcasmes et qui sait… les insultes. !
De toute façon, chaque fin de semaine, le vendredi soir, elle prenait le train Gare de l’Est, en direction de Château-Thierry. Son beau-père, Bernard, l’attendait dans sa voiture garée devant la gare, pour rejoindre le bourg ou se trouvait le café/tabac/épircerie de ses parents. Certains week-ends, son frère Charles-Henry, se joignait à elle. D’ailleurs, à l’époque, tout le monde, famille et amis, venaient passer les fins de semaine : Sa sœur Ginette et Roland, surnommé « Roro », Son frère et sa petite amie du moment, Monique, la sœur de Bernard qui, rongé par un cancer de l’intestin, venait se reposer un laps de temps. Sa copine Francesca et son mari, etc. Dans le troquet, l’alcool - gratos pour les invités - coulait à flot et la bouffe était correcte ! Alors ? Pourquoi s’en seraient-ils privés ; puisqu’ils y étaient conviés ! Son frère, avait même organisé un méchoui avec de la musique et tout le tintouin !
Le plus ennuyeux, pour Christiane, c’était de se lever dès l’aube le lundi, pour se rendre à la gare et reprendre ses activités. Depuis prés d’un an, qu’ils avaient pris le relai des anciens propriétaires, Giselle et Bernard, s’étaient vite accoutumés à leur nouvelle vie ainsi qu’à la clientèle : pour la plupart, de jeunes désœuvrés, des ouvriers et des paysans. Christiane, qu’elle se trouvât "Au Moine" ou à Saint-Ouen, continuait ses séances de grandes bouffes qui se terminaient obligatoirement au même endroit. Parfois, à deux doigts du malaise, elle se précipitait – in extrémiste – sur la cuvette des toilettes, en dégueulant ses tripes. Comme si elle devait exorciser un mal être profond et indéfinissable… Le seul inconvénient, lorsqu’elle séjournait chez ses parents, c’était l’accès auxdites toilettes. Celles-ci, étaient mitoyennes à leur chambre. Le moindre bruit résonnait. Un exemple : le lendemain du méchoui, son beau-père, fit la remarque suivante et devant tout le monde. « J’sais pas qui a dégueulé cette nuit, mais ça y allait !! » L’intéressée avait fait mine de de d'avoir rien entendu.
En fin de compte, la question était la suivante : comment Giselle s’arrangeait-elle, pour ne rien voir ? Feignait-elle de ne pas s’apercevoir que sa fille mangeait comme dix, alors qu’elle était aussi grosse qu’un fétu de paille ! A moins, qu’effectivement, elle fut aveugle… Ou bien, comme Ponce Pilate, elle s’en lavait les mains. Et en fin de compte, n’avait-elle pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour soigner et guérir sa cadette... ? Sans doute estimait-elle n’avoir rien à se reprocher… Pour Christiane, ça ne restait que des suppositions car elle ne pouvait hélas, disséquer les pensées les plus intimes de sa mère. Non seulement, elle se détruisait la santé à petit feu mais également, cette boulimie incessante, lui coûtaient les yeux de la tête. Son salaire était décent ; soit ! Or, le loyer, plus exactement les traites du crédit de l’appartement, additionnées au gaz/électricité et autres frais divers, les fins de mois s’avéraient difficiles. En vérité, elle s’acquittait chaque mois d’une certaine somme, pour un appartement dont elle ne serait jamais la propriétaire. Pour la simple raison que Giselle, n’avait pas pris la peine d’entamer la moindre procédure, pour qu’il soit à son nom ! En outre ses deux ainés,Charles-Henry et Ginette, aurait hurlé à la spoliation ! Quoique, ces deux pingres égocentriques, avaient déjà reçu de leur mère, une somme rondelette ! Leur cadette, la pauvre « MINOU », la bonne pâte, n’avait rien eu ; si, quelques meubles et ses yeux pour pleurer !
Un matin, surprise ! Christiane se préparait à aller travailler, quand elle sentit un liquide couler le long de ses cuisses. Du sang !! Incroyable. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, s’était-elle, dit, pendant ces cinq dernières années. Et franchement, cet état propre à toutes les femmes en âge de procréer, ne lui avait pas manqué… (Maux de ventre, nausées, vertiges, sautes d’humeur et, j’en passe !). Puisqu’elle ne pouvait rien changer à la nature, elle clama à haute voix, avec un sourire mi-figue, mi-raisin, « Bienvenue chez toi». Présentement, elle en savait suffisamment, pour connaître les risques de tomber enceinte… A ce sujet, elle n’avait aucun souci à se faire ! L’horrible mésaventure, la rappellerait à l’ordre.
Désormais, celui qui pourrait se vanter de l'avoir eu, n’était pas encore né !
...................................................................................................... A suivre
Bye, les blogueurs !

Le saviez-vous que, avant de me passionner pour l'écriture et la poésie, j'étais une groupie de la danse orientale ; que j'ai exercé d'ailleurs, en tant que
professionnelle.
Au cas où vous seriez interessées par tout ce qui concerne cet art, contactez-moi. Cela me fera plaisir... Tchao !
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