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LES SECRETS DE LA NATURE

Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 12:51

INCROYABLE – Une fillette de 1 an est enceinte !

20/05/2013 WORDPRES

Kang Mengru

La fillette s’appelle Kang Mengru, elle est chinoise et est âgée d’à peine 1 an.

Ses parents s’étant inquiétés de son ventre qui enflait de façon anormale l’ont emmené voir le docteur.

Et quelle ne fût pas la stupeur des médecins chinois lorsque, après avoir procédé à un scanner, ils ont découvert que la jeune chinoise portait un fœtus dans son ventre !

Selon les médecins qui ont examiné Kang Mengru, il s’agirait d’un cas de jumeau parasite qui, n’ayant pas trouvé sa place dans l’utérus de sa mère au moment de la fécondation se serait « réfugié » dans le corps de sa sœur et a continué ensuite à se développer.

- SOURCE : http://direct.cd/2013/05/18/une-petite-fille-de-1-est-enceinte-porte-son-jumeau-dans-son-ventre.html

Par CANNELLE - Publié dans : LES SECRETS DE LA NATURE
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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 10:02

Météo : une Pentecôte digne «d’un mois d’octobre»

19 mai 2013 à 15:33
Sur la Croisette, à Cannes, hier.
Sur la Croisette, à Cannes, hier. (PhotoSandra Auger. Reuters)

 

Par AFP
Libération

Festival de Cannes sous la pluie samedi, températures quasi-hivernales dans le Pays basque et neige à basse-altitude en montagne: la Pentecôte prend cette année des airs de Toussaint et les beaux jours, au regard des prévisions pour les semaines à venir, ne sont pas pour tout de suite.

Le mauvais temps actuel est-il si exceptionnel ?

Précipitations, ensoleillement, températures: aucun indicateur n’est en ligne avec les normales saisonnières, constatent les experts interrogés par l’AFP. «C’est assez exceptionnel en termes d’intempéries», note Gilles Matricon, météorologue à Météo Consult. La météo est davantage digne «d’un mois d’octobre», renchérit Michel Daloz, prévisionniste à Météo France.

Les températures sont actuellement inférieures de «3 à 5°C» à la normale, et même de 7°C à Bordeaux, souligne ce dernier. Sur les cinq premiers mois de l’année, la moyenne de la température est la plus fraîche depuis 25 ans. A Pau, par exemple, on n’a pas dépassé samedi les 10°C, alors qu’il avait fait 30°C le 17 avril, selon Météo Consult.

Ce n’est pas mieux au rayon précipitations: il est tombé samedi à Biarritz, au Pays basque, l’équivalent de plus d’un mois de pluie (137 mm), idem à Cannes, au grand dam des festivaliers, (72 mm en 36 h), a mesuré Météo France. Dans le Sud-Est, la pluie a aussi entraîné le report du match de Ligue 1 Nice-Lyon et l’annulation de deux corridas à Nîmes. La vigilance orange au risque de crue sur l’Argens, un fleuve côtier situé à proximité de Fréjus dans le département du Var, a toutefois été levée dimanche.

Quelles conséquences en montagne ?

Exceptionnelles également, des chutes de neige à altitude relativement basse en montagne (à partir de 1.500 m en moyenne voire plus bas), dans les Alpes du sud, les Pyrénées mais aussi le Massif central.

En Savoie, 7 cols routiers sont restés fermés en raison de la neige et du risque d’avalanche, et six en Haute-Savoie, alors qu’ils rouvrent habituellement «fin avril-début mai», selon le Centre régional d’information et de coordination routière (CRICR) de Rhône-Alpes.

«Nous sommes dans des conditions hivernales», confirme Pierre Vray, météorologiste au centre de prévision des avalanches de Météo France basé près de Grenoble, en estimant qu’il «faut remonter dix ans en arrière pour trouver une situation équivalente dans les Alpes».

Dans les Pyrénées, le mauvais temps se traduit aussi par un enneigement inhabituellement tardif. En début de semaine on comptait encore 10 mètres de neige dans le dernier lacet du col du Tourmalet.

Comment s’explique ce mauvais temps ?

