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Ras l'bol des Bisounours !!

Ras l’bol des Bisounours armés de fusil à pompe !

scarface

 

Le 14 septembre 2013
Philippe
Randa
Ecrivain et éditeur
Fondateur du site francephi.com

 

Ras l’bol, décidément ! À Nice comme ailleurs… Des braquages ? Des cambriolages ? Des agressions ? Des fusillades ? Des morts ? Non, ras l’bol des commentaires larmoyants de la famille et des proches des canailles qui se font blesser ou liquider par ceux qu’ils agressent…

Mais au moins, maintenant, ce ras l’bol-là, on peut non seulement le connaître, mais mieux encore le quantifier grâce aux réseaux sociaux et autres pétitions en ligne (il y en a au moins trois différentes en cours).

« Une vague de soutien au bijoutier de Nice, qui a tué mercredi un des braqueurs de son magasin, déferle sur Internet. En à peine 48 heures, la page Facebook “Soutien au bijoutier de Nice créée par des anonymes, a dépassé les 700.000 fans. La veille, il n’était encore qu’une centaine de milliers. », rapporte Le Figaro.

À l’heure où ses lignes sont écrites, la page annonce désormais 1.200.000 soutiens… L’affaire du bijoutier de Nice continue de susciter des réactions, moins par la mise en examen de ce dernier que par l’obligation qui lui est faite de porter un bracelet électronique et d’être assigné à résidence… Rappelons tout de même qu’il a 67 ans ! Imagine-t-on qu’il cherche à s’enfuir pour se soustraire aux autorités françaises ? Ou qu’il récidive ?

Mais ce bracelet magnétique et cette assignation à résidence ne sont sans doute pas fortuits : de victime, le commerçant est désormais traité en délinquant. Renversement des rôles à l’intention de l’inconscient populaire : on « efface » le braquage crapuleux grâce à un autre braquage, celui des commentaires sur un “criminel” dont la légitime défense a été immédiatement contestée par le Procureur…

Puis avec la diffusion des interviews du père et du frère de la “victime” en scooter…

Pour le premier, son fils a été « tiré comme un pigeon » ; pour le second, son frère et de son complice l’ont été « comme des lapins ».

« Le Tony, il avait un visage d’enfant. Pas un enfant n’est destiné à mourir comme ça », renchérit le père, tandis que le frère s’indigne de son côté : « Il devait être papa, il avait seulement besoin d’un peu d’argent… Le bijoutier, il est assuré, non ? (…) Il se serait fait rembourser le vol à main armée. »

À les entendre, voilà une vie de Bisounours saccagée par un barbare psychopathe, refusant de contrarier sa compagnie d’assurances.

Rappelons au passage que c’est armé de fusils à pompe que le Bisounours en question, « déjà condamné à de nombreuses reprises par le tribunal pour mineurs et le tribunal correctionnel de Grasse pour des vols, des violences et des infractions routières », et son complice ont contraint le “barbare psychopathe” à ouvrir son coffre.

Soyons également assurés que si les Bisounours avait abattu le bijoutier au cours du braquage, nous aurions eu droit aux mêmes commentaires de leurs proches : deux braves garçons poussés au crime par un commerçant récalcitrant à ouvrir assez vite son coffre…

 

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