Partager l'article ! Préserver les animaux, c'est nous sauver nous-mêmes !: Dereck et Beverly Joubert: «Les gens n'agiront que s'ils sont émus» 0 contr ...
Extrait du film Les derniers lions, de Dereck et Beverly Joubert. DR
Il faut être un peu excentrique ou très passionné pour consacrer sa vie aux félins et aller vivre au Botswana, au plus près des dernières populations sauvages de lions. Depuis 25 ans, Dereck et Beverly Joubert passent leur temps à filmer les animaux et leur lutte pour la survie dans la savane africaine. Des documentaires impressionnants, dont un inédit Les derniers lions, qui sont diffusés cette semaine sur Nat Geo Wild dans le cadre du Project Big Cats, une campagne pour sauver les derniers félins.
>> Lire l’interview de Vincent Elbaz, ambassadeur en France du Project Big Cats
Dans Les derniers lions, vous suivez la vie d’une lionne qui semble avoir été écrite par un scénariste. Avez-vous romancé la réalité?
Nous cherchions une histoire à raconter. Cette lionne était différente des lions qui vivent en meute, c’était une solitaire. Nous avons décidé de nous concentrer sur elle et l’histoire est arrivée naturellement ensuite. Il y a aussi des scènes très dures pour nous humains, comme lorsque la lionne doit abandonner un de ses petits, nous voulions montrer les lions comme ils sont, et pas comme des personnages de Disney.
Comment avez-vous fait pour filmer les lions d’aussi près?
Nous restions à distance mais en utilisant les bons objectifs on a l’impression d’être très près. Nous avons toujours cherché à réduire la distance sur l’écran entre les lions et les buffles. Nous avons tourné sur une île au milieu de la savane et nous voulions que cette île ait l’air d’une prison.
Combien de temps a duré le tournage?
Nous l’avons suivie pendant deux ans, mais ça faisait quatre ans que nous filmions dans la zone. Il y a des scènes qu’il nous a fallu des années avant de capturer, comme les oiseaux en train de pêcher.
Le film évoque très peu l’homme et son impact sur la nature, décrivant plutôt la dureté de la vie sauvage. Pourtant à la fin vous appelez les spectateurs à protéger les lions…
Les territoires sont transformés par l’homme: la lionne ne peut pas s’échapper de l’île à cause des villages voisins. Nous ne faisons référence qu’à ça dans le film, car nous ne voulions pas avoir un ton de donneur de leçons. Nous avons insisté sur l’émotion, c’est plus subtil et ça permet de faire passer le message. Les gens n’agiront que s’ils sont émus.

Le saviez-vous que, avant de me passionner pour l'écriture et la poésie, j'étais une groupie de la danse orientale ; que j'ai exercé d'ailleurs, en tant que
professionnelle.
Au cas où vous seriez interessées par tout ce qui concerne cet art, contactez-moi. Cela me fera plaisir... Tchao !
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