C’est la faute à une dépression durablement installée et qui «tourne comme une toupie folle sur la France», selon les termes de Michel Daloz. Les nuages, porteurs de pluie et d’air froid, s’enroulent autour de cette dépression en remontant ce dimanche sur le Nord après avoir noyé le Sud. Conséquences: on attend un temps «pluvieux et humide jusqu’à mercredi» sur le Nord, pronostique Gilles Matricon. Météo France n’est pas plus optimiste: ses prévisions ne laissent entrevoir «aucune amélioration» d’ici fin mai ou début juin.

L’été sera-t-il forcément gris ?

«La plupart du temps, les printemps pourris ne sont pas suivis d’été formidables», assure Météo Consult, mais des exceptions sont possibles comme en 1983: «il avait beaucoup plu en avril et mai, mais cela avait été suivi par un mois de juillet très chaud, mais aussi très orageux».

Météo France se veut plus prudent, ne faisant pas de lien entre la météo du printemps et celle de l’été. «On n’en sait rien», reconnait Michel Daloz. A défaut de prévisions scientifiquement étayées, il s’en remet davantage aux probabilités mathématiques pour dire que, après un été 2012 moyen et un printemps froid, «on a plus de chances d’avoir un été correct que le contraire...»

 

Par CANNELLE - Publié dans : LES SECRETS DE LA NATURE
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Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 11:01

carcasse découverte sur une plage britannique

Publié le 1 mars 2013. (20 MINUTES)
Une étrange carcasse a été retrouvée sur une plage britannique, le 22 février 2013

Une étrange carcasse a été retrouvée sur une plage britannique, le 22 février 2013 Rex Features/REX/SIPA

INSOLITE - Un promeneur a découvert le cadavre d'un animal étrange en se promenant...

«Les mâchoires d'un ours et le corps d'un cochon». Un promeneur a fait une drôle de découverte, le week-end dernier, alors qu’il cheminait sur une plage de Tenby, dans le Pembrokeshire, au Royaume-Uni, rapporte le Western Telegraph. C'est l'animal de compagnie de ce jeune homme de 27 ans qui a d'abord remarqué l’étrange créature. «Je promenais ma chienne sur la plage, quand elle a commencé à aboyer et courir en faisant des cercles», a raconté le promeneur.

>> Pour découvrir le mystère du «monstre de Montauk», c'est par là

>> Une carcasse retrouvée à New-York, c'est à lire par ici

Après avoir couru pour rattraper son animal, le jeune homme a fait la découverte de cette carcasse. «J'ai vu quelques poils sur ce corps en décomposition», note-t-il. «J'ai immédiatement pensé que c'était un cheval». Mais les mâchoires et le corps de la bête ne correspondaient pas à ceux d'un cheval, d’après-lui.

La thèse du blaireau

«Je dirais que ça mesurait près d'un mètre de long, avec des poils clairs au niveau de ses yeux et d'autres, plus sombre, du côté de ses pattes arrières. donc c'était peut-être un blaireau», a-t-il conclu, excluant qu'il puisse s'agir d'un Jack Russell, dont la disparition avait été signalée dans la région.

Pour le Dr Dan Forman de l'Université de Swansea, interrogé par la BBC «même si c'est difficile à dire à partir d'une photo», la thèse du blaireau paraît tout à fait envisageable, «à en juger par sa taille et par le fait qu'il possède cinq doigts à ses pattes».

Chien gonflé

Mais la piste du Jack Russell n'est pas totalement abandonnée pour autant. Un porte-parole de la mairie de Pembrokeshire a en effet estimé, en se basant sur les clichés de la carcasse, qu'il pouvait tout à fait s'agir d'un chien qui aurait gonflé après un long séjour dans l'eau.

Le porte-parole a également indiqué que les services de la ville, qui avaient été prévenus qu'un possible cadavre de Jack Russell pourrait être retrouvé sur la plage, n'avait toujours rien retrouvé pour l'instant. De son côté, The RSPCA -la SPA anglaise- a indiqué qu'elle n'avait reçu aucun appel pour la prévenir de cette découverte.

