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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 23:08

 

 

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............................................................................ 6ème épisode


Dans le petit trois pièces avec fenêtre sur cour, la vie continuait son petit bonhomme de chemin, avec ses exigences, ses conflits et ses accalmies. Ginette, alors âgée  de vingt-cinq ans, venait chaque samedi, déjeuner à la maison. Ces jours là, ma Préférence à moi, sortait de sa coquille. Ses yeux éblouis, détaillaient avec admiration le physique parfait de sa sœur. Son visage aux yeux verts, son sourire angélique, ses courbes impeccables et sa silhouette si fine et si élancée. Celle-ci, était si élégante, si racée, si intelligente, si gaie, si… tout, quoi ! En plus, elle vivait dans les beaux quartiers ; le 16ème arrondissement, à deux pas de la Tour Effel et des Champs-Elysées.

 

Quelques années auparavant, une idyle était née entre cette dernière et son aphtalmo, le Dr C... qui l'avait connue petite. Depuis, cette relation avait évolué et de la, s'étaient enchevêtrés les fils d'une vie relativement facile, faite d' exubérance, de luxe, d'amour et de désir non partagé, mais tacitement accepté. A l'époque de cette rencontre, Ginette avait cingt cinq ans et l'individu avait vingt-sept de plus Il aurait pu être son père ! Largement. Un père qui fit de cette jeune fille son éternelle maîtresse et une maîtresse de maison accomplie. Une rencontre prépondérante, puisque le Docteur, était issu d’une grande famille et qu’il était l’un des meilleurs Chirurgien/Ophtalmologiste de tout Paris. Leur destin devait se croiser.

 

A table, Ginette, était très volubile. Sans tabou, très libre avec sa mère, elle lui rapportait des anecdotes « croustillantes » que Christiane écoutait d’une oreille chaste et attentive. Gisèle, elle, très complice avec sa fille ainée concernant des sujets assez chauds, rigolait à gorge déployée en faisant maints commentaires et jeux de mots, que la gamine tentait de saisir. Gisèle aussi, était très fière de sa grande fille. Elle répétait à tout bout de champ, que c’était une très belle fille, etc., etc. Vers dix-sept heures, la star de la maison se levait de table, en disant «J’y vais ; j’ai rendez-vous avec Roro pour dîner au restaurant » et elle rajoutait en soupirant « quelle corvée ! ». Christiane, encore sous le charme, embrassait sa sœur en lui lançant un « A la semaine prochaine ! ». La petite, que ses frère et sœur avaient toujours surnommée « Minou » vouait à sa grande sœur, une admiration sans borne. Cette dernière, la fascinait et, l'ayant compris, Ginette veillait sur sa petite sœur en gardant toutefois, une solide emprise sur sa benjamine. Les paroles de la belle étaient paroles d’évangile et donc, Christiane, suivait ses avis et ses conseils, à la lettre.

 

Une nouvelle positive : depuis quelques mois, Christiane, travaillait à la Caisse de Retraite des Vétérinaires, dans le 10° arrondissement. En ce qui concernait la malheureuse expérience de Saint-Ouen, Gisèle l’avait finalement consolée et réconfortée. Lors de cette seconde expérience, les débuts avaient été laborieux ; or, on s’habitue à tout ! Gisèle, lui prenait l’intégralité de son salaire, en lui laissant tout juste de quoi se payer ses collants et ses tickets d’autobus. Les mois se succédaient ainsi, dans la routine. Les parties de boulimie et les crises de foie, étaient toujours à l’ordre du jour. Tout n’était pas négatif… où elle était employée, les toilettes étaient situées au fin fonds d’un long couloir ; ce qui lui facilitait la tâche…

 

Bientôt, le mois de septembre, vint pointer le bout de son nez. Christiane, allait bientôt fêter ses vingt  printemps ; plus exactement, le 08 septembre. Sa mère crut bon de le rappeler à sa fille. Sans relever et avec une moue significative, l’intéressée replongea dans les eaux saumâtres de ses pensées. A ce qu’on dit, vingt ans, est le beau plus jour de la vie (tout dépend pour qui) et, comme l’affirme la chanson : « On n’a pas tous les jours vingt-ans. Ça n’arrive qu’une seule fois seulement… » Heureusement, cogitait Christiane, en son for intérieur. Ses vingt ans ne changeraient certainement rien sa vie. Pourtant – elle l’ignorait – cette année 1970, était l’année des changements, des transformations et de la croisée des chemins. Décidemment pessimiste, elle se disait : « C'est Pas demain que ma chienne de vie va changer ! "

 

« Petite chose, tu as déjà de la vie une overdose et tu t’en fais une névrose car, certes, ce n’est pas l’osmose. Petite, tu n’as pas encore vécu l’apothéose car, sache que l’homme propose et la femme dispose. De la vie, tu n’as rien connu et rien vu, chère petite Rose… »

 

