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Vous avez été sélectionné pour être sacrifié !!!!

Vous avez été sélectionné pour être sacrifié !

sacrifie

 

Le 14 novembre 2013    (BOULEVARD VOLTAIRE)          

José
Meidinger
Journaliste.
Ancien grand reporter à France 3 Alsace, il passe son temps entre l’Alsace et la Grèce.

 

« Bonjour, vous êtes bien M. Rigaud. Au nom de la République, vous avez été sélectionné pour être sacrifié. » Le clip Les Sacrifiés illustre mieux qu’un long discours le sort des chefs d’entreprise de proximité, artisans, indépendants, commerçants entrés en résistance ce 13 novembre. Dans toute la France, des affiches noires « Sacrifié mais pas résigné » collées sur leur vitrine ou leur camion témoignent, dès aujourd’hui, de leur révolte contre un gouvernement qui a décidé de les asphyxier. 1,1 milliard d’euros de charges fiscales et sociales supplémentaires en 2013, encore 100 millions de plus en 2014, de nouvelles hausses de la TVA au 1er janvier… Après le rouge des bonnets bretons, place au noir de la France qui travaille, celle de votre boucher, boulanger ou plombier.

 

« Ils ne fréquentent pas le CAC 40, ni les hauts fonctionnaires de Bercy, ni les couloirs de l’Élysée. Ils sont isolés et discrets, ils sont une cible idéale pour puiser de nouvelles ressources fiscales sans risquer une révolution. Le gouvernement a donc décidé de sacrifier les artisans, les commerçants, les travailleurs indépendants », tonne Jean-Pierre Crouzet, président de l’Union professionnelle artisanale. Son organisation regroupe 1.300.000 entreprises de l’artisanat et du commerce de proximité qui font vivre quatre millions d’actifs en France. Lorsqu’on y ajoute l’ensemble des professionnels, notre pays compte 2,3 millions de chefs d’entreprise qui ont le statut de travailleurs indépendants, soit 64 % du total des entreprises. Ils sont artisans, commerçants, professionnels libéraux, agriculteurs contribuant à la vie des quartiers, des centres-villes et des villages, dans le cadre d’une économie fondée sur la proximité, à la fois créatrice d’emplois, source de richesses et de lien social.

 

Si rien n’est fait, si le gouvernement maintient et développe sa pression fiscale, un immense plan social se dessine à l’horizon. Selon l’UPA, le nombre de défaillances des petites entreprises ne cesse de croître : + 4,3 % dans les entreprises employant moins de 11 salariés de juillet 2012 à août 2013, soit 54.000 dépôts de bilan en un an (source : Banque de France).

 

Et le mouvement s’accélère. Tous les jours ou presque, on lit dans la presse régionale qu’ici ou là, le commerce de proximité se meurt : « Avec la fermeture du magasin de boucherie-charcuterie-épicerie, il n’y a plus de commerces dans la rue de la Fontaine… » Ou « Le dernier boulanger du canton vient de mettre la clé sous le paillasson. »

 

La mobilisation que lance l’UPA aujourd’hui voudrait enrayer ce déclin : elle nous convie à rejoindre leur protestation en signant la pétition.