M.Gr. (20 MINUTES)
Par CANNELLE - Publié dans : LES SECRETS DE LA NATURE
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Samedi 16 mars 2013 6 16 /03 /Mars /2013 12:05

La canicule menace Paris

Classé dans: Ecolo-totalitarisme |

DREUZ.INFO

 

-

Comme ceux qui habitent Paris ont pu le constater ces derniers jours, l’atmosphère se réchauffe. Ceux qui voici un an ou deux, disaient dans des émissions télévisées que le climat de Paris serait bientôt celui du Sud de l’Espagne si des mesures drastiques destinées à limiter les émissions de dioxyde de carbone n’étaient pas prises ont vu leurs thèses entièrement validées.

En ouvrant ma fenêtre ces derniers jours, je me serais cru non pas au Sud de l’Espagne mais allez, disons, dans le Sud Marocain.

Heureusement que les spécialistes de la spécialité peuvent compter sur l’amnésie des populations : ils pourront bientôt dire avec le même aplomb le contraire de ce qu’ils disaient auparavant. Les paroles des spécialistes de la spécialité sont comme les promesses des hommes politiques à la française : elles n’engagent que ceux qui les croient.

Heureusement qu’ils ont dit à intervalles réguliers, sur un ton docte, que la météo n’est pas le climat, et qu’il ne faut donc pas se fier au temps qu’il fait. Même s’il faisait très froid partout, je suis certain qu’ils affirmeraient qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Il n’empêche : parce que des spécialistes de la spécialité disent absolument n’importe quoi depuis des années et falsifient sans vergogne les statistiques et les données, et parce que des bureaucrates les croient, quand la météo qui n’est pas le climat montre des tempêtes de neige au mois de mars, les services de transport et de déneigement se trouvent totalement dépourvus, et un pagaille ruineuse et douloureuse pour des millions de gens s’ensuit.

Il n’empêche : parce que ces mêmes spécialistes de la spécialité travaillent en sous main pour des dogmatiques néo-communistes qui, parce qu’ils se disent « verts », raffolent du béton, des embouteillages et des piquets de métal qu’ils font planter par milliers dans toutes les villes aux fins d’y paralyser la circulation automobile, ces dogmatiques néo-communistes font bien plus que couler du béton partout, créer des embouteillages et planter des piquets de métal, ils créent des phobies, augmentent tous les coûts de transaction dans des économies déjà asthéniques, instaurent des réglementations débiles par milliers destinées à broyer la liberté d’entreprendre, la liberté d’aller et venir et la liberté de choix.

 

Il n’empêche, les spécialistes de la spécialité monopolisent les médias, sont rémunérés par des instances onusiennes telle que le GIEC où la démarche, résolument anti-scientifique, consiste à les rémunérer pour qu’ils trouvent ce qu’on leur demande de trouver, qui a été posé au départ, parce qu’il s’agit de les rémunérer pour qu’ils trouvent ce qui justifiera des bureaucraties et règlements à l’échelle planétaire.

Des divulgations, dites Climategate, ont montré ces dernières années que les spécialistes de la spécialité échangeaient entre eux leurs trucs de voleurs pour falsifier éhontément les données : des divulgations n’ont pas franchi les frontières françaises, mais sont disponibles sur internet en utilisant google et en entrant le mot « climategate ». Simplement.

L’écologisme contemporain est une religion dangereuse. Il égare, mutile, gaspille, asphyxie, corrompt, crée des vulnérabilités, va à rebours de l’esprit scientifique, reconduit l’humanité vers des superstitions grotesques. C’est un anti-humanisme absolu en ce qu’il sacrifie les êtres humains à une idole qui n’existe pas : la nature pure.

Dans le monde développé, il tue assez peu pour le moment, et se contente de disséminer du désespoir, de la stérilité et de la pauvreté. Dans les pays pauvres, il tue. Ses adeptes sont des criminels. J’avais quand je présidais l’Institut Turgot, traduit et publié un livre américain de Paul Driessen, « « Peurs vertes, morts noires »* », qui expliquait tout cela en détail. Ce livre n’a pas été commenté, cela va de soi. Il est pourtant plus que jamais d’actualité.

Si je trouve le temps, je le rééditerai. Je pourrais aussi consacrer un livre à ce sujet. Mais j’ai tant de livres en retard… Et puis, serait-ce utile ? On me dira que je ne suis pas un spécialiste de la spécialité et que les spécialistes de la spécialité ont toujours raison. C’est pour cela qu’ils sont spécialistes de la spécialité, non ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

* En achetant le livre avec ce lien, vous bénéficiez d’une remise de 5%, et vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%.