A l’occasion des vingt-ans de sa jeune fille, Gisèle, voulut faire les choses au mieux. D’autant plus, que suite au décès de sa mère - la grand-mère de ses enfants - elle avait touché un joli magot. Un terrain et une maison en préfabriquée qu’elle s’était empressée de vendre. Au grand dam de son fils Charles-Henry, qui habitait ladite maison et qui était très attaché à ce bien familial Il avait eu beau protester en tapant du pied et cognant du point sur la table, Giselle le pria de faire son baluchon et de partir. Elle réserva la salle du bistrot du coin, le lieu même où jadis, son ex-mari Marcello, picolait au-delà du raisonnable. Elle n’est pas rancunière, se surpris à songer, Christiane. La fête se déroula en grande pompe. Auparavant, la reine des réjouissances, dût se faire une beauté. D’abord le coiffeur, de chez qui elle ressortit transformée ; les cheveux courts et crantés sur les oreilles, comme au temps des années folles. Je dois avouer que ça lui allait comme un collier de perles à une vache. Ensuite, la tenue (Very, very, important). C’est Ginette, sa sœur, spécialiste en la matière, qui avait choisi sa robe qui en fait, était son cadeau d’anniversaire. Quand elle découvrit la chose une fois sortie de son paquet, ma très chanceuse Christiane, retint un cri de protestation. Or, se refusant de contrarier son ainée, elle fit le maximum pour se montrer emballée. La robe en question, était longue et de couleur gris/noir (d’un triste !). Le col montait très haut au niveau du cou et les manches « gigot » lui tombaient sur les poignets. Par contre, elle embrassait parfaitement son corps menu et mettait en valeur sa jeune poitrine. Cette robe, comme un fait exprès, était une copie conforme des années 1930… Désappointée, de mauvaise humeur, mal à l’aise, elle se se persuada qu’elle allait à un enterrement.

 

Présentement, Christiane, n’a gardé aucun souvenir du repas de son anniversaire, ni de ses cadeaux. Hormis une chevalière que lui offrit sa tante d’adoption, Monique ; qu’elle porte encore à son petit doigt… Des invités, par contre, elle se souvient encore de certains : Son frère et sa copine, sa sœur et son Docteur, Gisèle et Bernard, Francesca, sa meilleure amie, accompagné de Jean-Michel, son mari et André, son cousin… et pour les autres, c’est le trou noir, le néant. A la fin des festivités, les vieux allèrent se coucher et les jeunes, se concertèrent pour partir danser en boîte. « Tu parles d'un plaisir !» ronchonna la reine de la soirée en s’efforçant de garder le sourire. Enfin, s’il le faut, allons-y ; en voiture Simone ! A peine arrivée, elle réquisitionna un fauteuil, qu’elle ne quitta pas de la soirée. Danser sur la piste à la vue de tous... Plutôt mourir !

 

Il y avait quelques mois, une fille de son âge, entourée de garçons, avait crié haut et fort  et en la montrant du doigt : « Hé, les gars, vous avez-vu la fille, là-bas ?" Tous les regards s’étaient projetés sur elle. « On dirait qu’elle a un balaie dans le cul ! ». La réflexion avait eu tant d'impact dans la salle du café, qu’elle avait déclenché une série de rires hystériques. Nul n'avait soupçonné un seul moment, qu’elle pouvait souffrir d’une maladie… Dépressive et si maigre à l’époque, qu’il lui semblait marcher sur une barre d'équilibriste.

  

Les gens, souvent cruels, ne ratent pas une occasion de vous blesser, en vous atteignant au plus profond. D’autant plus, si vous laisser transparaître quoi que ce soit ; comme la vulnérabilité... VOUS DEVENEZ UNE PROIE. On est toujours victime des failles qu’on laisse transparaître !

 

Christiane songeait à cela, quand Francesca, vint la rejoindre pour l’entraîner sur la piste.

 

« Jamais !! » lui répondit-elle. Scotchée à son fauteuil, il aurait fallu un escadron, pour la déloger !

 

.................................................................................................A  suivre

 

Bye, bye, les blogueurs !

Par CANNELLE - Publié dans : UNE VIE...
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  • Petite autobiographie en famille
  • Femme
  • ex danseuse secrétaire bureautique et à l'heure d'aujourd'hui écrivaine. Je suis perfectionniste sévère avec moi-même sophistiquée en apparence
  • En dépit de mon âge certain, je demeure une femme enfant. Hypersensible, artiste dans l'âme, croyant en un Dieu intelligent, ourlé d'amour et de compassion. Je suis une solitaire qui, jusqu'à présent, se livrait peu. Because, souvent déçue.
  • 08/09/1950
  • En couple
  • CANNELLE

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  • : 19/11/2009
  • : Petite autobiographie en famille
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  • : C'est ma vie, semée de difficultés et de chagrins, de ma naissance à aujourd'hui... Au-delà, perce l'hypersensibilité d'une écorchée vive. D'où, des poésies, des coups de gueule sur l'injustice des hommes, des articles sur la vie après la mort ; en bref, l'ésotérisme pour lequel je me passionne. Mon roman d'aventures animales "AINSI SOIT-IL", resté dans les oubliettes, est mon grand échec. Depuis quelque chose s'est brisé au sein de mon âme. Car ce livre, d'utilité publique,tou
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