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Sondages : Marine les rend fous...

 

 

 

BOULEVARD VOLTAIRE

Sondages : Marine Le Pen les rend fous…

marine-1er-mai-2013

 

Le 15 septembre 2013

Nicolas
Gauthier
Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.

 

 

Immense trouille. Miquettes à zéro. Peur à tous les étages. Et nos grands médias qui ne savent plus sur quel pied danser, rendus fous par ces sondages concernant Marine Le Pen et le Front national, qui leur donnent la démarche d’un bateau îvre ou d’un ivrogne se traînant hors du bistrot, après le dernier verre de circonstance.

 

D’un côté, Valeurs actuelles et sa une promise à demeurer fameuse, La déferlante Marine Le Pen, qui nous annonce que 34 % des Français se sentiraient proches de la donzelle, à en croire l’IFOP. Ce dimanche matin, Le Parisien reprend exactement les mêmes chiffres, certes donnés par un autre institut de sondage, BVA, mais nous assène que 65 % de ces mêmes Français auraient « une mauvaise opinion de Marine Le Pen »… Comme quoi un petit 1 % d’écart peut justifier une première page disant la même chose tout en prétendant son exact contraire !

 

Hier, Dominique Jamet faisait déjà le point sur la question. Il n’est pas interdit d’affiner le diagnostic. Car après les gros titres qui en jettent, la rédaction du Parisien se doit d’en rabattre. Ainsi, Marine Le Pen gagnait déjà cinq points par rapport à un autre sondage de BVA, datant de 2011. Quant à son potentiel relatif à la future élection présidentielle, « il grimpe encore plus vite ; 31 %, soit 8 % de plus en deux ans… »

 

Mieux, lorsqu’on se penche de plus près sur les chiffres en question, si « seuls 13 % des sympathisants de gauche pensent qu’elle ferait mieux que l’UMP, 55 % de ceux de l’UMP estiment qu’elle ferait mieux que le PS. » Soit une marge de manœuvre considérable que nombre de ses compétiteurs seraient en droit de lui envier. Après, il y a ce qui est publié et ce qui ne l’est pas. D’où ces sondages n’en finissant plus de tourner dans toutes les rédactions parisiennes et qui donnent le FN comme premier parti de France à ces élections européennes qui suivront les municipales.

 

Ce week-end, Marine Le Pen préside l’Université d’été de son mouvement. En position de force, donc. Se permettant de repousser les “avances” d’un François Fillon. De railler les “pudeurs républicaines” d’un Jean-Pierre Raffarin, en retard de trois trains lorsqu’évoquant la fameuse « ligne rouge » à ne pas franchir quant à d’éventuelles alliances entre UMP et FN. Une Marine Le Pen qui remet finalement les choses en place à l’occasion d’un entretien accordé à Nation Presse Info et passé pour le moins inapperçu : « Ce gouvernement et ce président sont comme les précédents. Ils vendent du vent et sont dans la com’ permanente. Se projeter en 2025, par exemple, serait un exercice politique profitable s’il était crédible. Or, le séminaire gouvernemental ne remplissait pas cette condition : comment des ministres peuvent-ils raisonnablement imaginer l’avenir de notre pays alors qu’ils en ont donné les clés à des organisations extérieures et qu’ils n’ont du pouvoir que l’apparence ? »

Constat cruel ? Peut-être juste lucide : « Soumise dans tous les domaines de sa politique intérieure et étrangère à l’Union européenne, mais aussi aux intérêts des puissances étrangères, la France, depuis déjà longtemps, ne maîtrise plus son destin. »

Il est un fait que…