Par CANNELLE - Publié dans : LES SECRETS DE LA NATURE
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Mercredi 7 novembre 2012 3 07 /11 /Nov /2012 10:52

La Gaule, 2 millions de sangliers !

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Par Cyril Hofstein Mis à jour le 02/11/2012 à 14:30 | publié le 02/11/2012 à 14:29Réactions (225)
Poussée par les chiens, cette impressionnante compagnie de sangliers semble figée sur le chemin, apparemment incapable de prendre la fuite. Un comportement étrange pour un animal réputé pour sa ruse et sa combativité.
Poussée par les chiens, cette impressionnante compagnie de sangliers semble figée sur le chemin, apparemment incapable de prendre la fuite. Un comportement étrange pour un animal réputé pour sa ruse et sa combativité. Crédits photo : STEPHANE
  

Dans de nombreux départements, le nombre de sangliers a littéralement explosé. Les «bêtes noires» sont partout, à la campagne… comme en ville. Et le coût de leurs dégâts, pour les cultures, dépasse les 50 millions d'euros annuels.

Haro sur la «bête noire». Les sangliers sont partout. Dans les rues des grandes villes, comme la semaine dernière dans le centre de Chambéry, où une compagnie en maraude a semé la panique. Dans les cultures agricoles, où leurs dégâts annuels se chiffrent à plus de 50 millions d'euros. Voire dans les jardins et les potagers en bordure des maisons. Plus préoccupant encore, ils sont désormais à l'origine de plus de 60 % des quelque 40.000 accidents de la route impliquant chaque année des animaux sauvages. Au point que, depuis 2009, un «plan national de maîtrise du sanglier» a été mis en place - par Jean-Louis Borloo - pour permettre aux préfets d'organiser des battues administratives et de réguler dans l'urgence les populations.

Prises sous tous les angles, d'innombrables photos de sangliers font régulièrement la une des journaux régionaux et le bonheur de la presse cynégétique, qui tente de répondre aux enjeux parfois contradictoires de la prolifération des sangliers. Jamais la France n'avait connu un tel nombre de Sus scrofa: sans doute plus de 2 millions d'individus, soit près de quatre fois la somme des prélèvements annuels effectués par les chasseurs (550.000 en 2010-2011 et 522.000 en 2011-2012). Un phénomène qui ne touche plus seulement le monde rural, mais qui s'étend désormais aux grandes agglomérations. «Si le nombre de grands animaux a explosé, rappelle Humbert Rambaud, rédacteur en chef du magazine Jours de chasse, les villes n'ont pas cessé de s'étendre, rejoignant peu à peu l'espace vital des sangliers. D'où des incursions de plus en plus fréquentes dans les parcs, les jardins et même... des magasins.»

 

Aucun lieu n'est épargné par les conséquences de l'explosion des populations de sangliers. En quête de nourriture, ces animaux n'hésitent pas à s'aventurer au bord des routes comme ici, sur la RN51 entre Épernay et Reims.
Aucun lieu n'est épargné par les conséquences de l'explosion des populations de sangliers. En quête de nourriture, ces animaux n'hésitent pas à s'aventurer au bord des routes comme ici, sur la RN51 entre Épernay et Reims.Crédits photo : Christian LANTENOIS/PHOTOPQR/L'UNION DE REIMS

 

Tous les départements sont concernés par la multiplication des sangliers

Comment en est-on arrivé là? «Nous faisons face à une situation difficile, explique Benoît Guibert, spécialiste des dégâts de grand gibier à la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Car nos études ont mis en évidence de profondes disparités régionales. En dépit des annonces fracassantes et souvent sans nuances sur l'explosion du nombre des sangliers, seuls 10 % des communes françaises, soit 3 200 sites, concentrent 75 % de la totalité des dégâts indemnisés. En revanche, tous les départements font face à un ou plusieurs «points noirs».»

La multiplication sans précédent des sangliers peut s'expliquer par une combinaison de plusieurs facteurs, souvent très complexes. En premier lieu, le changement des pratiques agricoles, et notamment l'augmentation des surfaces cultivées en maïs, ainsi que la généralisation des grandes exploitations ont leur part de responsabilité. Les territoires se sont modifiés, facilitant l'accès des animaux sauvages à une nourriture abondante. Pour tenter d'y remédier, les chasseurs ont été contraints d'avoir recours à un «agrainage» massif (en clair, on les nourrit en forêt) afin de les y fixer et d'éviter qu'ils aillent vagabonder dans les cultures. Une pratique à risque qui, parfois, a fait plus de mal que de bien, en concentrant artificiellement d'importantes populations d'animaux bien nourris, plus rapidement adultes et en âge de s'accoupler. Les conditions climatiques, plus douces depuis quelques années au printemps, ont également joué un rôle important dans la hausse de la fécondité des femelles. «Le taux d'accroissement moyen annuel des sangliers se situe entre 60 et 200 %, précise Antoine Berton, rédacteur en chef du Chasseur français. Dans de bonnes conditions environnementales et en l'absence d'un prélèvement raisonné de la part des chasseurs, une population peut rapidement se développer dans un massif et provoquer les problèmes que l'on connaît aujourd'hui.»

Autres causes avancées par la FNC: la «déshérence cynégétique», ou la baisse du nombre des chasseurs et leur inégale répartition selon les régions, ainsi que l'impact des «territoires non chassés», zones difficiles d'accès, réserves et espaces privés fermés à la chasse, dans lesquels les sangliers trouvent refuge et nourriture abondante. Il faut aussi rappeler le rôle de la tempête de 1999, qui a couché des pans entiers de forêts, rendant la chasse presque impossible. Par ailleurs, la mise en place des «plans de chasse», depuis les années 70, et la profonde révolution des moeurs qui l'a accompagnée pèsent d'un poids très lourd sur la situation actuelle. Appliquée aux sangliers, cette culture préservatrice a inscrit dans le marbre la protection des laies meneuses (femelles âgées dominantes qui dirigent les compagnies) et des laies suitées (femelles suivies de leurs marcassins). Les plans de chasse ont aussi incité les chasseurs à privilégier le tir des animaux jeunes et à épargner les femelles en âge de procréer. «Une gestion formidable, mais parfois à double tranchant, assure Antoine Berton. Si nous avons pu maintenir et faire croître de belles populations de sangliers dans plusieurs régions, la machine s'est emballée et un certain nombre de sociétés de chasse se sont retrouvées littéralement débordées.» Plus ou moins volontairement parfois.

 

Splendide, majestueux et combatif, le sanglier constitue le socle de la chasse du grand gibier en France. Et concentre à lui seul la majorité des dégâts…
Splendide, majestueux et combatif, le sanglier constitue le socle de la chasse du grand gibier en France. Et concentre à lui seul la majorité des dégâts…Crédits photo : DOMINIQUE GEST

 

Pour les chasseurs, qui payent les dégâts du sanglier, l'addition est salée

Un «productivisme cynégétique» souvent commercial et condamné comme tel par la FNC. «Nous devons reconnaître que des détenteurs de droits de chasse ont pu organiser par endroits une surpopulation, déplore Benoît Guibert. Confrontés à un prix très élevé de location des territoires et soucieux de conserver ou d'attirer de nouveaux actionnaires, ou tout simplement de faire du profit, certains n'ont pas hésité à effectuer des lâchers de sangliers, à pratiquer un agrainage démesuré et un plan de chasse largement sous-évalué. Ce mode de gestion est un mal contre lequel les fédérations doivent lutter, sans tenir compte des intérêts de certains groupes ou sociétés de chasse.»

Au bout du compte, pour les chasseurs, l'addition est salée. En 2011, ils ont ainsi dû acquitter la somme colossale de 50 millions d'euros, dont 38 millions versés directement aux agriculteurs, pour rembourser les dégâts dans les cultures imputables au grand gibier et plus particulièrement au sanglier. «Mais ce système de remboursement, décidé il y a plus de quarante ans, est-il toujours justifié et d'actualité? se demande Paul-Henry Hansen-Catta, directeur de la rédaction de Plaisirs de la chasse. En effet, de récentes dispositions réglementaires libéralisent la «destruction» des sangliers, en cas de surpopulation, sans faire appel aux chasseurs. Pourquoi donc les chasseurs devraient-ils continuer à payer?»

Par CANNELLE - Publié dans : LES SECRETS DE LA NATURE
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